Pensieri

Brevi approfondimenti, estratti di articoli, citazioni, idee, spunti o semplici annotazioni per riflettere insieme sulle tematiche più dibattute e attuali nel campo delle Medical Humanities.

A cura di Roberto Malacrida.

«Ti conoscevo poco, quasi per niente,
e neanche tu sapevi
chi io fossi. In autunno t’incontrai
per strada, camminavi come cammina
il perdono attraverso il cuore,
violentemente, da tutte le origini,
e chiaro. Portavi il segno d’amicizia,
eri la conciliazione. Ti vidi
qualche altra volta, sempre da lontano,
così come si vedono altri paesi
o il passato. Non so chi tu fossi
nel cuore della tua vita, di notte,
al mattino, quando si spezzano e piangono i fili.
Poi qualcuno mi disse che eri morta
in ospedale, soffrendo. Le clessidre
col tuo nome a lungo stettero sospese
sui muri dei palazzi e sui tronchi degli alberi
come francobolli su una busta spedita
a un indirizzo ignoto, troppo presto».
Adam Zagajewski, "La morte di una sconosciuta" in "Guarire dal silenzio", Mondadori, 2020.

«Ti conoscevo poco, quasi per niente,
e neanche tu sapevi
chi io fossi. In autunno t’incontrai
per strada, camminavi come cammina
il perdono attraverso il cuore,
violentemente, da tutte le origini,
e chiaro. Portavi il segno d’amicizia,
eri la conciliazione. Ti vidi
qualche altra volta, sempre da lontano,
così come si vedono altri paesi
o il passato. Non so chi tu fossi
nel cuore della tua vita, di notte,
al mattino, quando si spezzano e piangono i fili.
Poi qualcuno mi disse che eri morta
in ospedale, soffrendo. Le clessidre
col tuo nome a lungo stettero sospese
sui muri dei palazzi e sui tronchi degli alberi
come francobolli su una busta spedita
a un indirizzo ignoto, troppo presto».
Adam Zagajewski, "La morte di una sconosciuta" in "Guarire dal silenzio", Mondadori, 2020.

«Ti conoscevo poco, quasi per niente,
e neanche tu sapevi
chi io fossi. In autunno t’incontrai
per strada, camminavi come cammina
il perdono attraverso il cuore,
violentemente, da tutte le origini,
e chiaro. Portavi il segno d’amicizia,

Sommario NON visibile

«Diese eindimensionale Gleiche-Unfreiheit-für-alle-Strategie ist nicht nur ein politisches Problem, sondern müsste eigentlich auch die Gerichte interessieren. Denn der Staat kommt seiner verfassungsrechtlichen Schutzpflicht für die Schwächsten der Gesellschaft offensichtlich nicht hinreichend nach. Der Zusammenhang von unzureichendem Schutz und übermäßiger Repression ist evident: Je stärker die Politik Risikogruppen wirksamen Schutz vorenthält, desto voller sind Intensivstationen und Leichenhallen. Dies dient dann zur Rechtfertigung für noch schärfere Repression. Man muss die Frage rechtlich zuspitzen: Ist ein harter Lockdown nur deswegen notwendig, weil die Politik wirksame Schutzmaßnahmen an entscheidender Stelle unterlässt? Wäre er ansonsten nicht erforderlich, und ist er daher rechtswidrig? Dieser Kernfrage gehen die Gerichte bislang aus dem Weg. Die Justiz ist, man muss es leider so sagen, mittlerweile auf Linie einer auf Repression fokussierten Exekutive. Die eigentliche Bewährungsprobe steht dem Rechtsstaat aber möglicherweise erst bevor: Wie weit darf Politik (noch) gehen? Totale Ausgangssperren auch tagsüber, Stilllegung von Betrieben oder des ÖPNV? Wo sind die roten Linien? Es ist sehr gut möglich, dass die Verfassungs- und Verwaltungsgerichte diese Frage noch werden beantworten müssen – auch deshalb, weil sie bisher kaum Grenzen gezogen haben».
Josef Franz Lindner, Justiz auf Linie, Die Zeit, 28.01.2021.

«Diese eindimensionale Gleiche-Unfreiheit-für-alle-Strategie ist nicht nur ein politisches Problem, sondern müsste eigentlich auch die Gerichte interessieren. Denn der Staat kommt seiner verfassungsrechtlichen Schutzpflicht für die Schwächsten der Gesellschaft offensichtlich nicht hinreichend nach. Der Zusammenhang von unzureichendem Schutz und übermäßiger Repression ist evident: Je stärker die Politik Risikogruppen wirksamen Schutz vorenthält, desto voller sind Intensivstationen und Leichenhallen. Dies dient dann zur Rechtfertigung für noch schärfere Repression. Man muss die Frage rechtlich zuspitzen: Ist ein harter Lockdown nur deswegen notwendig, weil die Politik wirksame Schutzmaßnahmen an entscheidender Stelle unterlässt? Wäre er ansonsten nicht erforderlich, und ist er daher rechtswidrig? Dieser Kernfrage gehen die Gerichte bislang aus dem Weg. Die Justiz ist, man muss es leider so sagen, mittlerweile auf Linie einer auf Repression fokussierten Exekutive. Die eigentliche Bewährungsprobe steht dem Rechtsstaat aber möglicherweise erst bevor: Wie weit darf Politik (noch) gehen? Totale Ausgangssperren auch tagsüber, Stilllegung von Betrieben oder des ÖPNV? Wo sind die roten Linien? Es ist sehr gut möglich, dass die Verfassungs- und Verwaltungsgerichte diese Frage noch werden beantworten müssen – auch deshalb, weil sie bisher kaum Grenzen gezogen haben».
Josef Franz Lindner, Justiz auf Linie, Die Zeit, 28.01.2021.

«Diese eindimensionale Gleiche-Unfreiheit-für-alle-Strategie ist nicht nur ein politisches Problem, sondern müsste eigentlich auch die Gerichte interessieren.

Sommario NON visibile

«[...] we need to recognise both the centrality of equity in health to the sustainable development of Europe and that political institutions are one of the essential conditions that make health equity possible».
Johanna Anefeld, "Achieving health equity: democracy matters", The Lancet, 10.09.2019.

«[...] we need to recognise both the centrality of equity in health to the sustainable development of Europe and that political institutions are one of the essential conditions that make health equity possible».
Johanna Anefeld, "Achieving health equity: democracy matters", The Lancet, 10.09.2019.

«[...] we need to recognise both the centrality of equity in health to the sustainable development of Europe and that political institutions are one of the essential conditions that make health equity possible».

Sommario NON visibile

«Tel est le chemin éternel de l’humanisme: comment l’homme a cherché à se construire, à grandir, entrelacé avec ses comparses, pour grandir le tout, et non seulement lui-même, pour donner droit de cité à l’éthique, et ni plus ni moins aux hommes. Quand la civilisation n’est pas soin, elle n’est rien».
Cynthia Fleury

«Tel est le chemin éternel de l’humanisme: comment l’homme a cherché à se construire, à grandir, entrelacé avec ses comparses, pour grandir le tout, et non seulement lui-même, pour donner droit de cité à l’éthique, et ni plus ni moins aux hommes. Quand la civilisation n’est pas soin, elle n’est rien».
Cynthia Fleury

«Tel est le chemin éternel de l’humanisme: comment l’homme a cherché à se construire, à grandir, entrelacé avec ses comparses, pour grandir le tout, et non seulement lui-même, pour donner droit de cité à l’éthique, et ni plus ni moins aux hommes.

Sommario NON visibile

«"A force de rajeunir, on vieillit, et le processus de rajeunissement se déglingue, se détraque et, effectivement, si on vit de mort, on meurt de vie" ("Introduction à la pensée complexe", 1990). Edgar Morin aura 100 ans en juillet, il sourit, il pense, il écrit, il aime, c’est un grand vivant. Oui, mourir de vivre, c’est autrement mieux que de mourir de mort.
"Je suis tout ce que j’ai rencontré", dit-il souvent. Le hasard fait partie de la causalité, dans la science comme dans la vie. Rien là d’aberrant ni de contradictoire, c’est juste "complexe". Voilà le grand mot lâché. Tout est complexe: le simple fait partie du complexe, c’est même cela qui les rend, l’un comme l’autre, complexes.
Mais que veut dire "complexe" exactement? C’est simple: "tissé ensemble" – comme un fil de chaîne et un fil de trame, la métaphore même du politique depuis Platon. Car une tapisserie, c’est toujours plus et moins que la somme de ses parties. Chacun est plus et moins que lui-même, nous sommes plus et moins que tous ensemble. Tout est dans le et, qui fait qu’Edgar Morin se reconnaît plutôt dans Héraclite et dans Hegel que dans Descartes: Morin du "en même temps", jusque dans la rationalité de la science [...]».
Barbara Cassin, "Edgar Morin, par Barbara Cassin : «Sa vie est tissée d’impossibles possibilités»", L'OBS, 23.12.2020.

«"A force de rajeunir, on vieillit, et le processus de rajeunissement se déglingue, se détraque et, effectivement, si on vit de mort, on meurt de vie" ("Introduction à la pensée complexe", 1990). Edgar Morin aura 100 ans en juillet, il sourit, il pense, il écrit, il aime, c’est un grand vivant. Oui, mourir de vivre, c’est autrement mieux que de mourir de mort.
"Je suis tout ce que j’ai rencontré", dit-il souvent. Le hasard fait partie de la causalité, dans la science comme dans la vie. Rien là d’aberrant ni de contradictoire, c’est juste "complexe". Voilà le grand mot lâché. Tout est complexe: le simple fait partie du complexe, c’est même cela qui les rend, l’un comme l’autre, complexes.
Mais que veut dire "complexe" exactement? C’est simple: "tissé ensemble" – comme un fil de chaîne et un fil de trame, la métaphore même du politique depuis Platon. Car une tapisserie, c’est toujours plus et moins que la somme de ses parties. Chacun est plus et moins que lui-même, nous sommes plus et moins que tous ensemble. Tout est dans le et, qui fait qu’Edgar Morin se reconnaît plutôt dans Héraclite et dans Hegel que dans Descartes: Morin du "en même temps", jusque dans la rationalité de la science [...]».
Barbara Cassin, "Edgar Morin, par Barbara Cassin : «Sa vie est tissée d’impossibles possibilités»", L'OBS, 23.12.2020.

«"A force de rajeunir, on vieillit, et le processus de rajeunissement se déglingue, se détraque et, effectivement, si on vit de mort, on meurt de vie" ("Introduction à la pensée complexe", 1990).

Sommario NON visibile

«Many theories of physician burnout suggest that it stems from doctors no longer feeling connected with the health-care system and from a self-perceived loss of autonomy in the provision of care. The landscape of global health-care systems has shifted focus towards enhanced cost-effective performance that might have triggered its progressive dehumanisation. In a pressurised health system burdened with administration, changing financial incentives, outdated technology, altered professional expectations, and regulatory policies insufficiently aligned with professional values, the art of medicine itself might be corroded. By contrast, patient-centred health systems that reinstate physicians' sense of purpose and promote a higher degree of physician interconnectedness have the potential to rehumanise health care».
Physician burnout: the need to rehumanise health systems - Editoriale”, The Lancet, 02.11.2019.

«Many theories of physician burnout suggest that it stems from doctors no longer feeling connected with the health-care system and from a self-perceived loss of autonomy in the provision of care. The landscape of global health-care systems has shifted focus towards enhanced cost-effective performance that might have triggered its progressive dehumanisation. In a pressurised health system burdened with administration, changing financial incentives, outdated technology, altered professional expectations, and regulatory policies insufficiently aligned with professional values, the art of medicine itself might be corroded. By contrast, patient-centred health systems that reinstate physicians' sense of purpose and promote a higher degree of physician interconnectedness have the potential to rehumanise health care».
Physician burnout: the need to rehumanise health systems - Editoriale”, The Lancet, 02.11.2019.

«Many theories of physician burnout suggest that it stems from doctors no longer feeling connected with the health-care system and from a self-perceived loss of autonomy in the provision of care.

Sommario NON visibile

«La vita è vita ovunque, la vita è dentro di noi, non al di fuori. Intorno a me ci saranno altri uomini, ed essere un uomo tra gli uomii e rimanerlo per sempre, ecco in cosa consiste la vita, qual è il suo scopo».
Fëdor Dostoevskij, Robinson – La Repubblica, 07.11.2020.

«La vita è vita ovunque, la vita è dentro di noi, non al di fuori. Intorno a me ci saranno altri uomini, ed essere un uomo tra gli uomii e rimanerlo per sempre, ecco in cosa consiste la vita, qual è il suo scopo».
Fëdor Dostoevskij, Robinson – La Repubblica, 07.11.2020.

«La vita è vita ovunque, la vita è dentro di noi, non al di fuori. Intorno a me ci saranno altri uomini, ed essere un uomo tra gli uomii e rimanerlo per sempre, ecco in cosa consiste la vita, qual è il suo scopo».

Sommario NON visibile

«Questa mancanza di senso del Male, con il dolore che spiega se stesso e nient’altro, porta Dostoevskij a cercare il significato nell’uomo, in quella libertà che lo opprime perché lo costringe a prendere sulle sue spalle quella che l’Inquisitore chiama «la maledizione del discernimento tra il bene e il male». È Dmitrij Karamazov che svela il mistero, quando comprende che «il diavolo lotta con Dio e il campo di battaglia è il cuore dell’uomo». Ma allora nell’uomo si può cercare con la causa anche il rimedio. Così come la colpa va oltre la giustizia e dura nell’animo più della condanna, per Dostoevskij la pena può essere vissuta moralmente come castigo e la sofferenza può riscattarsi in redenzione, accettando il dolore che nasce dall’errore: soprattutto il dolore degli altri, secondo il precetto dello spirito russo, per cui dall’umiliazione e dal sacrificio viene la purificazione. L’uomo nella sua finitezza che tende all’infinito diventa così la vera unità di misura del Male che affligge il mondo, e l’unica sua spiegazione.
E si capisce Herman Hesse, il suo consiglio: “Dobbiamo leggere Dostoevskij quando stiamo male, quando abbiamo sofferto fino al limite della sopportazione e quando sentiamo la vita come un’unica, bruciante e ardente ferita. Allora non siamo più spettatori, bensì dei poveri fratelli in mezzo a tutti i poveri diavoli delle sue creazioni, e riusciamo a cogliere la sua musica, la sua consolazione, il significato mirabile del suo mondo spaventoso e spesso così infernale”».
Ezio Mauro, “Perché leggere Dostoevskij ora”, Robinson – La Repubblica, 07.11.2021.

«Questa mancanza di senso del Male, con il dolore che spiega se stesso e nient’altro, porta Dostoevskij a cercare il significato nell’uomo, in quella libertà che lo opprime perché lo costringe a prendere sulle sue spalle quella che l’Inquisitore chiama «la maledizione del discernimento tra il bene e il male». È Dmitrij Karamazov che svela il mistero, quando comprende che «il diavolo lotta con Dio e il campo di battaglia è il cuore dell’uomo». Ma allora nell’uomo si può cercare con la causa anche il rimedio. Così come la colpa va oltre la giustizia e dura nell’animo più della condanna, per Dostoevskij la pena può essere vissuta moralmente come castigo e la sofferenza può riscattarsi in redenzione, accettando il dolore che nasce dall’errore: soprattutto il dolore degli altri, secondo il precetto dello spirito russo, per cui dall’umiliazione e dal sacrificio viene la purificazione. L’uomo nella sua finitezza che tende all’infinito diventa così la vera unità di misura del Male che affligge il mondo, e l’unica sua spiegazione.
E si capisce Herman Hesse, il suo consiglio: “Dobbiamo leggere Dostoevskij quando stiamo male, quando abbiamo sofferto fino al limite della sopportazione e quando sentiamo la vita come un’unica, bruciante e ardente ferita. Allora non siamo più spettatori, bensì dei poveri fratelli in mezzo a tutti i poveri diavoli delle sue creazioni, e riusciamo a cogliere la sua musica, la sua consolazione, il significato mirabile del suo mondo spaventoso e spesso così infernale”».
Ezio Mauro, “Perché leggere Dostoevskij ora”, Robinson – La Repubblica, 07.11.2021.

«Questa mancanza di senso del Male, con il dolore che spiega se stesso e nient’altro, porta Dostoevskij a cercare il significato nell’uomo, in quella libertà che lo opprime perché lo costringe a prendere sulle sue spalle quella che l’Inquisitore chiama «la maledizion

Sommario NON visibile

«La necessità di trattare la blasfemia come un'offesa e battersi, perché non comprometta la convivenza pacifica, deve, in una democrazia matura, affidarsi solo agli strumenti della ragione e dell'intelligenza, della critica e della persuasione. E non alle armi della repressione amministrativa e penale. È proprio qui che corre il discrimine fra un sistema liberal​democratico e un regime totalitario e uno Stato teocratico. Dunque, è giusto richiamare al senso di responsabilità. Imporsi dei limiti non deve essere l'esito di una minaccia subita o temuta, bensì di una scelta consapevole. Ma l'insidia del fanatismo e del terrorismo produce un conflitto asimmetrico, privo di regole e di qualunque misura di proporzione, dove la moderazione, l'equilibrio e la prudenza sono difficili da manovrare. Per questo considero la lezione di Samuel Paty ai suoi studenti, così scrupolosamente professionale e repubblicana, un laico atto di fede nella forza della democrazia».
Luigi Manconi, “Attentati in Francia, il diritto alla blasfemia”, La Repubblica, 07.11.2020.

«La necessità di trattare la blasfemia come un'offesa e battersi, perché non comprometta la convivenza pacifica, deve, in una democrazia matura, affidarsi solo agli strumenti della ragione e dell'intelligenza, della critica e della persuasione. E non alle armi della repressione amministrativa e penale. È proprio qui che corre il discrimine fra un sistema liberal​democratico e un regime totalitario e uno Stato teocratico. Dunque, è giusto richiamare al senso di responsabilità. Imporsi dei limiti non deve essere l'esito di una minaccia subita o temuta, bensì di una scelta consapevole. Ma l'insidia del fanatismo e del terrorismo produce un conflitto asimmetrico, privo di regole e di qualunque misura di proporzione, dove la moderazione, l'equilibrio e la prudenza sono difficili da manovrare. Per questo considero la lezione di Samuel Paty ai suoi studenti, così scrupolosamente professionale e repubblicana, un laico atto di fede nella forza della democrazia».
Luigi Manconi, “Attentati in Francia, il diritto alla blasfemia”, La Repubblica, 07.11.2020.

«La necessità di trattare la blasfemia come un'offesa e battersi, perché non comprometta la convivenza pacifica, deve, in una democrazia matura, affidarsi solo agli strumenti della ragione e dell'intelligenza, della critica e della persuasione.

Sommario NON visibile

«Ohne das Gesundheitspersonal aus Deutschland, Frankreich und Italien wäre das Schweizer Gesundheitswesen längst am Anschlag. 36 Prozent der hiesigen Pflegerinnen und Pfleger kommen aus dem Ausland. Mit 70 Prozent ist der Kanton Genf so stark von den Fremden abhängig wie kein anderer Kanton. Aber auch im Jura, in Neuenburg und der Waadt stammen mehr als die Hälfte der Pflegefachleute aus dem Ausland. Yvonne Ribi, die Geschäftsführerin des SBK, sagt: "Es ist ethisch höchst fragwürdig, dass die Schweiz seit vielen Jahren die Fachkräfte abwirbt, die in unseren Nachbarländern auf Kosten des Staates ausgebildet wurden." Während die Schweiz ihr Personal am häufigsten in Deutschland rekrutiere, suche Deutschland unter anderem in Polen und Tschechien. "In Tschechien fehlen dann die Leute." Heute fehlen sie dort mehr denn je. Tschechien zählt europaweit zu den Ländern mit den höchsten Corona-Fallzahlen. Die Versorgung ist derart prekär, dass die Ärztekammer die eigenen Landsleute, die zu Tausenden in ausländischen Spitälern arbeiten, aufgerufen hat, vorübergehend nach Hause zurückzukehren.
Die SBK-Geschäftsführerin Yvonne Ribi ist überzeugt, dass die Schweiz einen viel größeren Teil des Gesundheitspersonals selber ausbilden müsste – und auch könnte. "Doch es hilft nichts, einfach Leute in die Pflege zu spülen. Man muss auch schauen, dass sie bleiben. Heute verlassen 46 Prozent der Ausgebildeten die Branche, bevor sie pensioniert werden." In einer Aktionswoche hat der SBK gemeinsam mit den Gewerkschaften auf die angespannte Personalsituation in den Schweizer Spitälern aufmerksam gemacht – und Verbesserungen gefordert».
Barbara Achermann e Sarah Häggi, “Um welches Leben wird gekämpft?”, Die Zeit, 05.11.2020.

«Ohne das Gesundheitspersonal aus Deutschland, Frankreich und Italien wäre das Schweizer Gesundheitswesen längst am Anschlag. 36 Prozent der hiesigen Pflegerinnen und Pfleger kommen aus dem Ausland. Mit 70 Prozent ist der Kanton Genf so stark von den Fremden abhängig wie kein anderer Kanton. Aber auch im Jura, in Neuenburg und der Waadt stammen mehr als die Hälfte der Pflegefachleute aus dem Ausland. Yvonne Ribi, die Geschäftsführerin des SBK, sagt: "Es ist ethisch höchst fragwürdig, dass die Schweiz seit vielen Jahren die Fachkräfte abwirbt, die in unseren Nachbarländern auf Kosten des Staates ausgebildet wurden." Während die Schweiz ihr Personal am häufigsten in Deutschland rekrutiere, suche Deutschland unter anderem in Polen und Tschechien. "In Tschechien fehlen dann die Leute." Heute fehlen sie dort mehr denn je. Tschechien zählt europaweit zu den Ländern mit den höchsten Corona-Fallzahlen. Die Versorgung ist derart prekär, dass die Ärztekammer die eigenen Landsleute, die zu Tausenden in ausländischen Spitälern arbeiten, aufgerufen hat, vorübergehend nach Hause zurückzukehren.
Die SBK-Geschäftsführerin Yvonne Ribi ist überzeugt, dass die Schweiz einen viel größeren Teil des Gesundheitspersonals selber ausbilden müsste – und auch könnte. "Doch es hilft nichts, einfach Leute in die Pflege zu spülen. Man muss auch schauen, dass sie bleiben. Heute verlassen 46 Prozent der Ausgebildeten die Branche, bevor sie pensioniert werden." In einer Aktionswoche hat der SBK gemeinsam mit den Gewerkschaften auf die angespannte Personalsituation in den Schweizer Spitälern aufmerksam gemacht – und Verbesserungen gefordert».
Barbara Achermann e Sarah Häggi, “Um welches Leben wird gekämpft?”, Die Zeit, 05.11.2020.

«Ohne das Gesundheitspersonal aus Deutschland, Frankreich und Italien wäre das Schweizer Gesundheitswesen längst am Anschlag. 36 Prozent der hiesigen Pflegerinnen und Pfleger kommen aus dem Ausland.

Sommario NON visibile

«Non sono la bellezza, la forza e la mente che amo in una persona, bensì l'intelligenza del legame che ella ha saputo stringere con la vita».
Christian Bobin

«Non sono la bellezza, la forza e la mente che amo in una persona, bensì l'intelligenza del legame che ella ha saputo stringere con la vita».
Christian Bobin

«Non sono la bellezza, la forza e la mente che amo in una persona, bensì l'intelligenza del legame che ella ha saputo stringere con la vita».
Christian Bobin

Sommario NON visibile

«Le Portugal est devenu, vendredi 29 janvier, le quatrième pays d’Europe à légaliser l’euthanasie, après les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Sans surprise, le texte de loi sur la « mort médicalement assistée », condensé de cinq propositions de loi d’euthanasie préalablement approuvées en février 2020, a été voté par une large majorité, 136 voix pour, 78 contre, et 4 abstentions.[...] La nouvelle loi réserve l’euthanasie aux résidents du Portugal âgés de plus de 18 ans qui en font la demande, à condition qu’ils soient dépourvus de maladies mentales, et qu’ils se trouvent dans une « situation de souffrance extrême », avec des « lésions d’extrême gravité » ou une « maladie incurable ». La décision doit en outre être validée par un comité formé d’au moins deux médecins et d’un psychiatre, s’il existe « des doutes sur la capacité de la personne à demander l’anticipation de la mort concernant sa volonté sérieuse, libre et éclairée ». Elle doit enfin être approuvée une dernière fois par un médecin, en présence de témoins, au moment de l’acte. L’euthanasie et le suicide assisté pourront être pratiqués dans des hôpitaux publics mais aussi des cliniques privées».
Sandrine Morel, "Au Portugal, le Parlement légalise l’euthanasie", Le Monde, 29.01.2021.

«Le Portugal est devenu, vendredi 29 janvier, le quatrième pays d’Europe à légaliser l’euthanasie, après les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique. Sans surprise, le texte de loi sur la « mort médicalement assistée », condensé de cinq propositions de loi d’euthanasie préalablement approuvées en février 2020, a été voté par une large majorité, 136 voix pour, 78 contre, et 4 abstentions.[...] La nouvelle loi réserve l’euthanasie aux résidents du Portugal âgés de plus de 18 ans qui en font la demande, à condition qu’ils soient dépourvus de maladies mentales, et qu’ils se trouvent dans une « situation de souffrance extrême », avec des « lésions d’extrême gravité » ou une « maladie incurable ». La décision doit en outre être validée par un comité formé d’au moins deux médecins et d’un psychiatre, s’il existe « des doutes sur la capacité de la personne à demander l’anticipation de la mort concernant sa volonté sérieuse, libre et éclairée ». Elle doit enfin être approuvée une dernière fois par un médecin, en présence de témoins, au moment de l’acte. L’euthanasie et le suicide assisté pourront être pratiqués dans des hôpitaux publics mais aussi des cliniques privées».
Sandrine Morel, "Au Portugal, le Parlement légalise l’euthanasie", Le Monde, 29.01.2021.

«Le Portugal est devenu, vendredi 29 janvier, le quatrième pays d’Europe à légaliser l’euthanasie, après les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique.

Sommario NON visibile

Il paterno, un 'cannocchiale antropologico'. Per una breve riflessione attorno al libro di Roberto Laffranchini 'Si può essere un buon padre?'

“E’ proprio del filosofo essere pieno di meraviglia: e il filosofare non ha altro cominciamento che l’essere pieno di meraviglia”.

(Platone, “Teeteto”)

“ …..cadde la pioggia , strariparono i fiumi, soffiarono i venti, ma non cadde perché  era fondata sulla roccia …”.
( Mt 7, 24-29).

Ma che cosa è questa "roccia” di cui abbiamo più che mai bisogno, ma che sentiamo fragile? Quale approdo è ancora  concesso a noi naviganti o meglio ancora surfisti di terre liquide e in-quiete, in cui facile è smarrirsi al canto delle tante vocianti sirene della  quotidianità? Il libro-arcipelago di Roberto Laffranchini "Si può essere un buon padre?" svela le condizioni di questo approdo, incontrando nel suo veleggiare le isole della Scuola, della Famiglia e della Società. Un libro che parla così molte lingue, quella dell'educatore, quella dell'insegnante e fondamentalmente quella di padre, per evocare il cuore vero dell'educare  e con esso quella del destino del padre e del paterno. La lettura di queste sue affascinanti pagine attraversa così, dalle aule scolastiche all'intimità della famiglia, il senso stesso dell'educare, come testimonianza, trasmissione , traduzione, tradizione e soprattutto ascolto di una duplice chiamata, che viene da dentro di Sé  e da fuori di Sé, da parte di chi si fa prossimo. Una chiamata che è  vo-cazione, “roccia” su cui  fondare il gesto educativo, che è avventura, rischio, ma anche bellezza. Un gesto che è parola, sguardo, presenza dialogante con il mistero e con l'invisibile.

E infatti…“non è la conoscenza, che illumina il mistero, scrive Pavel Evdokimov, è il mistero che illumina la conoscenza". Una conoscenza, ci suggerisce  l'autore di questo libro pro-vocatorio, capace di stimolare pensieri, di incidere con il “coltello” della critica tutti i “paramenti” del neo-conformismo scolastico.
Una luce capace di sfuggire dalla banale neutralità, che spesso contamina gli spazi della Scuola, fatta di esperti, di agrimensori delle note, di pedagogismi del fare al tramonto delle domande fondamentali,  che non viene oramai più posta e ascoltata, di “telepedagogisti”, di chi scambia l'educare con l'informare, di “funzionari”  delle  slides e della “dittatura delle competenze”, che è materiale freddo e spesso congelato nelle tecniche del problem solving, funzionale, utile, strumentale e soprattutto veloce  e scambiabile.  Su questi temi , che sono scolastici ma non solo, il lavoro di scrittura di Roberto Laffranchini prende posizione con coraggio.  

Per decenni  ci si è occupati di Metodo (Metodo e non contenuti  dietro a cui si cela il dominio dell'episteme cognitivista), con i suoi docenti facilitatori e mediatori, nell'illusione troppo ideologica di un Sapere già presente nell'allievo, lasciando all'insegnante non più il compito generativo ma solo quello «ostetrico», nel farlo venire alla luce e organizzarlo perlopiù in schemi verificabili e misurabili (simmetrica a questa ideologia pedagogica, ma anche antropologica, é la stessa costruzione della lezione!) . Ma anche se il Sapere fosse già presente nel giovane, perché non chiederci quale Sapere, costruito da che cosa e costantemente nutrito da chi? Una questione che diviene immediatamente politica e psico-antropologica.

E infine una luce capace di creare le condizioni e il climax affettivo e accogliente, perché la Scuola, ma anche la Famiglia, diventi, nel percorso educativo, tra soggettivazione a socializzazione, il luogo antico e modernissimo della meraviglia e dello stupore, dell'immaginazione creativa, ma anche il luogo in cui vivere in comunione le Possibilità della felicità e della gentilezza e divenire così, come scrive il poeta Keats, una "valle del fare anima". Che bello sarebbe una Scuola e una Famiglia (e forse una Comunità) in grado di costruirsi e offrirsi come una “valle del fare anima”.

E ancora… educare, suggerisce Laffranchini nel suo “portolano”, non vuol dire solo insegnare, ma essere capaci di passione. "Gli antichi greci non scrivevano necrologi. Si ponevano una sola domanda alla morte di un uomo… Era capace di passione?" (da Serendipity). Mutatis mutandis e pensando al nascere ad una professione come quella di docente, ci si potrebbe porre la stessa domanda… è capace quel docente di essere testimone delle tre necessarie passioni, quella per l'Altro, per la Disciplina, che è chiamato a trasmettere e anche per Sé. Pensieri che vivono in questo libro nell'orizzonte del paterno, una sorta di “cannocchiale antropologico“ per porre  una domanda che deve essere salvata: che cosa è veramente un padre? Che cosa rimane e quale esito ha avuto quella "società senza padre", ipotizzata più di cinquanta anni fa soprattutto da Alexander Mitscherlich, costituita da una organizzazione sociale in cui prevale la categoria della "massa" orizzontale, che cancella e rende inutile la figura paterna, dominata, non più dalla rivalità edipica, ma dal mito di un universo di vita soffice, continuo, sensoriale, in cui la "corporeità" vuole divenire luogo della liberazione e in cui la colpa diviene a sua volta solo "umiliazione"?  Che cosa rimane  dunque di un padre?  La parola "padre" è sempre iscritta nell'ordine del discorso che la vuole definire. Qui sta la necessità di dare alla paternità del paterno nuove metafore, nuovi possibili racconti, nuove narrazioni per potersi nuovamente rappresentare e vivere concretamente anche nel reale del mondo. Da tempo sappiamo che l'essere padre è compito difficile, controcorrente tra spinte alla femminizzazione e alla maternalizzazione dei maschi e la perdita della loro necessità economico-sociale e biologica. A sfondo di questo processo di mutazione psico-antropologica vi é anche la mercificazione economicistica dei processi educativi e delle loro istituzioni.  

Mi viene alla mente Paul Morand nel suo libro «Al mare» (1999), quando scrive amaramente «i gitanti della domenica che lasciano pezzi di carta unti lì dove i poeti cercano simboli». Come trasformare a Scuola allora i nostri allievi e i nostri figli  da «gitanti della domenica»  in «poeti alla ricerca di simboli»?

Vorrei ricordare qui, quale ultima pro-vocazione, -chiudendo questa breve riflessione attorno al libro di Roberto Laffranchini-, il significato “re-ligioso” dell`educare e la sua dimensione essenzialmente generativa, che fa dell'esperienza e della testimonianza condivisa non solo un infinito provare, ma un cercare insieme un Senso, che è insieme direzione, significato e sensazione, come scrive François Cheng, a ciò che si sta facendo e vivendo.

In questo la Scuola é il luogo in cui potrebbe ancora essere possibile la costruzione di una vero e proprio Bildungsroman, reso possibile proprio dal transfert educativo, dalla forza  euristica della passione, dalla testimonianza, dalla credenza e infine dalla fiducia nella parola di un possibile, ma non introvabile,  Maestro, in un rapporto dia-logico (che é un aprirsi un varco nel Logos) oscillante tra dipendenza e autorealizzazione.

Il libro di Laffranchini svela il nucleo fondamentale della parola educare e lo lega al tema del paterno e del suo manifestarsi nella vita. Un nucleo che vorrei qui declinare, tra altri possibili, su alcuni assi di riferimento, dal  tema della memoria e della tessitura storica del mondo, a quello della  ricomposizione di un continuum temporo-spaziale, dell'attenzione al chez-soi, al territorio e alle  sue  mappe, al  rapporto tra innovazione e tradizione, al rapporto tra armonia e conflitto, e in fine al tema della felicità da costruire , da ritrovare, da custodire… temi trasversali alla costruzione di un processo educativo, che vada al di là delle discipline e del disciplinare, alla ricerca dell'essenziale .  

Graziano Martignoni, 28.12.2020.

Il paterno, un 'cannocchiale antropologico'. Per una breve riflessione attorno al libro di Roberto Laffranchini 'Si può essere un buon padre?'

“E’ proprio del filosofo essere pieno di meraviglia: e il filosofare non ha altro cominciamento che l’essere pieno di meraviglia”.

(Platone, “Teeteto”)

“ …..cadde la pioggia , strariparono i fiumi, soffiarono i venti, ma non cadde perché  era fondata sulla roccia …”.
( Mt 7, 24-29).

Ma che cosa è questa "roccia” di cui abbiamo più che mai bisogno, ma che sentiamo fragile? Quale approdo è ancora  concesso a noi naviganti o meglio ancora surfisti di terre liquide e in-quiete, in cui facile è smarrirsi al canto delle tante vocianti sirene della  quotidianità? Il libro-arcipelago di Roberto Laffranchini "Si può essere un buon padre?" svela le condizioni di questo approdo, incontrando nel suo veleggiare le isole della Scuola, della Famiglia e della Società. Un libro che parla così molte lingue, quella dell'educatore, quella dell'insegnante e fondamentalmente quella di padre, per evocare il cuore vero dell'educare  e con esso quella del destino del padre e del paterno. La lettura di queste sue affascinanti pagine attraversa così, dalle aule scolastiche all'intimità della famiglia, il senso stesso dell'educare, come testimonianza, trasmissione , traduzione, tradizione e soprattutto ascolto di una duplice chiamata, che viene da dentro di Sé  e da fuori di Sé, da parte di chi si fa prossimo. Una chiamata che è  vo-cazione, “roccia” su cui  fondare il gesto educativo, che è avventura, rischio, ma anche bellezza. Un gesto che è parola, sguardo, presenza dialogante con il mistero e con l'invisibile.

E infatti…“non è la conoscenza, che illumina il mistero, scrive Pavel Evdokimov, è il mistero che illumina la conoscenza". Una conoscenza, ci suggerisce  l'autore di questo libro pro-vocatorio, capace di stimolare pensieri, di incidere con il “coltello” della critica tutti i “paramenti” del neo-conformismo scolastico.
Una luce capace di sfuggire dalla banale neutralità, che spesso contamina gli spazi della Scuola, fatta di esperti, di agrimensori delle note, di pedagogismi del fare al tramonto delle domande fondamentali,  che non viene oramai più posta e ascoltata, di “telepedagogisti”, di chi scambia l'educare con l'informare, di “funzionari”  delle  slides e della “dittatura delle competenze”, che è materiale freddo e spesso congelato nelle tecniche del problem solving, funzionale, utile, strumentale e soprattutto veloce  e scambiabile.  Su questi temi , che sono scolastici ma non solo, il lavoro di scrittura di Roberto Laffranchini prende posizione con coraggio.  

Per decenni  ci si è occupati di Metodo (Metodo e non contenuti  dietro a cui si cela il dominio dell'episteme cognitivista), con i suoi docenti facilitatori e mediatori, nell'illusione troppo ideologica di un Sapere già presente nell'allievo, lasciando all'insegnante non più il compito generativo ma solo quello «ostetrico», nel farlo venire alla luce e organizzarlo perlopiù in schemi verificabili e misurabili (simmetrica a questa ideologia pedagogica, ma anche antropologica, é la stessa costruzione della lezione!) . Ma anche se il Sapere fosse già presente nel giovane, perché non chiederci quale Sapere, costruito da che cosa e costantemente nutrito da chi? Una questione che diviene immediatamente politica e psico-antropologica.

E infine una luce capace di creare le condizioni e il climax affettivo e accogliente, perché la Scuola, ma anche la Famiglia, diventi, nel percorso educativo, tra soggettivazione a socializzazione, il luogo antico e modernissimo della meraviglia e dello stupore, dell'immaginazione creativa, ma anche il luogo in cui vivere in comunione le Possibilità della felicità e della gentilezza e divenire così, come scrive il poeta Keats, una "valle del fare anima". Che bello sarebbe una Scuola e una Famiglia (e forse una Comunità) in grado di costruirsi e offrirsi come una “valle del fare anima”.

E ancora… educare, suggerisce Laffranchini nel suo “portolano”, non vuol dire solo insegnare, ma essere capaci di passione. "Gli antichi greci non scrivevano necrologi. Si ponevano una sola domanda alla morte di un uomo… Era capace di passione?" (da Serendipity). Mutatis mutandis e pensando al nascere ad una professione come quella di docente, ci si potrebbe porre la stessa domanda… è capace quel docente di essere testimone delle tre necessarie passioni, quella per l'Altro, per la Disciplina, che è chiamato a trasmettere e anche per Sé. Pensieri che vivono in questo libro nell'orizzonte del paterno, una sorta di “cannocchiale antropologico“ per porre  una domanda che deve essere salvata: che cosa è veramente un padre? Che cosa rimane e quale esito ha avuto quella "società senza padre", ipotizzata più di cinquanta anni fa soprattutto da Alexander Mitscherlich, costituita da una organizzazione sociale in cui prevale la categoria della "massa" orizzontale, che cancella e rende inutile la figura paterna, dominata, non più dalla rivalità edipica, ma dal mito di un universo di vita soffice, continuo, sensoriale, in cui la "corporeità" vuole divenire luogo della liberazione e in cui la colpa diviene a sua volta solo "umiliazione"?  Che cosa rimane  dunque di un padre?  La parola "padre" è sempre iscritta nell'ordine del discorso che la vuole definire. Qui sta la necessità di dare alla paternità del paterno nuove metafore, nuovi possibili racconti, nuove narrazioni per potersi nuovamente rappresentare e vivere concretamente anche nel reale del mondo. Da tempo sappiamo che l'essere padre è compito difficile, controcorrente tra spinte alla femminizzazione e alla maternalizzazione dei maschi e la perdita della loro necessità economico-sociale e biologica. A sfondo di questo processo di mutazione psico-antropologica vi é anche la mercificazione economicistica dei processi educativi e delle loro istituzioni.  

Mi viene alla mente Paul Morand nel suo libro «Al mare» (1999), quando scrive amaramente «i gitanti della domenica che lasciano pezzi di carta unti lì dove i poeti cercano simboli». Come trasformare a Scuola allora i nostri allievi e i nostri figli  da «gitanti della domenica»  in «poeti alla ricerca di simboli»?

Vorrei ricordare qui, quale ultima pro-vocazione, -chiudendo questa breve riflessione attorno al libro di Roberto Laffranchini-, il significato “re-ligioso” dell`educare e la sua dimensione essenzialmente generativa, che fa dell'esperienza e della testimonianza condivisa non solo un infinito provare, ma un cercare insieme un Senso, che è insieme direzione, significato e sensazione, come scrive François Cheng, a ciò che si sta facendo e vivendo.

In questo la Scuola é il luogo in cui potrebbe ancora essere possibile la costruzione di una vero e proprio Bildungsroman, reso possibile proprio dal transfert educativo, dalla forza  euristica della passione, dalla testimonianza, dalla credenza e infine dalla fiducia nella parola di un possibile, ma non introvabile,  Maestro, in un rapporto dia-logico (che é un aprirsi un varco nel Logos) oscillante tra dipendenza e autorealizzazione.

Il libro di Laffranchini svela il nucleo fondamentale della parola educare e lo lega al tema del paterno e del suo manifestarsi nella vita. Un nucleo che vorrei qui declinare, tra altri possibili, su alcuni assi di riferimento, dal  tema della memoria e della tessitura storica del mondo, a quello della  ricomposizione di un continuum temporo-spaziale, dell'attenzione al chez-soi, al territorio e alle  sue  mappe, al  rapporto tra innovazione e tradizione, al rapporto tra armonia e conflitto, e in fine al tema della felicità da costruire , da ritrovare, da custodire… temi trasversali alla costruzione di un processo educativo, che vada al di là delle discipline e del disciplinare, alla ricerca dell'essenziale .  

Graziano Martignoni, 28.12.2020.

Il paterno, un 'cannocchiale antropologico'. Per una breve riflessione attorno al libro di Roberto Laffranchini 'Si può essere un buon padre?'

Sommario visibile

«Tra le sue lezioni americane, Calvino propose questa breve storia. "Tra le molte virtù di Chuang-Tzu c’era l’abilità nel disegno. Il re gli chiese il disegno di un granchio. Chuang-Tzu disse che aveva bisogno di cinque anni di tempo e d’una villa con dodici servitori. Dopo dieci anni il disegno non era ancora cominciato".  "Ho bisogno di altri cinque anni disse Chuang-Tzu. Il re glieli accordò. Allo scadere dei dieci anni, Chuang-Tzu prese il pennello e in un istante, con un solo gesto, disegnò un granchio, il più perfetto granchio che si fosse mai visto"».
Gabriele Di Fronzo, "Ogni scrittore sconfigge la pagina bianca a modo suo", Domani, 17.02.2021.

«Tra le sue lezioni americane, Calvino propose questa breve storia. "Tra le molte virtù di Chuang-Tzu c’era l’abilità nel disegno. Il re gli chiese il disegno di un granchio. Chuang-Tzu disse che aveva bisogno di cinque anni di tempo e d’una villa con dodici servitori. Dopo dieci anni il disegno non era ancora cominciato".  "Ho bisogno di altri cinque anni disse Chuang-Tzu. Il re glieli accordò. Allo scadere dei dieci anni, Chuang-Tzu prese il pennello e in un istante, con un solo gesto, disegnò un granchio, il più perfetto granchio che si fosse mai visto"».
Gabriele Di Fronzo, "Ogni scrittore sconfigge la pagina bianca a modo suo", Domani, 17.02.2021.

«Tra le sue lezioni americane, Calvino propose questa breve storia. "Tra le molte virtù di Chuang-Tzu c’era l’abilità nel disegno. Il re gli chiese il disegno di un granchio.

Sommario NON visibile

«Quand j'étais à l'hôpital, en 2015, j'attendais chaque jour de ma chirurgienne deux discours souvent contradictoires. D'une part, je voulais qu'elle m'informe. D'autre part, je voulais qu'elle me rassure. Tel est l'état du patient: aussi désireux soit-il de savoir ce qu'il en est réellement (et ce n'est pas toujours le cas, parfois il ne veut pas savoir), il ne peut s'empêcher de vouloir des bonnes nouvelles; et il est agacé, déprimé, plaintif, lorsque celles-ci n'arrivent pas. Ces deux fonctions - informer, rassurer - dansent un tango étrange, difficile. La première fonction est scientifique; la seconde, psychologique. Un médecin compétant et scrupuleux s'interdit de dire à son patient des choses fausses, ou dont il n'est pas certain. Il lui doit la vérité, aussi insatisfaisante et ambiguë soit-elle. Mais il doit aussi le motiver, lui remonter le moral, dans la mesure où la force mentale est necessaire à la lutte, à la guérison, à la cicatrisation. Un médecin, et plus encore un chirurgien, a souvent du mal à faire les deux. Ce n'est pas un homme politique».
Philippe Lançon, "Grand corps malade", Charlie Hebdo, 03.02.2021.

«Quand j'étais à l'hôpital, en 2015, j'attendais chaque jour de ma chirurgienne deux discours souvent contradictoires. D'une part, je voulais qu'elle m'informe. D'autre part, je voulais qu'elle me rassure. Tel est l'état du patient: aussi désireux soit-il de savoir ce qu'il en est réellement (et ce n'est pas toujours le cas, parfois il ne veut pas savoir), il ne peut s'empêcher de vouloir des bonnes nouvelles; et il est agacé, déprimé, plaintif, lorsque celles-ci n'arrivent pas. Ces deux fonctions - informer, rassurer - dansent un tango étrange, difficile. La première fonction est scientifique; la seconde, psychologique. Un médecin compétant et scrupuleux s'interdit de dire à son patient des choses fausses, ou dont il n'est pas certain. Il lui doit la vérité, aussi insatisfaisante et ambiguë soit-elle. Mais il doit aussi le motiver, lui remonter le moral, dans la mesure où la force mentale est necessaire à la lutte, à la guérison, à la cicatrisation. Un médecin, et plus encore un chirurgien, a souvent du mal à faire les deux. Ce n'est pas un homme politique».
Philippe Lançon, "Grand corps malade", Charlie Hebdo, 03.02.2021.

«Quand j'étais à l'hôpital, en 2015, j'attendais chaque jour de ma chirurgienne deux discours souvent contradictoires. D'une part, je voulais qu'elle m'informe.

Sommario NON visibile

«[...] Le docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent, pour témoigner en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir de l'injustice et de la violence qui leur avaient été faites, et pour dire simplement ce qu'on apprend au milieu des fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses, à admirer que de choses à mépriser. Mais il savait cependant que cette chronique ne pouvait pas être celle de la victoire définitive. Elle ne pouvait être que le témoignage de ce qu'il avait fallu accomplir et que, sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur et son arme inlassable, malgré leurs déchirements personnels, tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et refusant d'admettre les fléaux, s'efforcent cependant d'être des médecins. Écoutant, en effet, les cris d'allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse». 
Albert Camus, "La peste", 1947.

«[...] Le docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent, pour témoigner en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir de l'injustice et de la violence qui leur avaient été faites, et pour dire simplement ce qu'on apprend au milieu des fléaux, qu'il y a dans les hommes plus de choses, à admirer que de choses à mépriser. Mais il savait cependant que cette chronique ne pouvait pas être celle de la victoire définitive. Elle ne pouvait être que le témoignage de ce qu'il avait fallu accomplir et que, sans doute, devraient accomplir encore, contre la terreur et son arme inlassable, malgré leurs déchirements personnels, tous les hommes qui, ne pouvant être des saints et refusant d'admettre les fléaux, s'efforcent cependant d'être des médecins. Écoutant, en effet, les cris d'allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse». 
Albert Camus, "La peste", 1947.

«[...] Le docteur Rieux décida alors de rédiger le récit qui s'achève ici, pour ne pas être de ceux qui se taisent, pour témoigner en faveur de ces pestiférés, pour laisser du moins un souvenir de l'injustice et de la violence qui leur avaient été faites, et pour dire simplement ce

Sommario NON visibile

«Selon l’avis majoritaire, l’utopie, à notre époque, émerge de la technologie. Laquelle, de plus en plus, s’installe au cœur de nos vies, s’hybride à nous, résout des problèmes, nous aide à communiquer. Nous attendons d’elle qu’elle transforme la médecine, repousse indéfiniment la mort, nous améliore. Et avant cela, nous tire, chacun et tous ensemble, des mauvaises passes où nous fourre notre vie d’organismes biologiques comme les autres. Mais de plus en plus apparaît une déception. Aucune solution n’est définitive. Il n’existe pas de puissance illimitée. Mais probablement le problème est-il plus profond encore».
Bertrant Kiefer, "Ce n’est qu’une blague", Revue Médicale Suisse, vol. 17, n. 725, 2021.

«Selon l’avis majoritaire, l’utopie, à notre époque, émerge de la technologie. Laquelle, de plus en plus, s’installe au cœur de nos vies, s’hybride à nous, résout des problèmes, nous aide à communiquer. Nous attendons d’elle qu’elle transforme la médecine, repousse indéfiniment la mort, nous améliore. Et avant cela, nous tire, chacun et tous ensemble, des mauvaises passes où nous fourre notre vie d’organismes biologiques comme les autres. Mais de plus en plus apparaît une déception. Aucune solution n’est définitive. Il n’existe pas de puissance illimitée. Mais probablement le problème est-il plus profond encore».
Bertrant Kiefer, "Ce n’est qu’une blague", Revue Médicale Suisse, vol. 17, n. 725, 2021.

«Selon l’avis majoritaire, l’utopie, à notre époque, émerge de la technologie. Laquelle, de plus en plus, s’installe au cœur de nos vies, s’hybride à nous, résout des problèmes, nous aide à communiquer.

Sommario NON visibile

«L'épreuve du confinement, qui est à la fois une expérience planétaire et la révélation de nombreuses injustices, nous oblige à prendre la mesure de la crise écologique et de ce que signifie "vivre sur la Terre" aujourd'hui».
Bruno Latour, Le Monde, 13.02.2021.

«L'épreuve du confinement, qui est à la fois une expérience planétaire et la révélation de nombreuses injustices, nous oblige à prendre la mesure de la crise écologique et de ce que signifie "vivre sur la Terre" aujourd'hui».
Bruno Latour, Le Monde, 13.02.2021.

«L'épreuve du confinement, qui est à la fois une expérience planétaire et la révélation de nombreuses injustices, nous oblige à prendre la mesure de la crise écologique et de ce que signifie "vivre sur la Terre" aujourd'hui».

Sommario NON visibile

«Fortunately, there has been some progress on prison health reform. COVID-19 has encouraged some countries to look at overcrowding and to pay more attention to prisoners with high-risk comorbidities, such as diabetes, obesity, and cardiovascular disease. The pandemic has also encouraged discussion on vaccination in prisons, which all otherwise eligible prisoners should receive. In Europe, England and Finland have transferred the governance of prison health from the justice ministry to the health ministry. In the USA, President Joe Biden has abolished federal contracts with privately operated, for profit, criminal detention facilities. Humane and evidence-based prison health systems with community links will improve public health within and outside prison walls, both for COVID-19 and other health issues. Such an approach is key to the pursuit of a just and equitable society. As Nelson Mandela said, “A nation should not be judged by how it treats its highest citizens, but its lowest ones.”».
"Improving prisoner health for stronger public health", The Lancet, 13.02.2021.

«Fortunately, there has been some progress on prison health reform. COVID-19 has encouraged some countries to look at overcrowding and to pay more attention to prisoners with high-risk comorbidities, such as diabetes, obesity, and cardiovascular disease. The pandemic has also encouraged discussion on vaccination in prisons, which all otherwise eligible prisoners should receive. In Europe, England and Finland have transferred the governance of prison health from the justice ministry to the health ministry. In the USA, President Joe Biden has abolished federal contracts with privately operated, for profit, criminal detention facilities. Humane and evidence-based prison health systems with community links will improve public health within and outside prison walls, both for COVID-19 and other health issues. Such an approach is key to the pursuit of a just and equitable society. As Nelson Mandela said, “A nation should not be judged by how it treats its highest citizens, but its lowest ones.”».
"Improving prisoner health for stronger public health", The Lancet, 13.02.2021.

«Fortunately, there has been some progress on prison health reform. COVID-19 has encouraged some countries to look at overcrowding and to pay more attention to prisoners with high-risk comorbidities, such as diabetes, obesity, and cardiovascular disease.

Sommario NON visibile

«Je dirais que les personnes âgées, ça n'existe pas vraiment. Même quand on se sent vieux ou vieille, on ne pense pas comme une personne âgée, on ne se rapporte pas à soi-même en se réduisant à une catégorie d'âge, de surcroît disqualifiée et très floue, puisqu'elle peut englober des personnes de 70 ans comme de 100 ans, qui n'ont pas grand-chose en commun, ni en termes de vieillissement, ni en termes d'appartenance générationnelle. Ce qu'elles ont en commun, en revanche, c'est de n'être pas englobées dans le "nous". On entend à la radio que "nous" (sous-entendu les non-vieux) pourrons visiter "nos anciens" dans les Ehpad; on débat sur la manière dont "nous" devons interagir avec "nos aînés", plutôt que nous demander ce que nous voulons quand nous deviendrons vieux ou ce que veulent celles et ceux qui, parmi nous, sont plus vieux. Quand on pense au travail pédagogique qui a été fait pour comprendre ce que révélait le langage sexiste sur les rapports de genre, on est vraiment encore loin d'une telle réflexion collective sur ce que signifient et révèlent les façons dominantes de parler du vieillissement et de la vieillesse».
Juliette Rennes, Le Monde, 26.02.2021.

«Je dirais que les personnes âgées, ça n'existe pas vraiment. Même quand on se sent vieux ou vieille, on ne pense pas comme une personne âgée, on ne se rapporte pas à soi-même en se réduisant à une catégorie d'âge, de surcroît disqualifiée et très floue, puisqu'elle peut englober des personnes de 70 ans comme de 100 ans, qui n'ont pas grand-chose en commun, ni en termes de vieillissement, ni en termes d'appartenance générationnelle. Ce qu'elles ont en commun, en revanche, c'est de n'être pas englobées dans le "nous". On entend à la radio que "nous" (sous-entendu les non-vieux) pourrons visiter "nos anciens" dans les Ehpad; on débat sur la manière dont "nous" devons interagir avec "nos aînés", plutôt que nous demander ce que nous voulons quand nous deviendrons vieux ou ce que veulent celles et ceux qui, parmi nous, sont plus vieux. Quand on pense au travail pédagogique qui a été fait pour comprendre ce que révélait le langage sexiste sur les rapports de genre, on est vraiment encore loin d'une telle réflexion collective sur ce que signifient et révèlent les façons dominantes de parler du vieillissement et de la vieillesse».
Juliette Rennes, Le Monde, 26.02.2021.

«Je dirais que les personnes âgées, ça n'existe pas vraiment. Même quand on se sent vieux ou vieille, on ne pense pas comme une personne âgée, on ne se rapporte pas à soi-même en se réduisant à une catégorie d'âge, de surcroît disqualifiée et très floue, puisqu'elle peut en

Sommario NON visibile

«[...] Innanzi tutto, dobbiamo rispettare i diritti della corporeità degli altri, che comprendono anche il diritto di parlare e di pensare. Se i nostri compagni avessero rispettato questi “diritti del corpo” non avremmo mai avuto la Strage degli Innocenti, i cristiani nel circo, la Notte di San Bartolomeo, il rogo degli eretici, la censura, il lavoro minorile nelle miniere, o la Shoah. Penso che la vera dimensione etica inizia quando l’Altro appare sulla scena. Anche i laici virtuosi sono convinti che l’Altro sia dentro di noi. Non si tratta di una vaga inclinazione emotiva, ma di una condizione fondamentale. Così come non possiamo vivere senza mangiare o dormire, non possiamo capire chi siamo senza lo sguardo e la risposta degli altri.». 
Umberto Eco, Il Sole 24 Ore, 14.02.2021.

«[...] Innanzi tutto, dobbiamo rispettare i diritti della corporeità degli altri, che comprendono anche il diritto di parlare e di pensare. Se i nostri compagni avessero rispettato questi “diritti del corpo” non avremmo mai avuto la Strage degli Innocenti, i cristiani nel circo, la Notte di San Bartolomeo, il rogo degli eretici, la censura, il lavoro minorile nelle miniere, o la Shoah. Penso che la vera dimensione etica inizia quando l’Altro appare sulla scena. Anche i laici virtuosi sono convinti che l’Altro sia dentro di noi. Non si tratta di una vaga inclinazione emotiva, ma di una condizione fondamentale. Così come non possiamo vivere senza mangiare o dormire, non possiamo capire chi siamo senza lo sguardo e la risposta degli altri.». 
Umberto Eco, Il Sole 24 Ore, 14.02.2021.

«[...] Innanzi tutto, dobbiamo rispettare i diritti della corporeità degli altri, che comprendono anche il diritto di parlare e di pensare.

Sommario NON visibile

«The talk is now about data, not dates. But this pandemic has always been driven by facts. A rapid accumulation of evidence about the virus and the disease it causes. Layer upon layer of new information, repeatedly revising and reformulating our understanding. A steady stream of numbers, rates, and risks. Scientists and statisticians catapulted into the media to explain, expound, and explicate. Facts should indeed illuminate interpretations, guide responses, and optimise outcomes. But an emergency such as COVID-19 demands more—moments to think about what this pandemic means for us, to ask questions about its deeper impacts on our lives, and to reflect on its consequences for our future. Philosophers, not scientists, might be of more use to us if we are seeking informed contemplation. And a few are now thinking the pandemic. [...] In the new book of reflections about the events of the past year—Pandemic! 2 Chronicles of a Time Lost. Several themes deserve discussion outside the philosophy classroom. First, the real nature of this emergency is, according to Žižek, a “crucial ideological and political battle” across three domains—the pandemic, an ecological crisis, and racism. “One should insist on the basic unity of the three domains”, he argues. This complexity is important for understanding the origins of the present crisis. There is no single cause that can entirely explain it. Our present predicaments arise “from the collaborative functioning of a system, but do not belong to any one part of that system”. Second, the pandemic arrived at a particular economic moment. He emphasises the “absurd capitalist crisis” that has ensued. Class matters here. The pandemic propelled into visibility what was already slowly becoming apparent—a new class of economically marginalised migrant workers, a “geo-social class”, which governments seemed to consider as surplus to existence. Žižek predicts that “new forms of class struggle will erupt”. He also believes that democracy under various forms of lockdown has been “de facto abolished” because the shared space of our communication and interaction is now under private control. Žižek's third theme concerns us as human beings: “we in the west less and less accept death as part of life”. And “we seem to be ready to sacrifice everything for bare life”. That determination to save lives at all cost seems to be diminishing. But the extent to which we will choose death over “bare life” remains uncertain. Fourth, he asks questions about the interface between science and politics. Scientists must take care not to overreach—“the claims of science should be limited so as not to pose a threat to human freedom and dignity”. He reminds us that science is itself divided about the correct approach to the pandemic. His examples are the USA and Sweden, whose authorities “decided to sacrifice thousands of lives to COVID-19, especially those of the old and ill, to maintain the economy and the appearance of normal life”. Finally, he looks ahead to future challenges. He is right to point out the “genuine conflict of global visions about society”. But I am less confident that “It will be a much more modest world.” And I very much doubt COVID-19 will prove to be “a catastrophe that will compel us to find a new beginning”. But whether Žižek is right or wrong is immaterial. What matters is that he is asking questions that should be central to our public discussion about the pandemic and our post-pandemic future. Yet they are not.».
Richard Horton, "Offline: Thinking the pandemic", The Lancet, 27.02.2021.

«The talk is now about data, not dates. But this pandemic has always been driven by facts. A rapid accumulation of evidence about the virus and the disease it causes. Layer upon layer of new information, repeatedly revising and reformulating our understanding. A steady stream of numbers, rates, and risks. Scientists and statisticians catapulted into the media to explain, expound, and explicate. Facts should indeed illuminate interpretations, guide responses, and optimise outcomes. But an emergency such as COVID-19 demands more—moments to think about what this pandemic means for us, to ask questions about its deeper impacts on our lives, and to reflect on its consequences for our future. Philosophers, not scientists, might be of more use to us if we are seeking informed contemplation. And a few are now thinking the pandemic. [...] In the new book of reflections about the events of the past year—Pandemic! 2 Chronicles of a Time Lost. Several themes deserve discussion outside the philosophy classroom. First, the real nature of this emergency is, according to Žižek, a “crucial ideological and political battle” across three domains—the pandemic, an ecological crisis, and racism. “One should insist on the basic unity of the three domains”, he argues. This complexity is important for understanding the origins of the present crisis. There is no single cause that can entirely explain it. Our present predicaments arise “from the collaborative functioning of a system, but do not belong to any one part of that system”. Second, the pandemic arrived at a particular economic moment. He emphasises the “absurd capitalist crisis” that has ensued. Class matters here. The pandemic propelled into visibility what was already slowly becoming apparent—a new class of economically marginalised migrant workers, a “geo-social class”, which governments seemed to consider as surplus to existence. Žižek predicts that “new forms of class struggle will erupt”. He also believes that democracy under various forms of lockdown has been “de facto abolished” because the shared space of our communication and interaction is now under private control. Žižek's third theme concerns us as human beings: “we in the west less and less accept death as part of life”. And “we seem to be ready to sacrifice everything for bare life”. That determination to save lives at all cost seems to be diminishing. But the extent to which we will choose death over “bare life” remains uncertain. Fourth, he asks questions about the interface between science and politics. Scientists must take care not to overreach—“the claims of science should be limited so as not to pose a threat to human freedom and dignity”. He reminds us that science is itself divided about the correct approach to the pandemic. His examples are the USA and Sweden, whose authorities “decided to sacrifice thousands of lives to COVID-19, especially those of the old and ill, to maintain the economy and the appearance of normal life”. Finally, he looks ahead to future challenges. He is right to point out the “genuine conflict of global visions about society”. But I am less confident that “It will be a much more modest world.” And I very much doubt COVID-19 will prove to be “a catastrophe that will compel us to find a new beginning”. But whether Žižek is right or wrong is immaterial. What matters is that he is asking questions that should be central to our public discussion about the pandemic and our post-pandemic future. Yet they are not.».
Richard Horton, "Offline: Thinking the pandemic", The Lancet, 27.02.2021.

«The talk is now about data, not dates. But this pandemic has always been driven by facts. A rapid accumulation of evidence about the virus and the disease it causes. Layer upon layer of new information, repeatedly revising and reformulating our understanding.

Sommario NON visibile

«Il poeta tedesco Friedrich Hölderlin diceva che “noi siamo colloquio”. Ecco, la cura è prima di tutto ascolto, è mettersi di fronte all’altro, intercettarne le parole. Ma anche un sorriso, una speranza. Persino il silenzio deve essere campo di ascolto e come psichiatra conosco tanti silenzi. A volte sono disperati. In questo ascolto, difficile ma emozionante, c’è una sacca di mistero: è un territorio friabile e bisogna sapersi abbandonare a qualcosa che vada oltre il razionale». 
Eugenio Borgna in Roberta Scorranese, "Il silenzio è la voce di chi soffre. La cura è ascoltarlo", La Lettura, 24.01.2021.

«Il poeta tedesco Friedrich Hölderlin diceva che “noi siamo colloquio”. Ecco, la cura è prima di tutto ascolto, è mettersi di fronte all’altro, intercettarne le parole. Ma anche un sorriso, una speranza. Persino il silenzio deve essere campo di ascolto e come psichiatra conosco tanti silenzi. A volte sono disperati. In questo ascolto, difficile ma emozionante, c’è una sacca di mistero: è un territorio friabile e bisogna sapersi abbandonare a qualcosa che vada oltre il razionale». 
Eugenio Borgna in Roberta Scorranese, "Il silenzio è la voce di chi soffre. La cura è ascoltarlo", La Lettura, 24.01.2021.

«Il poeta tedesco Friedrich Hölderlin diceva che “noi siamo colloquio”. Ecco, la cura è prima di tutto ascolto, è mettersi di fronte all’altro, intercettarne le parole. Ma anche un sorriso, una speranza.

Sommario NON visibile

«Nous étions comme vous, et comme vous nous avons cultivé des jardins ouverts à tous les possibles, comme vous nous avons ri, assis à l'ombre des grands arbres, comme vous, nous avons dansé sous un ciel d'insouciance. Pour ne plus devoir vous regarder vivre, nous avons bâti des remparts, des donjons, nous nous sommes isoles dans des forteresses aux murs sans horizon où la bouche pleine d'orties nous conjuguons le sentiment d'injustice». 
Daniel Murith, "La deuxième pas", 2021.

«Nous étions comme vous, et comme vous nous avons cultivé des jardins ouverts à tous les possibles, comme vous nous avons ri, assis à l'ombre des grands arbres, comme vous, nous avons dansé sous un ciel d'insouciance. Pour ne plus devoir vous regarder vivre, nous avons bâti des remparts, des donjons, nous nous sommes isoles dans des forteresses aux murs sans horizon où la bouche pleine d'orties nous conjuguons le sentiment d'injustice». 
Daniel Murith, "La deuxième pas", 2021.

«Nous étions comme vous, et comme vous nous avons cultivé des jardins ouverts à tous les possibles, comme vous nous avons ri, assis à l'ombre des grands arbres, comme vous, nous avons dansé sous un ciel d'insouciance.

Sommario NON visibile

«Come se chiamare eroe un medico, angelo un infermiere, servisse a sanare i conti aperti con realtà spesso sgradevoli: i medici poco difesi sul fronte del contagio, gli infermieri pagati poco in rapporto ai rischi e alle responsabilità, eccetera. Fossimo un poco meno retorici e un poco più operativi, potremmo giocare tutta un'altra partita. È quel famoso "risparmia il fiato e pedala" che i vecchi allenatori gridavano nei momenti decisivi, quando ogni energia andava spesa per cercare di portare a casa il risultato. Noi, il fiato, non abbiamo ancora imparato a risparmiarlo. E lo usiamo troppo spesso per costruire pittoresche cortine fumogene, molto utili per illuderci, per non vedere le cose come stanno, le cose che non vanno.». 
Michele Serra, L'amaca - "Risparmiare il fiato", La Repubblica, 24.01.2021.

«Come se chiamare eroe un medico, angelo un infermiere, servisse a sanare i conti aperti con realtà spesso sgradevoli: i medici poco difesi sul fronte del contagio, gli infermieri pagati poco in rapporto ai rischi e alle responsabilità, eccetera. Fossimo un poco meno retorici e un poco più operativi, potremmo giocare tutta un'altra partita. È quel famoso "risparmia il fiato e pedala" che i vecchi allenatori gridavano nei momenti decisivi, quando ogni energia andava spesa per cercare di portare a casa il risultato. Noi, il fiato, non abbiamo ancora imparato a risparmiarlo. E lo usiamo troppo spesso per costruire pittoresche cortine fumogene, molto utili per illuderci, per non vedere le cose come stanno, le cose che non vanno.». 
Michele Serra, L'amaca - "Risparmiare il fiato", La Repubblica, 24.01.2021.

«Come se chiamare eroe un medico, angelo un infermiere, servisse a sanare i conti aperti con realtà spesso sgradevoli: i medici poco difesi sul fronte del contagio, gli infermieri pagati poco in rapporto ai rischi e alle responsabilità, eccetera. Fossimo un poco meno retorici e un poco

Sommario NON visibile

«Qualcosa, dunque, insiste nel dire "Io". Sono i nostri ricordi più traumatici - quelli che ci hanno scritto - che si ripetono con più forza. Ma sono anche gli incontri che abbiamo mancato, le occasioni sfuggite che esigono incessantemente di ritornare. Ci sono impronte traumatiche che non smettiamo di ricordare e ci sono impronte restate sospese, incompiute che ci impongono ancora l'obbligo di pensare a loro, di assemblarle in un altro luogo.».
Massimo Recalcati, "Andrea Bajani e l'indagine sulle case dell'Io", La Repubblica, 05.02.2021.

«Qualcosa, dunque, insiste nel dire "Io". Sono i nostri ricordi più traumatici - quelli che ci hanno scritto - che si ripetono con più forza. Ma sono anche gli incontri che abbiamo mancato, le occasioni sfuggite che esigono incessantemente di ritornare. Ci sono impronte traumatiche che non smettiamo di ricordare e ci sono impronte restate sospese, incompiute che ci impongono ancora l'obbligo di pensare a loro, di assemblarle in un altro luogo.».
Massimo Recalcati, "Andrea Bajani e l'indagine sulle case dell'Io", La Repubblica, 05.02.2021.

«Qualcosa, dunque, insiste nel dire "Io". Sono i nostri ricordi più traumatici - quelli che ci hanno scritto - che si ripetono con più forza. Ma sono anche gli incontri che abbiamo mancato, le occasioni sfuggite che esigono incessantemente di ritornare.

Sommario NON visibile

«[...] [È, ndr.] bene far presente, come unico preliminare davvero ineludibile, che il rischio zero non esiste, non è mai esistito, non esisterà mai. Non solamente in tema di vaccini (e di farmaci in senso lato); ma anche innamorandosi, viaggiando, lavorando, uscendo di casa, cucinando, facendo la doccia, svegliandosi al mattino, affacciandosi alla finestra e perfino dormendo, visto che il coccolone è in agguato anche quando fingiamo di essere morti per non dare nell'occhio. Il rischio zero non è dato [...]. Posso ridurla al minimo, non eliminarla del tutto. Dal concepimento al decesso, il rischio zero non fa parte della vita.
La cosa strana è che l'umanità ha sempre saputo benissimo, fino a poco tempo fa, direi pochi attimi fa, che il rischio zero non esiste. Poi è come se lo avesse dimenticato. Di colpo. Diecimila anni e rotti di civilizzazione hanno avuto per obiettivo (logico, giusto) minimizzare i rischi. Ora il rischio, per molti esseri umani, non è più concepibile.».
Michele Serra, L'amaca – "Rischiare ovvero vivere.", la Repubblica, 19.12.2020.

«[...] [È, ndr.] bene far presente, come unico preliminare davvero ineludibile, che il rischio zero non esiste, non è mai esistito, non esisterà mai. Non solamente in tema di vaccini (e di farmaci in senso lato); ma anche innamorandosi, viaggiando, lavorando, uscendo di casa, cucinando, facendo la doccia, svegliandosi al mattino, affacciandosi alla finestra e perfino dormendo, visto che il coccolone è in agguato anche quando fingiamo di essere morti per non dare nell'occhio. Il rischio zero non è dato [...]. Posso ridurla al minimo, non eliminarla del tutto. Dal concepimento al decesso, il rischio zero non fa parte della vita.
La cosa strana è che l'umanità ha sempre saputo benissimo, fino a poco tempo fa, direi pochi attimi fa, che il rischio zero non esiste. Poi è come se lo avesse dimenticato. Di colpo. Diecimila anni e rotti di civilizzazione hanno avuto per obiettivo (logico, giusto) minimizzare i rischi. Ora il rischio, per molti esseri umani, non è più concepibile.».
Michele Serra, L'amaca – "Rischiare ovvero vivere.", la Repubblica, 19.12.2020.

«[...] [È, ndr.] bene far presente, come unico preliminare davvero ineludibile, che il rischio zero non esiste, non è mai esistito, non esisterà mai.

Sommario NON visibile

«Einem Virus begegnet man genau ein Mal. Es dockt an eine Zelle an und dringt in sie ein. Dort zerlegt sich das Viruspartikel, setzt sein Erbgut frei und erlischt. Aber mit der Infrastruktur und den Ressourcen der Wirtszelle entstehen aus dem Bauplan des Virus Tausende neue Viren. Schon vor vier Millionen Jahren haben frühe Formen von Viren das beginnende Leben parasitiert. Bis heute sind sie mit Abstand die erfolgreichste Existenzform auf diesem Planeten. Und das, obwohl sie ständig Fehler machen. Keine Kopie eines Virus ist wirklich exakt. Beim Abschreiben der Blaupause passieren Schnitzer. Varianten entstehen. Die meisten sind existenzbedrohend – die Kopiermaschine zerstört sich selbst, indem sie fahrlässig den eigenen Bauplan verstümmelt. Andere Fehler sind unerheblich, weil kleine Veränderungen in der Bauanleitung deren Sinn nicht entstellen. Sehr, sehr wenige Fehler sind nützlich, gehen aber unter, etwa, weil das Virus keinen neuen Wirt findet. Einige Fehler verbreiten sich – und fallen auf. 
B.1.1.7, 501Y.V2 oder P.1 heißen Varianten des Coronavirus Sars-CoV-2. Sie sind im November in Großbritannien aufgetaucht, im Dezember in Südafrika un Brasilien (siehe Seite 40). Sie haben offenbar nützliche Kopierfehler angehäuft. Sie stehen im Verdacht, schneller zu sein als die bisher bekannten Formen, infektiöser, gefährlicher. Das führt zu Grundsatzfragen: Hilft auch gegen ihre Ausbreitung, was Wissenschaft und Politik bisher an Strategien entworfen haben? Haben wir es gar mit einem neuen Gegner zu tun? 
Ganz sicher haben wir es mit Evolition zu tun. Evolution hat kein Ziel. Viren haben keine Absichten. Sie passen sich nicht gezielt an. Nur zufällig entstehen neben jeder Menge Informationsmüll Varianten, die besser angepasst sind - und sich daher schneller verbreiten. Sie können rascher andocken, fester anhaften, schneller eindringen oder setzen sich zuverlässiger wieder zusammen.
Viren flüchten nicht, weder vor unserem Immunsystem noch vor unseren Impfstoffen. Aber es gibt sogenannte Escape-Mutationen, Fluchtmutationen, die das Virus zufällig so verändern, dass es unseren Antikörper und Immunzellen entkommt».
Ulirch Bahnsen e Andreas Sentker, "Viren: Nach den Regeln der Natur", Die Zeit, 21.01.2021.

«Einem Virus begegnet man genau ein Mal. Es dockt an eine Zelle an und dringt in sie ein. Dort zerlegt sich das Viruspartikel, setzt sein Erbgut frei und erlischt. Aber mit der Infrastruktur und den Ressourcen der Wirtszelle entstehen aus dem Bauplan des Virus Tausende neue Viren. Schon vor vier Millionen Jahren haben frühe Formen von Viren das beginnende Leben parasitiert. Bis heute sind sie mit Abstand die erfolgreichste Existenzform auf diesem Planeten. Und das, obwohl sie ständig Fehler machen. Keine Kopie eines Virus ist wirklich exakt. Beim Abschreiben der Blaupause passieren Schnitzer. Varianten entstehen. Die meisten sind existenzbedrohend – die Kopiermaschine zerstört sich selbst, indem sie fahrlässig den eigenen Bauplan verstümmelt. Andere Fehler sind unerheblich, weil kleine Veränderungen in der Bauanleitung deren Sinn nicht entstellen. Sehr, sehr wenige Fehler sind nützlich, gehen aber unter, etwa, weil das Virus keinen neuen Wirt findet. Einige Fehler verbreiten sich – und fallen auf. 
B.1.1.7, 501Y.V2 oder P.1 heißen Varianten des Coronavirus Sars-CoV-2. Sie sind im November in Großbritannien aufgetaucht, im Dezember in Südafrika un Brasilien (siehe Seite 40). Sie haben offenbar nützliche Kopierfehler angehäuft. Sie stehen im Verdacht, schneller zu sein als die bisher bekannten Formen, infektiöser, gefährlicher. Das führt zu Grundsatzfragen: Hilft auch gegen ihre Ausbreitung, was Wissenschaft und Politik bisher an Strategien entworfen haben? Haben wir es gar mit einem neuen Gegner zu tun? 
Ganz sicher haben wir es mit Evolition zu tun. Evolution hat kein Ziel. Viren haben keine Absichten. Sie passen sich nicht gezielt an. Nur zufällig entstehen neben jeder Menge Informationsmüll Varianten, die besser angepasst sind - und sich daher schneller verbreiten. Sie können rascher andocken, fester anhaften, schneller eindringen oder setzen sich zuverlässiger wieder zusammen.
Viren flüchten nicht, weder vor unserem Immunsystem noch vor unseren Impfstoffen. Aber es gibt sogenannte Escape-Mutationen, Fluchtmutationen, die das Virus zufällig so verändern, dass es unseren Antikörper und Immunzellen entkommt».
Ulirch Bahnsen e Andreas Sentker, "Viren: Nach den Regeln der Natur", Die Zeit, 21.01.2021.

«Einem Virus begegnet man genau ein Mal. Es dockt an eine Zelle an und dringt in sie ein.

Sommario NON visibile

«Consentir, c'est pouvoir s'en remettre à l'autre en toute confiance. C'est être assuré qu'il est suicieux de notre intérêt et capable de proposer des dispositifs justifiées et adéquats. Dans le contexte de l'éthique médicale, l'exigence d'intégrité, de loyauté et de transparence est souvent évoquée. Elle conditionne l'acceptation d'une forme de concession provisoire de l'autonomie du patient à l'autorité du médecin responsable de la mise en œuvre d'une décision concertée. Dans les cas difficiles, l'examen bénéficie d'une réunion de concertation pluridisciplinaire, confrontant différentes expertises [...] 
La capacité de consentir aux décisions de l'Etat semble aujourd'hui s'être altérée au point d'être épuisée. Comment rétablir une relation de confiance si ce n'est dans le dialogue social et reconnaissant la diversité des expertises et capacités d'initiative? Cette question mérite mieux que la compassion gouvernementale. Le consentement n'est pas l'abnégation ou le sacrifice. Il requiert, en contrepartie à ce qui est consenti, la conviction que les décisions prises sont justes, cohérentes, dignes de notre confiance».
Emmanuel Hirsch, "Face à la pandémie de Covid-19, «sommes-nous prêts, encore, à consentir?»", Le Monde, 26.01.2021.

«Consentir, c'est pouvoir s'en remettre à l'autre en toute confiance. C'est être assuré qu'il est suicieux de notre intérêt et capable de proposer des dispositifs justifiées et adéquats. Dans le contexte de l'éthique médicale, l'exigence d'intégrité, de loyauté et de transparence est souvent évoquée. Elle conditionne l'acceptation d'une forme de concession provisoire de l'autonomie du patient à l'autorité du médecin responsable de la mise en œuvre d'une décision concertée. Dans les cas difficiles, l'examen bénéficie d'une réunion de concertation pluridisciplinaire, confrontant différentes expertises [...] 
La capacité de consentir aux décisions de l'Etat semble aujourd'hui s'être altérée au point d'être épuisée. Comment rétablir une relation de confiance si ce n'est dans le dialogue social et reconnaissant la diversité des expertises et capacités d'initiative? Cette question mérite mieux que la compassion gouvernementale. Le consentement n'est pas l'abnégation ou le sacrifice. Il requiert, en contrepartie à ce qui est consenti, la conviction que les décisions prises sont justes, cohérentes, dignes de notre confiance».
Emmanuel Hirsch, "Face à la pandémie de Covid-19, «sommes-nous prêts, encore, à consentir?»", Le Monde, 26.01.2021.

«Consentir, c'est pouvoir s'en remettre à l'autre en toute confiance. C'est être assuré qu'il est suicieux de notre intérêt et capable de proposer des dispositifs justifiées et adéquats.

Sommario NON visibile

«Isolation during illness is not new, but its effects and inequities are magnified by this pandemic. Visitor restrictions are reasonable public health measures, but they are inherently inequitable. People with the means to care for loved ones at home do not suffer the consequences of these rules as severely. Those with smartphones and data plans can connect in spite of the rules. Such inequities don’t mean we should entirely eliminate the limits — unfortunately, we don’t have that luxury. But in moments of stable but not surging pandemic spread, we can reexamine our rules and how we enforce them. We can work to ensure that the most marginalized among us don’t become even more vulnerable because there’s no one at their side to notice, advocate for, and accompany them».
Simone Vais, "The Inequity of Isolation", The New England Journal Of Medicine, 25.02.2021.

«Isolation during illness is not new, but its effects and inequities are magnified by this pandemic. Visitor restrictions are reasonable public health measures, but they are inherently inequitable. People with the means to care for loved ones at home do not suffer the consequences of these rules as severely. Those with smartphones and data plans can connect in spite of the rules. Such inequities don’t mean we should entirely eliminate the limits — unfortunately, we don’t have that luxury. But in moments of stable but not surging pandemic spread, we can reexamine our rules and how we enforce them. We can work to ensure that the most marginalized among us don’t become even more vulnerable because there’s no one at their side to notice, advocate for, and accompany them».
Simone Vais, "The Inequity of Isolation", The New England Journal Of Medicine, 25.02.2021.

«Isolation during illness is not new, but its effects and inequities are magnified by this pandemic. Visitor restrictions are reasonable public health measures, but they are inherently inequitable.

Sommario NON visibile

«[...] L'assunzione del vaccino è una necessità sanitaria oggettiva che potrà debellare il virus, salvare vite umane e consentire la ripresa della nostra vita collettiva. Per questa ragione bisogna essere pronti alle numerose obiezioni che traggono linfa [dall', ndr.]angoscia di non controllo.
Come favorire l'adesione alla campagna di vaccinazione? Indubbiamente, oltre alle ovvie e decisive argomentazioni strettamente sanitarie, si tratta di sostenere culturalmente che la vita umana non può essere una monade chiusa su se stessa, ma è fatta per stare insieme. E che la condizione dello stare insieme è, in questa congiuntura drammatica, quella della vaccinazione. Si vince collettivamente l'angoscia di non controllo potenziando la fiducia verso l'altro e mostrando che la scienza è un partner affidabile. [...]
L'ho scritto più volte sulle pagine di questo giornale: una delle lezioni più significative impartite dal magistero tremendo del Covid consiste nell'averci mostrato che la salvezza o è collettiva o è impossibile e che, di conseguenza, o la libertà viene vissuta come solidarietà o resta una dichiarazione solo retorica».
Massimo Recalcati, "La paura del vaccino e il senso della comunità.", La Repubblica, 26.12.2020.

«[...] L'assunzione del vaccino è una necessità sanitaria oggettiva che potrà debellare il virus, salvare vite umane e consentire la ripresa della nostra vita collettiva. Per questa ragione bisogna essere pronti alle numerose obiezioni che traggono linfa [dall', ndr.]angoscia di non controllo.
Come favorire l'adesione alla campagna di vaccinazione? Indubbiamente, oltre alle ovvie e decisive argomentazioni strettamente sanitarie, si tratta di sostenere culturalmente che la vita umana non può essere una monade chiusa su se stessa, ma è fatta per stare insieme. E che la condizione dello stare insieme è, in questa congiuntura drammatica, quella della vaccinazione. Si vince collettivamente l'angoscia di non controllo potenziando la fiducia verso l'altro e mostrando che la scienza è un partner affidabile. [...]
L'ho scritto più volte sulle pagine di questo giornale: una delle lezioni più significative impartite dal magistero tremendo del Covid consiste nell'averci mostrato che la salvezza o è collettiva o è impossibile e che, di conseguenza, o la libertà viene vissuta come solidarietà o resta una dichiarazione solo retorica».
Massimo Recalcati, "La paura del vaccino e il senso della comunità.", La Repubblica, 26.12.2020.

«[...] L'assunzione del vaccino è una necessità sanitaria oggettiva che potrà debellare il virus, salvare vite umane e consentire la ripresa della nostra vita collettiva. Per questa ragione bisogna essere pronti alle numerose obiezioni che traggono linfa [dall', n

Sommario NON visibile

«[...] "stare lontani" e "indossare le mascherine". [Due indicazioni che ho capito bene, e, ndr.] applico con uno zelo che non mi sarei mai aspettato da me stesso.
Ciò detto, dopo tutti questi mesi è diventata fermissima la convinzione che molto, anzi quasi tutto, dipende da me (da ciascuno di noi). Alle istituzioni non possiamo chiedere più di tanto. Magari, ecco, di non fare troppa confusione. A noi stessi, invece, moltissimo: il futuro è nelle nostre mani. È il principio dell'autogestione, a ben vedere un principio ultrademocratico, perché dà molto potere al popolo. Il prudente, il rispettoso, il distanziato, sono i custodi, anzi gli esecutori diretti, della salute pubblica. Il menefreghista, l'appiccicoso e ovviamente il negazionista sono nemici pubblici, e quelli che individuano nel Covid il pretesto per la "dittatura sanitaria" sono i peggiori complici della malattia. Sono quelli che le porgono l'altra guancia, come il deputato fascista tedesco che per irridere la Merkel si è messo la mascherina traforata e si è preso il virus.
C'è una gentilezza evidente, nell'attesa disciplinata e distanziata che la peste trascorra, e che la scienza la domi. E c'è un'arroganza demente nell'idea che niente, nemmeno la peste, deve impedire il nostro diritto al capitone».
Michele Serra, "Potere al popolo.", La Repubblica, 19.12.2021.

«[...] "stare lontani" e "indossare le mascherine". [Due indicazioni che ho capito bene, e, ndr.] applico con uno zelo che non mi sarei mai aspettato da me stesso.
Ciò detto, dopo tutti questi mesi è diventata fermissima la convinzione che molto, anzi quasi tutto, dipende da me (da ciascuno di noi). Alle istituzioni non possiamo chiedere più di tanto. Magari, ecco, di non fare troppa confusione. A noi stessi, invece, moltissimo: il futuro è nelle nostre mani. È il principio dell'autogestione, a ben vedere un principio ultrademocratico, perché dà molto potere al popolo. Il prudente, il rispettoso, il distanziato, sono i custodi, anzi gli esecutori diretti, della salute pubblica. Il menefreghista, l'appiccicoso e ovviamente il negazionista sono nemici pubblici, e quelli che individuano nel Covid il pretesto per la "dittatura sanitaria" sono i peggiori complici della malattia. Sono quelli che le porgono l'altra guancia, come il deputato fascista tedesco che per irridere la Merkel si è messo la mascherina traforata e si è preso il virus.
C'è una gentilezza evidente, nell'attesa disciplinata e distanziata che la peste trascorra, e che la scienza la domi. E c'è un'arroganza demente nell'idea che niente, nemmeno la peste, deve impedire il nostro diritto al capitone».
Michele Serra, "Potere al popolo.", La Repubblica, 19.12.2021.

«[...] "stare lontani" e "indossare le mascherine". [Due indicazioni che ho capito bene, e, ndr.] applico con uno zelo che non mi sarei mai aspettato da me stesso.

Sommario NON visibile

«Le vaccinazioni sono l'intervento medico, con radici nel pensiero magico, meno comprensibile intuitivamente. Si tratta di farsi inoculare o consentire l'inoculazione ai nostri figli, mentre stiamo/stanno bene, di qualcosa che non conosciamo, e sulla fiducia. I farmaci o gli interventi chirurgici riguardano persone che stanno male. È provato che siamo una specie avversa al rischio, che sottostima i rischi più probabili, e abbiamo evoluto un sistema immunitario comportamentale, fatto di scelte, valori, credenze che servivano a tener lontani dalle comunità i patogeni in assenza di conoscenze; sistema che utilizza come motore motivazionale l'emozione del disgusto, che si attiva di fronte a segnali come sporcizia e malattia, modulati da riti e religioni, a cui agganciare idee di impurità e immoralità».
Gilberto Corbellini, "Quei no vax di Kant e Rousseau.  Vaccini. Inoculare la malattia ai sani suscitava disgusto ed era moralmente riprovevole. Oggi poco è cambiato", Il Sole 24 Ore, 03.01.2021.

«Le vaccinazioni sono l'intervento medico, con radici nel pensiero magico, meno comprensibile intuitivamente. Si tratta di farsi inoculare o consentire l'inoculazione ai nostri figli, mentre stiamo/stanno bene, di qualcosa che non conosciamo, e sulla fiducia. I farmaci o gli interventi chirurgici riguardano persone che stanno male. È provato che siamo una specie avversa al rischio, che sottostima i rischi più probabili, e abbiamo evoluto un sistema immunitario comportamentale, fatto di scelte, valori, credenze che servivano a tener lontani dalle comunità i patogeni in assenza di conoscenze; sistema che utilizza come motore motivazionale l'emozione del disgusto, che si attiva di fronte a segnali come sporcizia e malattia, modulati da riti e religioni, a cui agganciare idee di impurità e immoralità».
Gilberto Corbellini, "Quei no vax di Kant e Rousseau.  Vaccini. Inoculare la malattia ai sani suscitava disgusto ed era moralmente riprovevole. Oggi poco è cambiato", Il Sole 24 Ore, 03.01.2021.

«Le vaccinazioni sono l'intervento medico, con radici nel pensiero magico, meno comprensibile intuitivamente. Si tratta di farsi inoculare o consentire l'inoculazione ai nostri figli, mentre stiamo/stanno bene, di qualcosa che non conosciamo, e sulla fiducia.

Sommario NON visibile

«"Se James Phipps non si ammalerà allora l'inoculazione è efficace". Questa è la forma del ragionamento di Edward Jenner, un medico inglese di Berkeley, vicino a Bristol. Jenner nel 1796 scoprì la possibilità di vaccinare le persone rendendole invulnerabili al virus, in questo caso quello del vaiolo. Aveva appena visitato Sarah Nelmes, una lattaia che aveva contratto il vaiolo bovino, malattia che inizialmente presenta sintomi di tipo influenzale simili all'odierno Covid-19: febbre e spossatezza. Jenner fece un prelievo alla lattaia e inoculò James Phipps, il figlio di otto anni del suo giardiniere. Passati due mesi il medico fece una puntura sulle braccia di James con il materiale prelevato da un malato e scoprì che il bambino era diventato immune al contagio del vaiolo umano. Se questo non fosse successo, la precedente vaccinazione con il vaiolo bovino si sarebbe rivelata inefficace. Jenner aveva trovato la causa della acquisita invulnerabilità del bambino al vaiolo. In questo caso il criterio utilizzato da Jenner è l'intervallo temporale: un'azione produce poi una conseguenza. E se ci fossero state altre possibili cause? [...] [E, ndr.]ra stata la precedente inoculazione a rendere James Phipps immune al vaiolo? Jenner non era scuro e anche noi, oggi, non lo saremmo di fronte a un solo successo di un nuovo vaccino. Jenner nel 1798 pubblicò un'analisi di 23 casi e il suo lavoro, subito noto in tutto il mondo, salvò molte vite umane.
Se cercate le cause di quello che succede in numerosi casi avrete stime probabilistiche e le cose si complicano. Ci vogliono elaborazioni statistiche per stabilire se le differenze tra chi ha avuto un vaccino e chi ha avuto un placebo sono significative, e cioè se le ritrovereste ripetendo la prova. Più in generale le scienze cognitive, e spesso anche quelle sociali, si basano su risultati costruiti da differenze significative e non sull'analisi di casi singoli. Questo non toglie che nella vita quotidiana le persone cerchino di trovare le cause di eventi irripetibili, per esempio uno specifico incidente, e si domandino quanto questo sia stato probabile».
Paolo Legrenzi, "Se la causa è solo apparente. – Scienze cognitive. Nella vita quotidiana l'uomo cerca in continuazione di capire la genesi degli eventi sfavorevoli. Un'operazione meno semplice di quanto potrebbe sembrare.", Il Sole 24 Ore, 10.01.2021.

«"Se James Phipps non si ammalerà allora l'inoculazione è efficace". Questa è la forma del ragionamento di Edward Jenner, un medico inglese di Berkeley, vicino a Bristol. Jenner nel 1796 scoprì la possibilità di vaccinare le persone rendendole invulnerabili al virus, in questo caso quello del vaiolo. Aveva appena visitato Sarah Nelmes, una lattaia che aveva contratto il vaiolo bovino, malattia che inizialmente presenta sintomi di tipo influenzale simili all'odierno Covid-19: febbre e spossatezza. Jenner fece un prelievo alla lattaia e inoculò James Phipps, il figlio di otto anni del suo giardiniere. Passati due mesi il medico fece una puntura sulle braccia di James con il materiale prelevato da un malato e scoprì che il bambino era diventato immune al contagio del vaiolo umano. Se questo non fosse successo, la precedente vaccinazione con il vaiolo bovino si sarebbe rivelata inefficace. Jenner aveva trovato la causa della acquisita invulnerabilità del bambino al vaiolo. In questo caso il criterio utilizzato da Jenner è l'intervallo temporale: un'azione produce poi una conseguenza. E se ci fossero state altre possibili cause? [...] [E, ndr.]ra stata la precedente inoculazione a rendere James Phipps immune al vaiolo? Jenner non era scuro e anche noi, oggi, non lo saremmo di fronte a un solo successo di un nuovo vaccino. Jenner nel 1798 pubblicò un'analisi di 23 casi e il suo lavoro, subito noto in tutto il mondo, salvò molte vite umane.
Se cercate le cause di quello che succede in numerosi casi avrete stime probabilistiche e le cose si complicano. Ci vogliono elaborazioni statistiche per stabilire se le differenze tra chi ha avuto un vaccino e chi ha avuto un placebo sono significative, e cioè se le ritrovereste ripetendo la prova. Più in generale le scienze cognitive, e spesso anche quelle sociali, si basano su risultati costruiti da differenze significative e non sull'analisi di casi singoli. Questo non toglie che nella vita quotidiana le persone cerchino di trovare le cause di eventi irripetibili, per esempio uno specifico incidente, e si domandino quanto questo sia stato probabile».
Paolo Legrenzi, "Se la causa è solo apparente. – Scienze cognitive. Nella vita quotidiana l'uomo cerca in continuazione di capire la genesi degli eventi sfavorevoli. Un'operazione meno semplice di quanto potrebbe sembrare.", Il Sole 24 Ore, 10.01.2021.

«"Se James Phipps non si ammalerà allora l'inoculazione è efficace". Questa è la forma del ragionamento di Edward Jenner, un medico inglese di Berkeley, vicino a Bristol.

Sommario NON visibile

«La sperequazione tra gli esseri umani in termini di sicurezza e salute non è una scandalosa novità che la pandemia ha messo a nudo. Nel mondo come lo abbiamo conosciuto noi, i nostri padri, i nostri avi, gli avi dei nostri avi, i migliori ospedali, i migliori medici, i migliori farmaci, insomma per esteso le migliori condizioni di vita sono sempre state direttamente proporzionali al reddito e al potere. Il Welfare, e soprattutto la sanità pubblica, sono una specie di miracoloso sovvertimento di una millenaria legge "di natura", la prevalenza del ricco sul povero, del forte sul debole». 
Michele Serra, L'amaca - "Il suo cuore è rivoluzionario" , La Repubblica, 15.05.2020.

«La sperequazione tra gli esseri umani in termini di sicurezza e salute non è una scandalosa novità che la pandemia ha messo a nudo. Nel mondo come lo abbiamo conosciuto noi, i nostri padri, i nostri avi, gli avi dei nostri avi, i migliori ospedali, i migliori medici, i migliori farmaci, insomma per esteso le migliori condizioni di vita sono sempre state direttamente proporzionali al reddito e al potere. Il Welfare, e soprattutto la sanità pubblica, sono una specie di miracoloso sovvertimento di una millenaria legge "di natura", la prevalenza del ricco sul povero, del forte sul debole». 
Michele Serra, L'amaca - "Il suo cuore è rivoluzionario" , La Repubblica, 15.05.2020.

«La sperequazione tra gli esseri umani in termini di sicurezza e salute non è una scandalosa novità che la pandemia ha messo a nudo.

Sommario NON visibile

«C'è bisogno di una politica fatta di minoranze attive, pensanti, coscienti, determinate. Nonviolente, ma nella direzione trascurata dai nonviolenti di oggi, ovvero l'applicazione concreta dei principi della nonviolenta alla politica che Gandhi chiamava disobbedienza civile. Non basta non fare il male e non mentire, occorre anche non collaborare al male, con chi il male lo fa. [...] Bisogna ripartire dai piccoli e grandi coscienti no, individuali e di gruppo e collettivi; dai piccoli e grandi e coscienti , individuali e di gruppo e collettivi. È sempre un io che deve ribellarsi, in principio, ma nel senso del noi: "Mi rivolto dunque siamo", ci ha detto Camus, che tanti citano e nessuno prende più sul serio. Forte è l'urgenza dell'agire, l'urgenza di nuove forme di militanza in una direzione di apertura e di radicalismo fortemente etico».
Goffredo Fofi, L'oppio del popolo, 2019.

«C'è bisogno di una politica fatta di minoranze attive, pensanti, coscienti, determinate. Nonviolente, ma nella direzione trascurata dai nonviolenti di oggi, ovvero l'applicazione concreta dei principi della nonviolenta alla politica che Gandhi chiamava disobbedienza civile. Non basta non fare il male e non mentire, occorre anche non collaborare al male, con chi il male lo fa. [...] Bisogna ripartire dai piccoli e grandi coscienti no, individuali e di gruppo e collettivi; dai piccoli e grandi e coscienti , individuali e di gruppo e collettivi. È sempre un io che deve ribellarsi, in principio, ma nel senso del noi: "Mi rivolto dunque siamo", ci ha detto Camus, che tanti citano e nessuno prende più sul serio. Forte è l'urgenza dell'agire, l'urgenza di nuove forme di militanza in una direzione di apertura e di radicalismo fortemente etico».
Goffredo Fofi, L'oppio del popolo, 2019.

«C'è bisogno di una politica fatta di minoranze attive, pensanti, coscienti, determinate.

Sommario NON visibile

«Quando non si sa bene che dire, si dice che la questione è complessa. Per esempio a proposito di picchetti operai, blocchi stradali e altre forme drastiche di lotta sindacale e politica. Ma sono proprio le questioni complesse quelle che chiedono, più delle altre, onestà intellettuale: proprio perché non è semplice affrontarle.
Sarebbe ora che i sindacati di ogni ordine e grado celebrassero il definitivo funerale del picchetto, e lo seppellissero con tutti gli onori del caso. L'adesione a uno sciopero, per quando sacrosanto esso sia, non può che essere individuale, libera e convinta. E il timore di rappresaglie da parte dell'azienda o del caporeparto, spesso causa principale della decisione di non scioperare, non può essere contrastato e tantomeno "curato" da pressioni di segno opposto o da intimidazioni fisiche, anche se indirette, anche se implicite. Ho provato, ai tempi che furono, a "bucare" un picchetto di gruppettari per andare a votare alle elezioni universitarie, perché così avevo deciso di fare. E gli insulti, gli spintoni e gli sputi me li ricordo ancora, umilianti e violenti. (Tra parentesi, parecchi degli studenti picchettatori di allora, ultrasinistri che mi gridavano "servo" e "cagasotto", oggi sono agiati dirigenti d'azienda, prima craxiani poi berlusconiani. Vedi come gira il mondo...)».
Michele Serra, L'amaca, La Repubblica.

«Quando non si sa bene che dire, si dice che la questione è complessa. Per esempio a proposito di picchetti operai, blocchi stradali e altre forme drastiche di lotta sindacale e politica. Ma sono proprio le questioni complesse quelle che chiedono, più delle altre, onestà intellettuale: proprio perché non è semplice affrontarle.
Sarebbe ora che i sindacati di ogni ordine e grado celebrassero il definitivo funerale del picchetto, e lo seppellissero con tutti gli onori del caso. L'adesione a uno sciopero, per quando sacrosanto esso sia, non può che essere individuale, libera e convinta. E il timore di rappresaglie da parte dell'azienda o del caporeparto, spesso causa principale della decisione di non scioperare, non può essere contrastato e tantomeno "curato" da pressioni di segno opposto o da intimidazioni fisiche, anche se indirette, anche se implicite. Ho provato, ai tempi che furono, a "bucare" un picchetto di gruppettari per andare a votare alle elezioni universitarie, perché così avevo deciso di fare. E gli insulti, gli spintoni e gli sputi me li ricordo ancora, umilianti e violenti. (Tra parentesi, parecchi degli studenti picchettatori di allora, ultrasinistri che mi gridavano "servo" e "cagasotto", oggi sono agiati dirigenti d'azienda, prima craxiani poi berlusconiani. Vedi come gira il mondo...)».
Michele Serra, L'amaca, La Repubblica.

«Quando non si sa bene che dire, si dice che la questione è complessa. Per esempio a proposito di picchetti operai, blocchi stradali e altre forme drastiche di lotta sindacale e politica.

Sommario NON visibile

«Scienza e politica appaiono entrambe segnate dalla contraddizione. La scienza, se vuole essere tale, deve perseguire in maniera disincantata i propri scopi delimitati, rinunciando ai valori ultimi su cui non ha competenza. La politica, a sua volta, deve difendere il monopolio della decisione dalle pretese dell'economia e della tecnica. Ma nessuna delle due è in grado di farlo. Perché la scienza presuppone gli stessi principi da cui intende emanciparsi e la politica non può fare a meno di un apparato tecnico per effettuare le proprie decisioni. [...]. La democrazia dei moderni si misura dalla capacità di tenere insieme questi opposti – scienza e valore, tecnica e passione, ragione e potenza – senza sperare di integrarli. Le leggi che li incarnano sono inconciliabili, come le due etiche – della responsabilità e della convinzione – che a esse corrispondono. Anche se sia la scienza che la politica devono cercare di articolare tra loro».
Max Weber in Roberto Esposito, "Chi comanda tra scienza e politica.  Sulle tracce di Max Weber per rispondere a domande che l'emergenza ha reso attuali. Il nuovo libro di Massimo Cacciari.", La Repubblica, 11.06.2020.

«Scienza e politica appaiono entrambe segnate dalla contraddizione. La scienza, se vuole essere tale, deve perseguire in maniera disincantata i propri scopi delimitati, rinunciando ai valori ultimi su cui non ha competenza. La politica, a sua volta, deve difendere il monopolio della decisione dalle pretese dell'economia e della tecnica. Ma nessuna delle due è in grado di farlo. Perché la scienza presuppone gli stessi principi da cui intende emanciparsi e la politica non può fare a meno di un apparato tecnico per effettuare le proprie decisioni. [...]. La democrazia dei moderni si misura dalla capacità di tenere insieme questi opposti – scienza e valore, tecnica e passione, ragione e potenza – senza sperare di integrarli. Le leggi che li incarnano sono inconciliabili, come le due etiche – della responsabilità e della convinzione – che a esse corrispondono. Anche se sia la scienza che la politica devono cercare di articolare tra loro».
Max Weber in Roberto Esposito, "Chi comanda tra scienza e politica.  Sulle tracce di Max Weber per rispondere a domande che l'emergenza ha reso attuali. Il nuovo libro di Massimo Cacciari.", La Repubblica, 11.06.2020.

«Scienza e politica appaiono entrambe segnate dalla contraddizione. La scienza, se vuole essere tale, deve perseguire in maniera disincantata i propri scopi delimitati, rinunciando ai valori ultimi su cui non ha competenza.

Sommario NON visibile

«The concept of social prescribing entails educating physicians about social interventions, providing guidance on local resources, and permitting them to “prescribe” social interventions for patients. […] Social-prescribing programs have generally focused on elderly people, people with mental health problems, and those living in socioeconomically deprived communities. 
Some of these interventions have a clear biomedical intent – for example, exercise and weight-reduction programs to reduce dependence on medication among people with diabetes. But social prescribing has wider purpose. It’s also about culture change – challenging the propensity to medicalize health and professionalize health care. And t’s about changing the expectations of patients (and their physicians) that drug will solve their problems by empowering patients to invest in their own health. Patients form poor communities and those with low health literacy may particularly benefit from improved access to community resources.».
Martin Roland, Sam Everington e Martin Marshall, "Social Prescribing — Transforming the Relationship between Physicians and Their Patients", New England Journal of Medicine.", Jul. 9, 2020.

«The concept of social prescribing entails educating physicians about social interventions, providing guidance on local resources, and permitting them to “prescribe” social interventions for patients. […] Social-prescribing programs have generally focused on elderly people, people with mental health problems, and those living in socioeconomically deprived communities. 
Some of these interventions have a clear biomedical intent – for example, exercise and weight-reduction programs to reduce dependence on medication among people with diabetes. But social prescribing has wider purpose. It’s also about culture change – challenging the propensity to medicalize health and professionalize health care. And t’s about changing the expectations of patients (and their physicians) that drug will solve their problems by empowering patients to invest in their own health. Patients form poor communities and those with low health literacy may particularly benefit from improved access to community resources.».
Martin Roland, Sam Everington e Martin Marshall, "Social Prescribing — Transforming the Relationship between Physicians and Their Patients", New England Journal of Medicine.", Jul. 9, 2020.

«The concept of social prescribing entails educating physicians about social interventions, providing guidance on local resources, and permitting them to “prescribe” social interventions for patients. […] Social-prescribing programs have generally focused on elderly

Sommario NON visibile

«Senza educazione la democrazia è una scatola vuota». 
Luciano Canfora, Fermare l'odio, Edizioni Laterza, 2019.

«Senza educazione la democrazia è una scatola vuota». 
Luciano Canfora, Fermare l'odio, Edizioni Laterza, 2019.

«Senza educazione la democrazia è una scatola vuota». 
Luciano Canfora, Fermare l'odio, Edizioni Laterza, 2019.

Sommario NON visibile

«La scuola e l'università vivono del senso collettivo dell'esistenza, ovvero di scambi continui che vanno (e tornano) in tutte le direzioni: i "contenuti" sono una componente del sistema, una; ma è lo scambio diretto  tra "persona" e "persona", tra le "persone" (di qualunque livello siano) e i "contenuti" a creare il sistema, a renderlo produttivo e soprattutto riproducibile. Anche qui la forma, il modo di porgere, il modo di ricevere, rendono effettivamente operante e trasmissibile il sapere. La solitudine, imposta come criterio di vita e di salvezza, opera in senso assolutamente contrario».
Alberto Asor Rosa, "La solitudine delle nostre aule vuote. – La distanza dagli altri è stata necessariamente la cifra di questi mesi. Provocando effetti sulla vita privata ma anche sul sistema culturale. A partire dall'istruzione. Che rischia di non essere più la stessa.", La Repubblica, 11.06.2020.

«La scuola e l'università vivono del senso collettivo dell'esistenza, ovvero di scambi continui che vanno (e tornano) in tutte le direzioni: i "contenuti" sono una componente del sistema, una; ma è lo scambio diretto  tra "persona" e "persona", tra le "persone" (di qualunque livello siano) e i "contenuti" a creare il sistema, a renderlo produttivo e soprattutto riproducibile. Anche qui la forma, il modo di porgere, il modo di ricevere, rendono effettivamente operante e trasmissibile il sapere. La solitudine, imposta come criterio di vita e di salvezza, opera in senso assolutamente contrario».
Alberto Asor Rosa, "La solitudine delle nostre aule vuote. – La distanza dagli altri è stata necessariamente la cifra di questi mesi. Provocando effetti sulla vita privata ma anche sul sistema culturale. A partire dall'istruzione. Che rischia di non essere più la stessa.", La Repubblica, 11.06.2020.

«La scuola e l'università vivono del senso collettivo dell'esistenza, ovvero di scambi continui che vanno (e tornano) in tutte le direzioni: i "contenuti" sono una componente del sistema, una; ma è lo scambio diretto  tra "persona" e "persona", tra

Sommario NON visibile

«Se pensiamo che la Scuola non sia solo trasmissione arida di sapere, ma trasmissione di cultura della cittadinanza, di pensiero critico, di desiderio di sapere, la definizione di "didattica a distanza" non può che apparire come una drastica contraddizione in termini o, come nel caso dei bambini, una pura astrazione.
Il rischio che percepisco è quello di un andamento passivo a una situazione che contraddice l'essenza della vita stessa della Scuola. Non esiste trasmissione didattica del sapere se non attraverso una relazione umana. La vita della Scuola non si esaurisce solo nell'apprendimento poiché l'apprendimento accade sempre e soltanto entro una rete di relazioni e di incontri. Il sapere che dà forma alla vita è un sapere che non è mai scisso dalla relazione». 
Massimo Recalcati, "Subito gli Stati generali per l'Anno zero dell'istruzione. – La proposta dello psicanalista. Un'istruzione già prima del virus abbandonata e allo sbando. Ma questa ripartenza è l'occasione per cambiare passo. E smettere di vedere il sistema educativo come un parcheggio.", La Repubblica, 28.05.2020.

«Se pensiamo che la Scuola non sia solo trasmissione arida di sapere, ma trasmissione di cultura della cittadinanza, di pensiero critico, di desiderio di sapere, la definizione di "didattica a distanza" non può che apparire come una drastica contraddizione in termini o, come nel caso dei bambini, una pura astrazione.
Il rischio che percepisco è quello di un andamento passivo a una situazione che contraddice l'essenza della vita stessa della Scuola. Non esiste trasmissione didattica del sapere se non attraverso una relazione umana. La vita della Scuola non si esaurisce solo nell'apprendimento poiché l'apprendimento accade sempre e soltanto entro una rete di relazioni e di incontri. Il sapere che dà forma alla vita è un sapere che non è mai scisso dalla relazione». 
Massimo Recalcati, "Subito gli Stati generali per l'Anno zero dell'istruzione. – La proposta dello psicanalista. Un'istruzione già prima del virus abbandonata e allo sbando. Ma questa ripartenza è l'occasione per cambiare passo. E smettere di vedere il sistema educativo come un parcheggio.", La Repubblica, 28.05.2020.

«Se pensiamo che la Scuola non sia solo trasmissione arida di sapere, ma trasmissione di cultura della cittadinanza, di pensiero critico, di desiderio di sapere, la definizione di "didattica a distanza" non può che apparire come una drastica contraddizione in termini o, come nel c

Sommario NON visibile

«Si parla di vandalismo, di statue distrutte. Come se la distruzione di tanti meravigliosi giovani, vere e incomparabili statue policrome, non fosse anch'essa un vandalismo!». 
Marcel Proust, Il tempo ritrovato, 1927.

«Si parla di vandalismo, di statue distrutte. Come se la distruzione di tanti meravigliosi giovani, vere e incomparabili statue policrome, non fosse anch'essa un vandalismo!». 
Marcel Proust, Il tempo ritrovato, 1927.

«Si parla di vandalismo, di statue distrutte. Come se la distruzione di tanti meravigliosi giovani, vere e incomparabili statue policrome, non fosse anch'essa un vandalismo!». 
Marcel Proust, Il tempo ritrovato, 1927.

Sommario NON visibile

«[...] [I, ndr.] nostri sensi percepiscono icone semplificate, ancorché utili, della realtà. Dobbiamo prenderle sul serio, perché i nostri antenati sopravvissuti furono quelli che le presero sul serio. Scegliere percezioni vere ci avrebbe portati all'estinzione, perché la percezione della realtà oggettiva differisce dalla percezione delle azioni che ci danno possibilità di sopravvivere e riprodurci meglio. [...]». 
Donald Hoffman, L'illusione della Realtà, 2020.

«[...] [I, ndr.] nostri sensi percepiscono icone semplificate, ancorché utili, della realtà. Dobbiamo prenderle sul serio, perché i nostri antenati sopravvissuti furono quelli che le presero sul serio. Scegliere percezioni vere ci avrebbe portati all'estinzione, perché la percezione della realtà oggettiva differisce dalla percezione delle azioni che ci danno possibilità di sopravvivere e riprodurci meglio. [...]». 
Donald Hoffman, L'illusione della Realtà, 2020.

«[...] [I, ndr.] nostri sensi percepiscono icone semplificate, ancorché utili, della realtà. Dobbiamo prenderle sul serio, perché i nostri antenati sopravvissuti furono quelli che le presero sul serio.

Sommario NON visibile

«Possiamo pensare di sfidare la finitudine senza far ricorso alla scorciatoia animistica? Nel loro libro dentro il libro, Camus e Monod passano in rassegna tre ipotetiche vie – la tecnica, il progresso civile e morale, la genetica –, per concludere che anch'esse, a un'attenta e onesta disamina, sono illusorie. Con ciò, tuttavia, non si apre il baratro del nichilismo e dell'indifferenza etica, perché rimane "la possibilità più bella e struggente; assumere la finitudine, accettarla, smettere di tradirla invano, e tuttavia affrontarla a viso aperto in piena libertà". Alla diede caso-necessità, dice Camus a Monod, "manca un elemento, la libertà, e diventa la nostra triade". Dal caso e dalla necessità è emersa anche la "libera autodeterminazione nelle nostre esistenze", che "ci rende responsabili delle azioni e imputabili per esse". La filosofia della finitudine si configura così come una filosofia della libertà – di conoscere, di agire, di ribellarsi, di solidarizzare».
Vincenzo Barone, "L'happy end alla fatica del vivere. – Mito di Sisifo. Telmo Pievani immagina un dialogo tra Camus e Monod dove si assume la sfida più bella e struggente: accettare la nostra finitudine in piena libertà.", Il Sole 24 Ore, 13.12.2020.  

«Possiamo pensare di sfidare la finitudine senza far ricorso alla scorciatoia animistica? Nel loro libro dentro il libro, Camus e Monod passano in rassegna tre ipotetiche vie – la tecnica, il progresso civile e morale, la genetica –, per concludere che anch'esse, a un'attenta e onesta disamina, sono illusorie. Con ciò, tuttavia, non si apre il baratro del nichilismo e dell'indifferenza etica, perché rimane "la possibilità più bella e struggente; assumere la finitudine, accettarla, smettere di tradirla invano, e tuttavia affrontarla a viso aperto in piena libertà". Alla diede caso-necessità, dice Camus a Monod, "manca un elemento, la libertà, e diventa la nostra triade". Dal caso e dalla necessità è emersa anche la "libera autodeterminazione nelle nostre esistenze", che "ci rende responsabili delle azioni e imputabili per esse". La filosofia della finitudine si configura così come una filosofia della libertà – di conoscere, di agire, di ribellarsi, di solidarizzare».
Vincenzo Barone, "L'happy end alla fatica del vivere. – Mito di Sisifo. Telmo Pievani immagina un dialogo tra Camus e Monod dove si assume la sfida più bella e struggente: accettare la nostra finitudine in piena libertà.", Il Sole 24 Ore, 13.12.2020.  

«Possiamo pensare di sfidare la finitudine senza far ricorso alla scorciatoia animistica?

Sommario NON visibile

«[...] [È, ndr.] bene far presente, come unico preliminare davvero ineludibile, che il rischio zero non esiste, non è mai esistito, non esisterà mai. Non solamente in tema di vaccini (e di farmaci in senso lato); ma anche innamorandosi, viaggiando, lavorando, uscendo di casa, cucinando, facendo la doccia, svegliandosi al mattino, affacciandosi alla finestra e perfino dormendo, visto che il coccolone è in agguato anche quando fingiamo di essere morti per non dare nell'occhio. Il rischio zero non è dato [...]. Posso ridurla al minimo, non eliminarla del tutto. Dal concepimento al decesso, il rischio zero non fa parte della vita.
La cosa strana è che l'umanità ha sempre saputo benissimo, fino a poco tempo fa, direi pochi attimi fa, che il rischio zero non esiste. Poi è come se lo avesse dimenticato. Di colpo. Diecimila anni e rotti di civilizzazione hanno avuto per obiettivo (logico, giusto) minimizzare i rischi. Ora il rischio, per molti esseri umani, non è più concepibile.».
Michele Serra, L'amaca – "Rischiare ovvero vivere.", La Repubblica, 19.12.2020.

«[...] [È, ndr.] bene far presente, come unico preliminare davvero ineludibile, che il rischio zero non esiste, non è mai esistito, non esisterà mai. Non solamente in tema di vaccini (e di farmaci in senso lato); ma anche innamorandosi, viaggiando, lavorando, uscendo di casa, cucinando, facendo la doccia, svegliandosi al mattino, affacciandosi alla finestra e perfino dormendo, visto che il coccolone è in agguato anche quando fingiamo di essere morti per non dare nell'occhio. Il rischio zero non è dato [...]. Posso ridurla al minimo, non eliminarla del tutto. Dal concepimento al decesso, il rischio zero non fa parte della vita.
La cosa strana è che l'umanità ha sempre saputo benissimo, fino a poco tempo fa, direi pochi attimi fa, che il rischio zero non esiste. Poi è come se lo avesse dimenticato. Di colpo. Diecimila anni e rotti di civilizzazione hanno avuto per obiettivo (logico, giusto) minimizzare i rischi. Ora il rischio, per molti esseri umani, non è più concepibile.».
Michele Serra, L'amaca – "Rischiare ovvero vivere.", La Repubblica, 19.12.2020.

«[...] [È, ndr.] bene far presente, come unico preliminare davvero ineludibile, che il rischio zero non esiste, non è mai esistito, non esisterà mai.

Sommario NON visibile

«La nostra capacità di fare è di gran lunga superiore alla nostra capacità di prevedere gli effetti del nostro fare».
Günther Anders.

«La nostra capacità di fare è di gran lunga superiore alla nostra capacità di prevedere gli effetti del nostro fare».
Günther Anders.

«La nostra capacità di fare è di gran lunga superiore alla nostra capacità di prevedere gli effetti del nostro fare».
Günther Anders.

Sommario NON visibile

«La strage delle brave persone (un poco isolate socialmente, un poco vulnerabili culturalmente) è antica come le società umane. Sottomesse dai più forti o gabbate dai più furbi, spaventate dagli stregoni, aizzate dai demagoghi, mandate a morire dagli Stati Maggiori. Eccetera. Ma il capitolo che ci tocca – quello del raggiro di massa di centinaia di milioni di persone irretite da un clic, e da centrali della menzogna al servizio di politici bugiardi – è particolarmente vile e grave, perché fa leva sull'illusione di potersi riscattare con un trucco fantastico, alla portata di chiunque: non posso cambiare la realtà, dunque la nego o me ne costruisco una tutta mia, che mi consola perché mi fa sentire più ferrato di uno scienziato, più colto di un professore, più informato di un leader».
Michele Serra, L'amaca – "L'egemonia del falso.", La Repubblica, 16.01.2021.

«La strage delle brave persone (un poco isolate socialmente, un poco vulnerabili culturalmente) è antica come le società umane. Sottomesse dai più forti o gabbate dai più furbi, spaventate dagli stregoni, aizzate dai demagoghi, mandate a morire dagli Stati Maggiori. Eccetera. Ma il capitolo che ci tocca – quello del raggiro di massa di centinaia di milioni di persone irretite da un clic, e da centrali della menzogna al servizio di politici bugiardi – è particolarmente vile e grave, perché fa leva sull'illusione di potersi riscattare con un trucco fantastico, alla portata di chiunque: non posso cambiare la realtà, dunque la nego o me ne costruisco una tutta mia, che mi consola perché mi fa sentire più ferrato di uno scienziato, più colto di un professore, più informato di un leader».
Michele Serra, L'amaca – "L'egemonia del falso.", La Repubblica, 16.01.2021.

«La strage delle brave persone (un poco isolate socialmente, un poco vulnerabili culturalmente) è antica come le società umane. Sottomesse dai più forti o gabbate dai più furbi, spaventate dagli stregoni, aizzate dai demagoghi, mandate a morire dagli Stati Maggiori. Eccetera.

Sommario NON visibile

«È voltare la pagina del libro che dà senso alle pagine precedenti. Ogni libro, come ogni esistenza, non è fatta però solamente dalle pagine già scritte e lette ma da quelle che devono ancora venire. Sono queste pagine che daranno senso alle pagine che vengono prima. In questo senso l’ultima pagina è quella che chiudendo la storia, rendendola davvero finita, scritta per sempre, risignifica tutte le pagine precedenti. Ma allora l’ultima pagina sarebbe quella che renderebbe impossibile voltarne altre? Sappiamo che tutti i libri che sono già stati letti restano in qualche modo ancora presenti nei racconti dei libri che non abbiamo ancora letto. Se il nostro libro — il libro della nostra esistenza — è terminato, se si è definitivamente chiuso, questo non significa che le sue pagine non possano essere ancora voltate da lettori sconosciuti. Non esiste, infatti, in nessuna parte del mondo un libro capace di contenere tutti i libri, non esiste per principio il Libro dei libri. Anche l’ultima pagina non sarà mai allora davvero l’ultima. Le parole resistono al dominio insensato della morte. Non è mai il tempo dell’ultima parola perché non tutto è morte. Sono solamente le parole che verranno a resuscitare o a far morire le parole che abbiamo pronunciato. È il nostro modo di ereditare le parole che vengono dal passato a farle vivere ancora o spegnerle per sempre. Ogni volta che voltiamo una pagina decidiamo il nostro passato perché facciamo esistere il nostro avvenire». 
Massimo Recalcati, "Ogni essere umano è un libro", La Repubblica, 14.11.2020

«È voltare la pagina del libro che dà senso alle pagine precedenti. Ogni libro, come ogni esistenza, non è fatta però solamente dalle pagine già scritte e lette ma da quelle che devono ancora venire. Sono queste pagine che daranno senso alle pagine che vengono prima. In questo senso l’ultima pagina è quella che chiudendo la storia, rendendola davvero finita, scritta per sempre, risignifica tutte le pagine precedenti. Ma allora l’ultima pagina sarebbe quella che renderebbe impossibile voltarne altre? Sappiamo che tutti i libri che sono già stati letti restano in qualche modo ancora presenti nei racconti dei libri che non abbiamo ancora letto. Se il nostro libro — il libro della nostra esistenza — è terminato, se si è definitivamente chiuso, questo non significa che le sue pagine non possano essere ancora voltate da lettori sconosciuti. Non esiste, infatti, in nessuna parte del mondo un libro capace di contenere tutti i libri, non esiste per principio il Libro dei libri. Anche l’ultima pagina non sarà mai allora davvero l’ultima. Le parole resistono al dominio insensato della morte. Non è mai il tempo dell’ultima parola perché non tutto è morte. Sono solamente le parole che verranno a resuscitare o a far morire le parole che abbiamo pronunciato. È il nostro modo di ereditare le parole che vengono dal passato a farle vivere ancora o spegnerle per sempre. Ogni volta che voltiamo una pagina decidiamo il nostro passato perché facciamo esistere il nostro avvenire». 
Massimo Recalcati, "Ogni essere umano è un libro", La Repubblica, 14.11.2020

«È voltare la pagina del libro che dà senso alle pagine precedenti. Ogni libro, come ogni esistenza, non è fatta però solamente dalle pagine già scritte e lette ma da quelle che devono ancora venire. Sono queste pagine che daranno senso alle pagine che vengono prima.

Sommario NON visibile

«I selvaggi no-vax alzano i loro scudi a difesa di un’oscurantista visione della medicina moderna, che essi percepiscono come una magia nera: magia, perché la trovano incomprensibile, e nera, perché la credono dannosa. E non è facile, in effetti, cercare di spiegare come funzionino i vaccini: soprattutto quello che dovrebbe e potrebbe immunizzarci dal Covid-19, prodotto a tempo di record in meno di un anno e appena approvato per l’uso. Si tratta di una meraviglia scientifica, che probabilmente frutterà un premio Nobel per la chimica o la medicina ai suoi inventori: per la prima volta, infatti, un vaccino non è stato ottenuto dalla manipolazione di organismi naturali preesistenti, ed è stato invece programmato teoricamente e prodotto sinteticamente, sulla base della biologia molecolare nata negli anni Cinquanta, quando James Watson e Francis Crick scoprirono la struttura a doppia elica del dna». 
Piergiorgio Odifreddi, "Così l’ignoranza sui vaccini ha stregato i selvaggi moderni", Domani, 08.01.2021

«I selvaggi no-vax alzano i loro scudi a difesa di un’oscurantista visione della medicina moderna, che essi percepiscono come una magia nera: magia, perché la trovano incomprensibile, e nera, perché la credono dannosa. E non è facile, in effetti, cercare di spiegare come funzionino i vaccini: soprattutto quello che dovrebbe e potrebbe immunizzarci dal Covid-19, prodotto a tempo di record in meno di un anno e appena approvato per l’uso. Si tratta di una meraviglia scientifica, che probabilmente frutterà un premio Nobel per la chimica o la medicina ai suoi inventori: per la prima volta, infatti, un vaccino non è stato ottenuto dalla manipolazione di organismi naturali preesistenti, ed è stato invece programmato teoricamente e prodotto sinteticamente, sulla base della biologia molecolare nata negli anni Cinquanta, quando James Watson e Francis Crick scoprirono la struttura a doppia elica del dna». 
Piergiorgio Odifreddi, "Così l’ignoranza sui vaccini ha stregato i selvaggi moderni", Domani, 08.01.2021

«I selvaggi no-vax alzano i loro scudi a difesa di un’oscurantista visione della medicina moderna, che essi percepiscono come una magia nera: magia, perché la trovano incomprensibile, e nera, perché la credono dannosa.

Sommario NON visibile

«Camus amalgama in un'unica immagine l'ostilità impersonale del mondo e il Terrore astratto della dittatura; sì che risulta che gli appestati debbano essere considerati ad un tempo vittime e carnefici. Analizzando il celebre passo: "Atene appestata e disertata persino dagli uccelli, le città cinesi colme di agonizzanti ridotti al silenzio", egli assume l'occhio del dottor Rieux: Camus, lasciando volontariamente in ombra l'origine della peste, vuol obbligare il lettore a porre a sé, aldilà del problema della malattia, quello del male e dell'innocenza, nella loro più vasta estensione».
Jean Starobinski, "Le corps et ses raisons" in Il Sole 24 Ore, 22.11.20

«Camus amalgama in un'unica immagine l'ostilità impersonale del mondo e il Terrore astratto della dittatura; sì che risulta che gli appestati debbano essere considerati ad un tempo vittime e carnefici. Analizzando il celebre passo: "Atene appestata e disertata persino dagli uccelli, le città cinesi colme di agonizzanti ridotti al silenzio", egli assume l'occhio del dottor Rieux: Camus, lasciando volontariamente in ombra l'origine della peste, vuol obbligare il lettore a porre a sé, aldilà del problema della malattia, quello del male e dell'innocenza, nella loro più vasta estensione».
Jean Starobinski, "Le corps et ses raisons" in Il Sole 24 Ore, 22.11.20

«Camus amalgama in un'unica immagine l'ostilità impersonale del mondo e il Terrore astratto della dittatura; sì che risulta che gli appestati debbano essere considerati ad un tempo vittime e carnefici.

Sommario NON visibile

«L’aide à mourir répond à des situations non contrôlées, à des impasses qui sont somme toute rares heureusement. […] Pour avoir accompagné et aidé à plusieurs reprises des malades dans cette démarche, j’ai à chaque fois ressenti énormément d’humanité, de dignité dans la démarche elle-même. J’ai été impressionnée par le courage et la lucidité des malades qui la demandaient. Ce n’était pas facile pour eux et ils m’ont chaque fois remerciée de réaliser cet acte dont ils imaginaient la difficulté pour moi aussi». 
Véronique D’Hondt, "Euthanasie : les malades demandent à avoir le choix", Le Monde, 08.01.2021

«L’aide à mourir répond à des situations non contrôlées, à des impasses qui sont somme toute rares heureusement. […] Pour avoir accompagné et aidé à plusieurs reprises des malades dans cette démarche, j’ai à chaque fois ressenti énormément d’humanité, de dignité dans la démarche elle-même. J’ai été impressionnée par le courage et la lucidité des malades qui la demandaient. Ce n’était pas facile pour eux et ils m’ont chaque fois remerciée de réaliser cet acte dont ils imaginaient la difficulté pour moi aussi». 
Véronique D’Hondt, "Euthanasie : les malades demandent à avoir le choix", Le Monde, 08.01.2021

«L’aide à mourir répond à des situations non contrôlées, à des impasses qui sont somme toute rares heureusement. […] Pour avoir accompagné et aidé à plusieurs reprises des malades dans cette démarche, j’ai à chaque fois ressenti énormément d’humanité, de d

Sommario NON visibile

«La memoria ha un limite, e tutto finisce. Gli organismi ne sono particolarmente consapevoli non perché riflettano sulla loro morte, ma perché subiscono le pressioni del metabolismo, l'urgenza della vita che chiede di essere alimentata. Ora, proprio questo correre verso la fine dà senso (una direzione, un compimento e un significato) a un processo che altrimenti non ne avrebbe. Ci obbliga ad avere fretta, a concludere, a prendere delle decisioni o a rimpiangere le occasioni perdute, insomma in una parola a vivere e non a vegetare».
Maurizio Ferraris, Robinson - La Repubblica, 12.12.2020

«La memoria ha un limite, e tutto finisce. Gli organismi ne sono particolarmente consapevoli non perché riflettano sulla loro morte, ma perché subiscono le pressioni del metabolismo, l'urgenza della vita che chiede di essere alimentata. Ora, proprio questo correre verso la fine dà senso (una direzione, un compimento e un significato) a un processo che altrimenti non ne avrebbe. Ci obbliga ad avere fretta, a concludere, a prendere delle decisioni o a rimpiangere le occasioni perdute, insomma in una parola a vivere e non a vegetare».
Maurizio Ferraris, Robinson - La Repubblica, 12.12.2020

«La memoria ha un limite, e tutto finisce. Gli organismi ne sono particolarmente consapevoli non perché riflettano sulla loro morte, ma perché subiscono le pressioni del metabolismo, l'urgenza della vita che chiede di essere alimentata.

Sommario NON visibile

«[...] Analogo è il mito dell'autotrasparenza. La psicolanalisi lo mostra: nell'intimo di ognuno c'è sempre una crepa, una scissione che impedisce la coincidenza di sé con sé. Nessuno è trasparente a sé stesso. Nel sé alberga un altro con cui l'io è costretto a convivere. Ecco perché gli opacisti non difendono un banale diritto alla privacy, come in genere si crede. La loro critica è più profonda e più significative sono le richieste. L'opacità non è un destino, un'ineluttabile fatalità, bensì è un diritto. Si tratta, cioè, del diritto al segreto. Nel riprendere l'etica della cura di matrice femminista gli opacisti indicano nel segreto quella dimensione che, se non preservata, comprometterebbe l'umanità stessa dell'esistenza. L'effetto sarebbe non solo l'uniformità, ma la violenza disumanizzata. È questo il rischio ultimo della standardizzazione burocratica». 
Donatella Di Cesare, "Trasparentisti o opacisti?", L'Espresso, 21.04.2020

«[...] Analogo è il mito dell'autotrasparenza. La psicolanalisi lo mostra: nell'intimo di ognuno c'è sempre una crepa, una scissione che impedisce la coincidenza di sé con sé. Nessuno è trasparente a sé stesso. Nel sé alberga un altro con cui l'io è costretto a convivere. Ecco perché gli opacisti non difendono un banale diritto alla privacy, come in genere si crede. La loro critica è più profonda e più significative sono le richieste. L'opacità non è un destino, un'ineluttabile fatalità, bensì è un diritto. Si tratta, cioè, del diritto al segreto. Nel riprendere l'etica della cura di matrice femminista gli opacisti indicano nel segreto quella dimensione che, se non preservata, comprometterebbe l'umanità stessa dell'esistenza. L'effetto sarebbe non solo l'uniformità, ma la violenza disumanizzata. È questo il rischio ultimo della standardizzazione burocratica». 
Donatella Di Cesare, "Trasparentisti o opacisti?", L'Espresso, 21.04.2020

«[...] Analogo è il mito dell'autotrasparenza. La psicolanalisi lo mostra: nell'intimo di ognuno c'è sempre una crepa, una scissione che impedisce la coincidenza di sé con sé. Nessuno è trasparente a sé stesso. Nel sé alberga un altro con cui l'io è costretto a convivere.

Sommario NON visibile

«[...] Il faut rappeler que ce sont des hommes de progrès, qui, en France, au XIXe siècle et même au début du XXe ont défendu, contre la droite catholique, l'idée d'un droit des animaux: Grammont auteur de la première loi de protection, Michelet, Hugo, Larousse, Zola, Schoelcher, Clemenceau. Ils ne craignaient pas, ces républicains, qu'on les soupçonne d'aller à contre-courant de l'émancipation humaine quand ils réclamaient l'élargissement du cercle de ceux qui ont ou devraient avoir droit au droit: ils y voyaient un véritable accroissement d'humanité. Pour eux la régression, la "réaction" consistait bien plutôt à reconduire la vieille tradition cartésienne, mécaniste et spiritualiste, celle qui enseigne le mépris envers la sensibilité d'êtres vivants non humains».
Elisabeth de Fontenay, "Les droits des animaux ne sont pas 'réactionnaires'", Le Monde, 08.09.2006

«[...] Il faut rappeler que ce sont des hommes de progrès, qui, en France, au XIXe siècle et même au début du XXe ont défendu, contre la droite catholique, l'idée d'un droit des animaux: Grammont auteur de la première loi de protection, Michelet, Hugo, Larousse, Zola, Schoelcher, Clemenceau. Ils ne craignaient pas, ces républicains, qu'on les soupçonne d'aller à contre-courant de l'émancipation humaine quand ils réclamaient l'élargissement du cercle de ceux qui ont ou devraient avoir droit au droit: ils y voyaient un véritable accroissement d'humanité. Pour eux la régression, la "réaction" consistait bien plutôt à reconduire la vieille tradition cartésienne, mécaniste et spiritualiste, celle qui enseigne le mépris envers la sensibilité d'êtres vivants non humains».
Elisabeth de Fontenay, "Les droits des animaux ne sont pas 'réactionnaires'", Le Monde, 08.09.2006

«[...] Il faut rappeler que ce sont des hommes de progrès, qui, en France, au XIXe siècle et même au début du XXe ont défendu, contre la droite catholique, l'idée d'un droit des animaux: Grammont auteur de la première loi de protection, Michelet, Hugo, Larousse, Zola, Schoelche

Sommario NON visibile

«Ettore Pellandini è stato un vero maestro di psichiatria, anche se certamente non voleva che lo chiamassimo così. Lui avrebbe rifiutato quel titolo di magister, che gli vogliamo qui dare, e avrebbe detto che i veri maestri, per chi sosta accanto alla sofferenza psichica e prova ad abitare quel mondo di follia, quello che chiamiamo le terre del Grande Altro, sono in verità i pazienti stessi. La sua lezione dimora, ieri come oggi, come una sorta di presenza critica, di “vaccino esistenziale” contro le variegate forme della cattiva cura, che ancora, qua e là, si cela nella cura della follia e della sofferenza psichica. La Cura, per lui e per noi, non è e non è mai stata mera terapia, ma una mano tesa verso l'Altro, che ci chiama e cerca la nostra accoglienza. La Cura è gesto di esistenza e di dialogo. Questo è stato il “filo d'oro" del suo lavoro in psichiatria. [...]». 
Viviana Altafin, Valentino Garrafa e Graziano Martignoni, "A Ettore Pellandini, 'magister' di psichiatria", dicembre 2020

«Ettore Pellandini è stato un vero maestro di psichiatria, anche se certamente non voleva che lo chiamassimo così. Lui avrebbe rifiutato quel titolo di magister, che gli vogliamo qui dare, e avrebbe detto che i veri maestri, per chi sosta accanto alla sofferenza psichica e prova ad abitare quel mondo di follia, quello che chiamiamo le terre del Grande Altro, sono in verità i pazienti stessi. La sua lezione dimora, ieri come oggi, come una sorta di presenza critica, di “vaccino esistenziale” contro le variegate forme della cattiva cura, che ancora, qua e là, si cela nella cura della follia e della sofferenza psichica. La Cura, per lui e per noi, non è e non è mai stata mera terapia, ma una mano tesa verso l'Altro, che ci chiama e cerca la nostra accoglienza. La Cura è gesto di esistenza e di dialogo. Questo è stato il “filo d'oro" del suo lavoro in psichiatria. [...]». 
Viviana Altafin, Valentino Garrafa e Graziano Martignoni, "A Ettore Pellandini, 'magister' di psichiatria", dicembre 2020

«Ettore Pellandini è stato un vero maestro di psichiatria, anche se certamente non voleva che lo chiamassimo così.

Sommario NON visibile

«L’école publique est ce qui permet à l’enfant de s’affranchir, plusieurs heures par jour, de son milieu familial et social, quel qu’il soit, pour se confronter au monde et apprendre à s’y frayer d’un chemin. Elle lui transmet des savoirs, mais aussi des clés pour intégrer peu à peu la société et y gagner un maximum d’autonomie. Elle lui offre ce que le plus érudits et les plus intelligents des parents ne peuvent offrir. C’est à l’école, au cœur du groupe, qu’il apprendra à débattre, à argumenter, à contredire et à être contredit, à faire des choix et à accepter que d’autres en fassent, différents des siens, à comprendre ce qui relève du collectif et ce qui relève de l’individu, à se familiariser avec les valeurs de la société dans laquelle il vit. Et ce, qu’il soit un surdoué ou un cancre. […] Pour certains élèves et pour certains enseignants, l’école peut même être un cauchemar. Elle n’est pas la plus en forme des institutions. Mais ce qui est certain, c’est que Samuel Paty y croyait. Il espérait faire de ses élèves des citoyens adultes et aussi émancipés que possible». 
Gérard Birad, "Le travail d'un enseignant", Charlie Hebdo, 06.01.2021

«L’école publique est ce qui permet à l’enfant de s’affranchir, plusieurs heures par jour, de son milieu familial et social, quel qu’il soit, pour se confronter au monde et apprendre à s’y frayer d’un chemin. Elle lui transmet des savoirs, mais aussi des clés pour intégrer peu à peu la société et y gagner un maximum d’autonomie. Elle lui offre ce que le plus érudits et les plus intelligents des parents ne peuvent offrir. C’est à l’école, au cœur du groupe, qu’il apprendra à débattre, à argumenter, à contredire et à être contredit, à faire des choix et à accepter que d’autres en fassent, différents des siens, à comprendre ce qui relève du collectif et ce qui relève de l’individu, à se familiariser avec les valeurs de la société dans laquelle il vit. Et ce, qu’il soit un surdoué ou un cancre. […] Pour certains élèves et pour certains enseignants, l’école peut même être un cauchemar. Elle n’est pas la plus en forme des institutions. Mais ce qui est certain, c’est que Samuel Paty y croyait. Il espérait faire de ses élèves des citoyens adultes et aussi émancipés que possible». 
Gérard Birad, "Le travail d'un enseignant", Charlie Hebdo, 06.01.2021

«L’école publique est ce qui permet à l’enfant de s’affranchir, plusieurs heures par jour, de son milieu familial et social, quel qu’il soit, pour se confronter au monde et apprendre à s’y frayer d’un chemin.

Sommario NON visibile

«Le sette non vogliono il bene di nessuno: vogliono autoalimentarsi, continuare a esistere. Una mia insegnante una volta, di fronte alle mie perplessità per alcuni episodi scioccanti a cui avevo assistito, perplessità che mi hanno portato di lì a breve a essere allontanato, mi disse: «Vedi, quando io ho deciso di entrare a far parte di questo gruppo ho deciso che mai il mio interesse personale avrebbe avuto la priorità rispetto a quello comune». Il che si è tradotto nella connivenza con l’abuso in nome dell’«armonia della scuola». Le facoltà individuali – percezione del bene e del male, dignità, rispetto di sé – in una setta non contano più. Si entra in una dimensione nuova. La fascinazione tumultuosa nei confronti di queste comunità per me forse ha iniziato a incrinarsi lì. Il mio (parziale) risveglio c’è stato quando s’è fatto strada in me il sospetto che le sette siano sempre progetti di controllo dell’altro che strumentalizzano il nostro bisogno di finire in una storia vivida, magari un po’ epica. La religione, la pratica spirituale, la cura, il processo di disintossicazione sono pretesti, sono l’epifenomeno. In realtà esse mirano a disporre di un bacino di risorse viventi, e questo è un elemento ricorrente sia nella San Patrignano delle origini, che in Osho e Scientology».
Jonathan Bazzi, "Il dilemma di Sanpa: perché siamo affascinati dalle sette?", Domani, 08.01.2021

«Le sette non vogliono il bene di nessuno: vogliono autoalimentarsi, continuare a esistere. Una mia insegnante una volta, di fronte alle mie perplessità per alcuni episodi scioccanti a cui avevo assistito, perplessità che mi hanno portato di lì a breve a essere allontanato, mi disse: «Vedi, quando io ho deciso di entrare a far parte di questo gruppo ho deciso che mai il mio interesse personale avrebbe avuto la priorità rispetto a quello comune». Il che si è tradotto nella connivenza con l’abuso in nome dell’«armonia della scuola». Le facoltà individuali – percezione del bene e del male, dignità, rispetto di sé – in una setta non contano più. Si entra in una dimensione nuova. La fascinazione tumultuosa nei confronti di queste comunità per me forse ha iniziato a incrinarsi lì. Il mio (parziale) risveglio c’è stato quando s’è fatto strada in me il sospetto che le sette siano sempre progetti di controllo dell’altro che strumentalizzano il nostro bisogno di finire in una storia vivida, magari un po’ epica. La religione, la pratica spirituale, la cura, il processo di disintossicazione sono pretesti, sono l’epifenomeno. In realtà esse mirano a disporre di un bacino di risorse viventi, e questo è un elemento ricorrente sia nella San Patrignano delle origini, che in Osho e Scientology».
Jonathan Bazzi, "Il dilemma di Sanpa: perché siamo affascinati dalle sette?", Domani, 08.01.2021

«Le sette non vogliono il bene di nessuno: vogliono autoalimentarsi, continuare a esistere.

Sommario NON visibile

«Wissenschaft und Humanität suchen sich gegenseitig. Der humane Arzt will von der Wissenschaft nicht mehr, als sie leisten kann, will aber diese Leistung vollständig und gewissenhaft. Der wissenschaftliche Arzt weiss, dass er für die Praxis mit blosser Wissenschaft nicht ausreicht. An der Grenze des wissenschaftlich Möglichen ist er Helfer und Schicksalsgefährte des Leidenden aus der Gemeinschaft des Menschseins. Wissenschaftlichkeit und Humanität sind unlösbar verbunden». 
Karl Jaspers, Hoffnung und Sorge. Schriften zur deutschen Politik 1945–1964.

«Wissenschaft und Humanität suchen sich gegenseitig. Der humane Arzt will von der Wissenschaft nicht mehr, als sie leisten kann, will aber diese Leistung vollständig und gewissenhaft. Der wissenschaftliche Arzt weiss, dass er für die Praxis mit blosser Wissenschaft nicht ausreicht. An der Grenze des wissenschaftlich Möglichen ist er Helfer und Schicksalsgefährte des Leidenden aus der Gemeinschaft des Menschseins. Wissenschaftlichkeit und Humanität sind unlösbar verbunden». 
Karl Jaspers, Hoffnung und Sorge. Schriften zur deutschen Politik 1945–1964.

«Wissenschaft und Humanität suchen sich gegenseitig. Der humane Arzt will von der Wissenschaft nicht mehr, als sie leisten kann, will aber diese Leistung vollständig und gewissenhaft. Der wissenschaftliche Arzt weiss, dass er für die Praxis mit blosser Wissenschaft nicht ausreicht.

Sommario NON visibile

«Chère Madame Denise. Vous ne lirez pas cette lettre. Cet écrit est pour vous rendre hommage, tant vous rencontrer aura été fondateur dans notre façon d’être médecins. Nous pensons souvent à vous depuis cette soirée de mars où vous vous êtes présentée aux urgences le souffle court, avec tous les autres signes de l’infection par le SARS-CoV-2. Ni votre vieux cancer presque guéri, ni votre insuffisance cardiaque, ni même votre âge avancé n’ont empêché votre admission en réanimation. C’est vous qui avez pris cette décision, qui avez exprimé vos préférences. Vous ne vouliez pas occuper cette dernière place dans le service, vous vouliez la laisser à vos enfants et à vos petits-enfants. Vous aviez besoin de tellement d’oxygène que vous vouliez être sûre qu’il en resterait pour tout le monde. Il y en avait pour tout le monde [...]». Continua a leggere
"L'hommage ému de soignants à Denise, une patiente âgée morte du Covid-19", Le Monde, 07.12.2020.

«Chère Madame Denise. Vous ne lirez pas cette lettre. Cet écrit est pour vous rendre hommage, tant vous rencontrer aura été fondateur dans notre façon d’être médecins. Nous pensons souvent à vous depuis cette soirée de mars où vous vous êtes présentée aux urgences le souffle court, avec tous les autres signes de l’infection par le SARS-CoV-2. Ni votre vieux cancer presque guéri, ni votre insuffisance cardiaque, ni même votre âge avancé n’ont empêché votre admission en réanimation. C’est vous qui avez pris cette décision, qui avez exprimé vos préférences. Vous ne vouliez pas occuper cette dernière place dans le service, vous vouliez la laisser à vos enfants et à vos petits-enfants. Vous aviez besoin de tellement d’oxygène que vous vouliez être sûre qu’il en resterait pour tout le monde. Il y en avait pour tout le monde [...]». Continua a leggere
"L'hommage ému de soignants à Denise, une patiente âgée morte du Covid-19", Le Monde, 07.12.2020.

«Chère Madame Denise. Vous ne lirez pas cette lettre. Cet écrit est pour vous rendre hommage, tant vous rencontrer aura été fondateur dans notre façon d’être médecins.

Sommario NON visibile

Dimmi come sei nato

In Svizzera un parto su tre è ricordato in modo traumatico. Per approfondire le ragioni di questo vissuto e capire come trasformare le esperienze della gravidanza, del parto e della nascita in maniera positiva e consapevole, la Fondazione Sasso Corbaro ha assistito al convegno “Dimmi come sei nato” – organizzato da Carlo Polidori il 17 e 18 ottobre scorsi – con la partecipazione di un ospite d’eccezione: Michel Odent. Al webinar hanno preso parte professionisti attivi nel settore della salute che hanno avuto la possibilità di dialogare con il celebre medico e teorico del parto fisiologico e con la sua interprete Clara Scropetta.

Tra gli aspetti emersi e che stanno particolarmente a cuore al medico francese citiamo le possibili conseguenze dell’uso di ossitocina sintetica per avviare o accelerare il travaglio, la funzione fondamentale del processo di inibizione della corteccia cerebrale durante il parto e i rischi derivanti dal considerare l’età gestazionale (del feto) e l’età biologica (della madre) come unici criteri per stabilire, e spesso forzare, il momento “ideale” del parto. Secondo Odent, l’utilizzo routinario di ossitocina sintetica, di cui non si conoscono gli effetti a lungo termine, dovrebbe essere messo in discussione. Al giorno d’oggi, infatti, a causa dell’aumento dei parti indotti, un numero ormai esiguo di neonati nasce a seguito del rilascio dei cosiddetti “ormoni dell’amore”, con potenziali effetti sulla capacità di amare, provare empatia e quindi anche sul futuro dell’umanità. L’auspicio è che l’uso di ossitocina sintetica venga ridimensionato nella pratica medica, stimolando invece la produzione di ossitocina naturale e favorendo il processo di inibizione della corteccia cerebrale della partoriente. Che consigli dare dunque a chi assiste una donna in travaglio? Seguire alcuni semplici accorgimenti nel preparare la sala parto (rendere la stanza accogliente e abbassare le luci) e prestare particolare attenzione alle modalità con cui si interagisce con la futura mamma (lasciarla tranquilla, proteggerla da ogni fonte di stress, fare in modo che non si senta osservata e parlarle il meno possibile).

È inoltre necessario cambiare strategia per quanto riguarda i criteri presi in considerazione per giustificare la necessità di indurre il parto: l’età avanzata della madre in gravidanza e la presunta età gestazionale del feto. Secondo Odent, non è l’età anagrafica della donna a contare, ma piuttosto quella biologica e le sue condizioni di salute. Simile principio vale per il feto: non è indicativo riferirsi al termine delle 40 settimane, ma alla condizione della placenta e del liquido amniotico.

Le modalità con cui nasciamo contano e hanno il potenziale di influenzare il futuro dell’umanità. Per questo motivo è utile e necessario porsi nuove domande, aprire la strada a nuovi scenari e paradigmi, contribuendo così a modificare, quando necessario, anche le pratiche ostetriche affinché l’esperienza del parto possa essere vissuta in maniera più positiva e consapevole.

Laura Lazzari Vosti

Dimmi come sei nato

In Svizzera un parto su tre è ricordato in modo traumatico. Per approfondire le ragioni di questo vissuto e capire come trasformare le esperienze della gravidanza, del parto e della nascita in maniera positiva e consapevole, la Fondazione Sasso Corbaro ha assistito al convegno “Dimmi come sei nato” – organizzato da Carlo Polidori il 17 e 18 ottobre scorsi – con la partecipazione di un ospite d’eccezione: Michel Odent. Al webinar hanno preso parte professionisti attivi nel settore della salute che hanno avuto la possibilità di dialogare con il celebre medico e teorico del parto fisiologico e con la sua interprete Clara Scropetta.

Tra gli aspetti emersi e che stanno particolarmente a cuore al medico francese citiamo le possibili conseguenze dell’uso di ossitocina sintetica per avviare o accelerare il travaglio, la funzione fondamentale del processo di inibizione della corteccia cerebrale durante il parto e i rischi derivanti dal considerare l’età gestazionale (del feto) e l’età biologica (della madre) come unici criteri per stabilire, e spesso forzare, il momento “ideale” del parto. Secondo Odent, l’utilizzo routinario di ossitocina sintetica, di cui non si conoscono gli effetti a lungo termine, dovrebbe essere messo in discussione. Al giorno d’oggi, infatti, a causa dell’aumento dei parti indotti, un numero ormai esiguo di neonati nasce a seguito del rilascio dei cosiddetti “ormoni dell’amore”, con potenziali effetti sulla capacità di amare, provare empatia e quindi anche sul futuro dell’umanità. L’auspicio è che l’uso di ossitocina sintetica venga ridimensionato nella pratica medica, stimolando invece la produzione di ossitocina naturale e favorendo il processo di inibizione della corteccia cerebrale della partoriente. Che consigli dare dunque a chi assiste una donna in travaglio? Seguire alcuni semplici accorgimenti nel preparare la sala parto (rendere la stanza accogliente e abbassare le luci) e prestare particolare attenzione alle modalità con cui si interagisce con la futura mamma (lasciarla tranquilla, proteggerla da ogni fonte di stress, fare in modo che non si senta osservata e parlarle il meno possibile).

È inoltre necessario cambiare strategia per quanto riguarda i criteri presi in considerazione per giustificare la necessità di indurre il parto: l’età avanzata della madre in gravidanza e la presunta età gestazionale del feto. Secondo Odent, non è l’età anagrafica della donna a contare, ma piuttosto quella biologica e le sue condizioni di salute. Simile principio vale per il feto: non è indicativo riferirsi al termine delle 40 settimane, ma alla condizione della placenta e del liquido amniotico.

Le modalità con cui nasciamo contano e hanno il potenziale di influenzare il futuro dell’umanità. Per questo motivo è utile e necessario porsi nuove domande, aprire la strada a nuovi scenari e paradigmi, contribuendo così a modificare, quando necessario, anche le pratiche ostetriche affinché l’esperienza del parto possa essere vissuta in maniera più positiva e consapevole.

Laura Lazzari Vosti

Dimmi come sei nato

In Svizzera un parto su tre è ricordato in modo traumatico. Per approfondire le ragioni di questo vissuto e capire come trasformare le esperienze della gravidanza, del parto e della nascita in maniera positiva e consapevole, la Fondazione Sasso Corbaro ha assistito al convegno “Dimmi come sei nato” – organizzato da Carlo Polidori il 17 e 18 ottobre scorsi – con la partecipazione di un ospite d’eccezione: Michel Odent. Al webinar hanno preso parte professionisti attivi nel settore della salute che hanno avuto la possibilità di dialogare con il celebre medico e teorico del parto fisiologico e con la sua interprete Clara Scropetta.
Sommario visibile

«In un dibattito sulla ricostruzione che rischia di essere sequestrato dal problema della sicurezza, la nascita di un figlio appare come un fiore stretto nella pietra, come il segno tangibile che la vita può ricominciare ogni volta anche quando sembra che il mondo abbia esaurito i suoi giorni. Siamo fatti per nascere infinite volte e non per morire. Per questo la nascita di un figlio è sempre una vera festa; essa porta con sé l’augurio che la vita sia sempre più forte della morte. Le istituzioni hanno però il compito decisivo di non lasciare le nostre famiglie a se stesse, soprattutto quelle economicamente più fragili e vulnerabili. Devono fare estrema attenzione a non rendere la nascita di un figlio una possibilità preclusa ai più deboli. Sarebbe un disastro antropologico che aumenterebbe in modo traumatico le diseguaglianze sociali spegnendo quella luce che da sempre investe la nascita di un figlio. Se questo tempo di crisi mostra che è solo l’esistenza di un figlio che può dare avvenire a un Paese, ribadisce anche, per un’ennesima volta, che è solo l’esistenza del lavoro per tutti che può dare dignità alla vita umana». 
Massimo Recalcati, "La solitudine della famiglia italiana abbandonata dalle istituzioni", La Repubblica, 4 luglio 2020.

«In un dibattito sulla ricostruzione che rischia di essere sequestrato dal problema della sicurezza, la nascita di un figlio appare come un fiore stretto nella pietra, come il segno tangibile che la vita può ricominciare ogni volta anche quando sembra che il mondo abbia esaurito i suoi giorni. Siamo fatti per nascere infinite volte e non per morire. Per questo la nascita di un figlio è sempre una vera festa; essa porta con sé l’augurio che la vita sia sempre più forte della morte. Le istituzioni hanno però il compito decisivo di non lasciare le nostre famiglie a se stesse, soprattutto quelle economicamente più fragili e vulnerabili. Devono fare estrema attenzione a non rendere la nascita di un figlio una possibilità preclusa ai più deboli. Sarebbe un disastro antropologico che aumenterebbe in modo traumatico le diseguaglianze sociali spegnendo quella luce che da sempre investe la nascita di un figlio. Se questo tempo di crisi mostra che è solo l’esistenza di un figlio che può dare avvenire a un Paese, ribadisce anche, per un’ennesima volta, che è solo l’esistenza del lavoro per tutti che può dare dignità alla vita umana». 
Massimo Recalcati, "La solitudine della famiglia italiana abbandonata dalle istituzioni", La Repubblica, 4 luglio 2020.

«In un dibattito sulla ricostruzione che rischia di essere sequestrato dal problema della sicurezza, la nascita di un figlio appare come un fiore stretto nella pietra, come il segno tangibile che la vita può ricominciare ogni volta anche quando sembra che

Sommario NON visibile

«Ho l'impressione che l'uomo sia davvero capace di tutto. Non è una novità. Ma prendi questa storia dei vecchi, della loro sacrificabilità, che alcuni insensatamente, egoisticamente, cinicamente hanno proclamato. Mi ricorda la Rupe Tarpea, il sacrificio dei deboli. Come possiamo far rientrare ragionevolmente queste frasi nel territorio dell'umano? Canetti diceva che quando muore un vecchio muore più vita. [...] Muoiono gli anni che costoro hanno interpretato e vissuto. Li ritroveremo - o saremo capaci di ritrovarli a patto di vedere i vecchi come dei bambini diversi che se ne vanno. Come dei volti antichi ma prossimi alla nostra empatia. [...] Quei volti mascherati nascondono la sofferenza, azzerano le diversità e ci dicono più di ogni altra cosa che siamo davvero sulla frontiera dell'umano. [...] La morte, come diceva Bataille, è il culmine dell'esperienza, ma nel momento in cui essa si compie viene anche perduta. Credo che il rapporto con la morte sia molto soggettivo. Per me, come ho detto, è il desiderio di essere presente e di sapere. Ma esiste anche la morte come orizzonte collettivo. La vediamo ogni giorno, forse impudicamente esibita. Vediamo o intravediamo soprattutto la morte di chi muore solo. Questo mi pare un insopportabile estremo, come la tragica violenza di un corteo di bare che scorre anonimo sotto i nostri occhi. L'immagine o anche il racconto di queste morti in sé violente agisce su di me come una violenza irreparabile. [...] Quando riconosceremo negli altri il diritto al compianto che oggi viene spesso negato. Compianto per esempio per il profugo o per i morti anonimi.Compianto non è pietà è qualcosa che implica una collettività, una società, una polis. È dunque una dimensione politica».
Franco Rella in Antonio Gnoli, "Le nostre vite al confine dell'umano", Robinson - La Repubblica, 18.04.2020.

«Ho l'impressione che l'uomo sia davvero capace di tutto. Non è una novità. Ma prendi questa storia dei vecchi, della loro sacrificabilità, che alcuni insensatamente, egoisticamente, cinicamente hanno proclamato. Mi ricorda la Rupe Tarpea, il sacrificio dei deboli. Come possiamo far rientrare ragionevolmente queste frasi nel territorio dell'umano? Canetti diceva che quando muore un vecchio muore più vita. [...] Muoiono gli anni che costoro hanno interpretato e vissuto. Li ritroveremo - o saremo capaci di ritrovarli a patto di vedere i vecchi come dei bambini diversi che se ne vanno. Come dei volti antichi ma prossimi alla nostra empatia. [...] Quei volti mascherati nascondono la sofferenza, azzerano le diversità e ci dicono più di ogni altra cosa che siamo davvero sulla frontiera dell'umano. [...] La morte, come diceva Bataille, è il culmine dell'esperienza, ma nel momento in cui essa si compie viene anche perduta. Credo che il rapporto con la morte sia molto soggettivo. Per me, come ho detto, è il desiderio di essere presente e di sapere. Ma esiste anche la morte come orizzonte collettivo. La vediamo ogni giorno, forse impudicamente esibita. Vediamo o intravediamo soprattutto la morte di chi muore solo. Questo mi pare un insopportabile estremo, come la tragica violenza di un corteo di bare che scorre anonimo sotto i nostri occhi. L'immagine o anche il racconto di queste morti in sé violente agisce su di me come una violenza irreparabile. [...] Quando riconosceremo negli altri il diritto al compianto che oggi viene spesso negato. Compianto per esempio per il profugo o per i morti anonimi.Compianto non è pietà è qualcosa che implica una collettività, una società, una polis. È dunque una dimensione politica».
Franco Rella in Antonio Gnoli, "Le nostre vite al confine dell'umano", Robinson - La Repubblica, 18.04.2020.

«Ho l'impressione che l'uomo sia davvero capace di tutto. Non è una novità. Ma prendi questa storia dei vecchi, della loro sacrificabilità, che alcuni insensatamente, egoisticamente, cinicamente hanno proclamato. Mi ricorda la Rupe Tarpea, il sacrificio dei deboli.

Sommario NON visibile

«Come resistere a quella che potremmo chiamare l’“agenda del diavolo”, che il Covid-19 prova nuovamente ad imporci proprio in queste settimane? Un’agenda, che non evoca diavolerie o altri misteri, ma solamente ci costringe a fare i conti con quella sua selvaggia virulenza, quella di vero diabolos, maestro nell’arte maligna del separare, allontanare, distruggere legami obbligandoci alla distanza, a quel tenerci lontani gli uni dagli altri, nel fare della vicinanza dei corpi, sorgente della nostra intimità e del nostro riconoscerci nella bellezza dell’incontro, il luogo principe del contagio e della contaminazione. Da qui le parole d’ordine di un confronto con una bio-virologia di cui abbiamo perso il controllo. Parole come stare vicini pur nella distanza, stare in casa, respirare con una mascherina, che protegge, ma cancella il Volto. Parole e pensieri, che ci siamo detti molte volte in questo annus horribilis, mentre la situazione sanitaria, tra tracciabilità sociale e mascherine, sullo scivolo periglioso dei contagi, delle ospedalizzazioni, dei letti in cure intese, sembra correre più veloce di noi e della nostra tecno-medicina. [...]» Clicca qui per leggere l'articolo completo
Graziano Martignoni, "L’ agenda del diavolo' tra libertà e sicurezza al tempo del Grande Contagio", La Rivista - Locarno, 10.12.2020.

«Come resistere a quella che potremmo chiamare l’“agenda del diavolo”, che il Covid-19 prova nuovamente ad imporci proprio in queste settimane? Un’agenda, che non evoca diavolerie o altri misteri, ma solamente ci costringe a fare i conti con quella sua selvaggia virulenza, quella di vero diabolos, maestro nell’arte maligna del separare, allontanare, distruggere legami obbligandoci alla distanza, a quel tenerci lontani gli uni dagli altri, nel fare della vicinanza dei corpi, sorgente della nostra intimità e del nostro riconoscerci nella bellezza dell’incontro, il luogo principe del contagio e della contaminazione. Da qui le parole d’ordine di un confronto con una bio-virologia di cui abbiamo perso il controllo. Parole come stare vicini pur nella distanza, stare in casa, respirare con una mascherina, che protegge, ma cancella il Volto. Parole e pensieri, che ci siamo detti molte volte in questo annus horribilis, mentre la situazione sanitaria, tra tracciabilità sociale e mascherine, sullo scivolo periglioso dei contagi, delle ospedalizzazioni, dei letti in cure intese, sembra correre più veloce di noi e della nostra tecno-medicina. [...]» Clicca qui per leggere l'articolo completo
Graziano Martignoni, "L’ agenda del diavolo' tra libertà e sicurezza al tempo del Grande Contagio", La Rivista - Locarno, 10.12.2020.

«Come resistere a quella che potremmo chiamare l’“agenda del diavolo”, che il Covid-19 prova nuovamente ad imporci proprio in queste settimane?

Sommario NON visibile

«Soprattutto in La scienza come vocazione, pubblicato nel 1919, Max Weber ribadì che scienza e politica sono due sfere di valore e contesti istituzionali autonomi. Il ruolo dello scienziato dovrebbe essere separato dal ruolo del politico o del cittadino. Lo scienziato può fornire una critica tecnica basata su giudizi di fatto, il politico o il cittadino devono scegliere anche in base a giudizi di valore. Nel caso tedesco, questa divisione del lavoro ha funzionato molto bene nella prima fase della pandemia. Si è offuscata nella seconda fase. Perché? I politici hanno sopravvalutato le capacità di chiarezza e coerenza, nonché i tempi necessariamente lunghi della ricerca virologica. Gli scienziati hanno dal canto loro sopravvalutato la pazienza dei politici e dei cittadini nel tollerare e rispettare le misure di contenimento. Non appena queste ultime hanno prodotto i primi risultati, la paura è finita e la pazienza si è esaurita.»
Wolfgang Schluchter in "Il virus di Weber. Non mescolate scienza e politica - conversazione di Maurizio Ferrera con Wolfgang Schluchter", La Lettura, 07.06.2020.

«Soprattutto in La scienza come vocazione, pubblicato nel 1919, Max Weber ribadì che scienza e politica sono due sfere di valore e contesti istituzionali autonomi. Il ruolo dello scienziato dovrebbe essere separato dal ruolo del politico o del cittadino. Lo scienziato può fornire una critica tecnica basata su giudizi di fatto, il politico o il cittadino devono scegliere anche in base a giudizi di valore. Nel caso tedesco, questa divisione del lavoro ha funzionato molto bene nella prima fase della pandemia. Si è offuscata nella seconda fase. Perché? I politici hanno sopravvalutato le capacità di chiarezza e coerenza, nonché i tempi necessariamente lunghi della ricerca virologica. Gli scienziati hanno dal canto loro sopravvalutato la pazienza dei politici e dei cittadini nel tollerare e rispettare le misure di contenimento. Non appena queste ultime hanno prodotto i primi risultati, la paura è finita e la pazienza si è esaurita.»
Wolfgang Schluchter in "Il virus di Weber. Non mescolate scienza e politica - conversazione di Maurizio Ferrera con Wolfgang Schluchter", La Lettura, 07.06.2020.

«Soprattutto in La scienza come vocazione, pubblicato nel 1919, Max Weber ribadì che scienza e politica sono due sfere di valore e contesti istituzionali autonomi.

Sommario NON visibile

«Fact-checker le complotisme est nécessaire. Mais nous devons répondre à un autre niveau, celui de la nécessité de trouver des raisons d’être ensemble, de vivre en démocratie. Le rôle de la politique, de la culture et au-delà de la pensée, c’est d’ouvrir le futur, de le sortir d’un modèle fataliste, économique surtout, sans récit, dénué de sens, à bout de souffle, qui détruit l’environnement en même temps qu’il nous étouffe dans les affres du Covid.». 
Bertrand Kiefer, "Réalités souterraines", Revue Médicale Suisse, 25.11.2020.

«Fact-checker le complotisme est nécessaire. Mais nous devons répondre à un autre niveau, celui de la nécessité de trouver des raisons d’être ensemble, de vivre en démocratie. Le rôle de la politique, de la culture et au-delà de la pensée, c’est d’ouvrir le futur, de le sortir d’un modèle fataliste, économique surtout, sans récit, dénué de sens, à bout de souffle, qui détruit l’environnement en même temps qu’il nous étouffe dans les affres du Covid.». 
Bertrand Kiefer, "Réalités souterraines", Revue Médicale Suisse, 25.11.2020.

«Fact-checker le complotisme est nécessaire. Mais nous devons répondre à un autre niveau, celui de la nécessité de trouver des raisons d’être ensemble, de vivre en démocratie.

Sommario NON visibile

«2020 has been a year of incredible scientific achievement. In less than 12 months, researchers have characterised a novel illness, sequenced a new virus's genome, developed diagnostics, produced treatment protocols, and established the efficacy of drugs and vaccines in randomised controlled trials. Many people are feeling hopeful for the first time in a long time. But there is still much to learn and many barriers to overcome. On Nov 14, 5 days after the announcement by Pfizer, 663'772 new cases of COVID-19 were recorded, the largest number in a single day. It is a dangerous moment to be complacent». 
"COVID-19 vaccines: no time for complacency", The Lancet, 21.11.2020.

«2020 has been a year of incredible scientific achievement. In less than 12 months, researchers have characterised a novel illness, sequenced a new virus's genome, developed diagnostics, produced treatment protocols, and established the efficacy of drugs and vaccines in randomised controlled trials. Many people are feeling hopeful for the first time in a long time. But there is still much to learn and many barriers to overcome. On Nov 14, 5 days after the announcement by Pfizer, 663'772 new cases of COVID-19 were recorded, the largest number in a single day. It is a dangerous moment to be complacent». 
"COVID-19 vaccines: no time for complacency", The Lancet, 21.11.2020.

«2020 has been a year of incredible scientific achievement.

Sommario NON visibile

«Taking novel vaccines successfully through phase 1 to phase 3 trials within a year has been an outstanding achievement, but equally challenging over the coming year will be persuading governments and populations to use COVID-19 vaccines effectively to create herd immunity to protect all». 
Roy M. Anderson, "Challenges in creating herd immunity to SARS-CoV-2 infection by mass vaccination", The Lancet, 04.11.2020.

«Taking novel vaccines successfully through phase 1 to phase 3 trials within a year has been an outstanding achievement, but equally challenging over the coming year will be persuading governments and populations to use COVID-19 vaccines effectively to create herd immunity to protect all». 
Roy M. Anderson, "Challenges in creating herd immunity to SARS-CoV-2 infection by mass vaccination", The Lancet, 04.11.2020.

«Taking novel vaccines successfully through phase 1 to phase 3 trials within a year has been an outstanding achievement, but equally challenging over the coming year will be persuading governments and populations to use COVID-19 vaccines effectively to create herd immunity to protect all&ra

Sommario NON visibile

«Selon ma conception, que je développe dans le tome V de La Méthode, l’éthique ne peut se borner aux bonnes intentions. Elle doit avoir le sens des conséquences de ses actions, qui souvent sont contraires aux intentions. Et surtout, toute décision prise dans un contexte incertain ou conflictuel comporte un risque d’effets contraires. Aussi les caricatures ne peuvent être jugées seulement selon les intentions libératrices ou libertaires de leurs auteurs et diffuseurs, mais aussi selon les possibilités de leurs néfastes ou désastreuses conséquences. La liberté d’expression ne saurait exclure toute prévoyance des malentendus, incompréhensions, conséquences violentes ou criminelles qu’elle peut provoquer. Est-ce que ces caricatures peuvent aider des êtres pieux et croyants à mettre en doute leur croyance ? Nullement. Est-ce qu’elles peuvent contribuer à affaiblir le djihadisme ? Nullement.». 
Edgar Morin in Nicolas Truong, "Assassinat de Samuel Paty : pour Edgar Morin, «le plus dangereux est que deux France se dissocient et s’opposent»", Le Monde, 20.11.2020.

«Selon ma conception, que je développe dans le tome V de La Méthode, l’éthique ne peut se borner aux bonnes intentions. Elle doit avoir le sens des conséquences de ses actions, qui souvent sont contraires aux intentions. Et surtout, toute décision prise dans un contexte incertain ou conflictuel comporte un risque d’effets contraires. Aussi les caricatures ne peuvent être jugées seulement selon les intentions libératrices ou libertaires de leurs auteurs et diffuseurs, mais aussi selon les possibilités de leurs néfastes ou désastreuses conséquences. La liberté d’expression ne saurait exclure toute prévoyance des malentendus, incompréhensions, conséquences violentes ou criminelles qu’elle peut provoquer. Est-ce que ces caricatures peuvent aider des êtres pieux et croyants à mettre en doute leur croyance ? Nullement. Est-ce qu’elles peuvent contribuer à affaiblir le djihadisme ? Nullement.». 
Edgar Morin in Nicolas Truong, "Assassinat de Samuel Paty : pour Edgar Morin, «le plus dangereux est que deux France se dissocient et s’opposent»", Le Monde, 20.11.2020.

«Selon ma conception, que je développe dans le tome V de La Méthode, l’éthique ne peut se borner aux bonnes intentions. Elle doit avoir le sens des conséquences de ses actions, qui souvent sont contraires aux intentions.

Sommario NON visibile

«Se il dolore tragico della vita è "cieco e senza scopo", se esso resta senza riscatto perchè non c'è nessun Dio sopra le nostre teste e se la violenza non è altro che il riflesso di questa "copla originale", quello che resta è la sorellanza come capacità di restare vicino alla sorella che soffre. "L'aria impura del mondo" non può togliere al mondo il suo splendore». 
Donatella di Pietrantonio in Massimo Recalcati, "Ci salverà la sorellanza", La Repubblica, 04.11.2020.

«Se il dolore tragico della vita è "cieco e senza scopo", se esso resta senza riscatto perchè non c'è nessun Dio sopra le nostre teste e se la violenza non è altro che il riflesso di questa "copla originale", quello che resta è la sorellanza come capacità di restare vicino alla sorella che soffre. "L'aria impura del mondo" non può togliere al mondo il suo splendore». 
Donatella di Pietrantonio in Massimo Recalcati, "Ci salverà la sorellanza", La Repubblica, 04.11.2020.

«Se il dolore tragico della vita è "cieco e senza scopo", se esso resta senza riscatto perchè non c'è nessun Dio sopra le nostre teste e se la violenza non è altro che il riflesso di questa "copla originale", quello che resta è la sorellanza come capacità di restare

Sommario NON visibile

«Before I become your doctor, you have been intubated for weeks. I am a point in time, unattached to the greater narrative. I call your husband each afternoon, tell him you are stable. He asks about the medicine that props up your blood pressure. He calls it the levo, acquainted by now with the slang of intensive care. It’s true, we have pressors to assist your failing heart, a ventilator to breathe for you, venovenous hemofiltration to do the work of your kidneys. “Your wife is very sick,” I say, “but stably sick.” None of this is anything new. Your name is a poem I’m required to keep to myself. Who were you before the virus, before you were this — this list of failing organs run in despair by a repurposed trainee neurologist? Do you have children who smile at the sound of your voice? What was the last thing you were allowed to tell them, before you came alone into the hospital, before the breathing tube, the drug-induced coma?» Continua a leggere
Anna DeForest, The New Stability, The New England Journal of Medicine, 29.10.2020.

«Before I become your doctor, you have been intubated for weeks. I am a point in time, unattached to the greater narrative. I call your husband each afternoon, tell him you are stable. He asks about the medicine that props up your blood pressure. He calls it the levo, acquainted by now with the slang of intensive care. It’s true, we have pressors to assist your failing heart, a ventilator to breathe for you, venovenous hemofiltration to do the work of your kidneys. “Your wife is very sick,” I say, “but stably sick.” None of this is anything new. Your name is a poem I’m required to keep to myself. Who were you before the virus, before you were this — this list of failing organs run in despair by a repurposed trainee neurologist? Do you have children who smile at the sound of your voice? What was the last thing you were allowed to tell them, before you came alone into the hospital, before the breathing tube, the drug-induced coma?» Continua a leggere
Anna DeForest, The New Stability, The New England Journal of Medicine, 29.10.2020.

«Before I become your doctor, you have been intubated for weeks. I am a point in time, unattached to the greater narrative. I call your husband each afternoon, tell him you are stable. He asks about the medicine that props up your blood pressure.

Sommario NON visibile

«Il cammino verso la guarigione, verso una riapertura effettivamente piena della vita non è mai dritto, ma spiraliforme, fatto di passi avanti e ricadute. Bisogna imparare a non negare il male ma a sostare di fronte ad esso, a sopportare il suo peso. È una postura mentale ma è anche un'altra tremenda lezione di questo virus: precipitarsi verso l'uscita della crisi rende i nostri comportamenti scomposti e irrazionali. Non dobbiamo nasconderci che siamo di fronte a una tendenza profonda della vita umana: negare la morte, il male, il negativo nel nome dell'illusione di una vita senza ferite e senza traumi. Saper sostare di fronte al negativo, saper stare dove la paura è più grande significa imparare a convivere con lo straniero. È il compito di una vita che sa essere all'altezza di quello che le accade, che, come ricordava Deleuze, è la sola forma possibile per un'etica in grado di tenere conto del reale». 
Massimo Recalcati, "La lezione della fase 2 del Covid: non si può negare il Male", La Repubblica, 24.10.2020.

«Il cammino verso la guarigione, verso una riapertura effettivamente piena della vita non è mai dritto, ma spiraliforme, fatto di passi avanti e ricadute. Bisogna imparare a non negare il male ma a sostare di fronte ad esso, a sopportare il suo peso. È una postura mentale ma è anche un'altra tremenda lezione di questo virus: precipitarsi verso l'uscita della crisi rende i nostri comportamenti scomposti e irrazionali. Non dobbiamo nasconderci che siamo di fronte a una tendenza profonda della vita umana: negare la morte, il male, il negativo nel nome dell'illusione di una vita senza ferite e senza traumi. Saper sostare di fronte al negativo, saper stare dove la paura è più grande significa imparare a convivere con lo straniero. È il compito di una vita che sa essere all'altezza di quello che le accade, che, come ricordava Deleuze, è la sola forma possibile per un'etica in grado di tenere conto del reale». 
Massimo Recalcati, "La lezione della fase 2 del Covid: non si può negare il Male", La Repubblica, 24.10.2020.

«Il cammino verso la guarigione, verso una riapertura effettivamente piena della vita non è mai dritto, ma spiraliforme, fatto di passi avanti e ricadute. Bisogna imparare a non negare il male ma a sostare di fronte ad esso, a sopportare il suo peso.

Sommario NON visibile

«Quella sera [...] chiesi a Piero il senso della parola "epidemia". Rispose che veniva dal greco antico, epidemeo, che vuol dire viaggiare. Cosa c'entra il viaggio con l'influenza, gli chiesi. "Epidemia non è solo una malattia che viaggia," rispose, "ma anche il viaggio che i medici facevano per capire le malattie. Nell'antichità i terapeuti battevano tutto il Mediterraneo per arricchire le loro conoscenze. Fu così che furono gettati le basi dell'Accademia, della scienza moderna e dello scambio di saperi. I Greci erano molto avanti, credevano nella profilassi, anche perché già allora si sapeva che mantenersi sani costa meno che curarsi da malati. Galeno, quando parla di dieta, non si limita al cibo, ma enuncia anche un insieme di regole di vita. Avremmo molto da imparare dagli antichi"».
Paolo Rumiz, Il veliero sul tetto, Feltrinelli, Milano, 2020.

«Quella sera [...] chiesi a Piero il senso della parola "epidemia". Rispose che veniva dal greco antico, epidemeo, che vuol dire viaggiare. Cosa c'entra il viaggio con l'influenza, gli chiesi. "Epidemia non è solo una malattia che viaggia," rispose, "ma anche il viaggio che i medici facevano per capire le malattie. Nell'antichità i terapeuti battevano tutto il Mediterraneo per arricchire le loro conoscenze. Fu così che furono gettati le basi dell'Accademia, della scienza moderna e dello scambio di saperi. I Greci erano molto avanti, credevano nella profilassi, anche perché già allora si sapeva che mantenersi sani costa meno che curarsi da malati. Galeno, quando parla di dieta, non si limita al cibo, ma enuncia anche un insieme di regole di vita. Avremmo molto da imparare dagli antichi"».
Paolo Rumiz, Il veliero sul tetto, Feltrinelli, Milano, 2020.

«Quella sera [...] chiesi a Piero il senso della parola "epidemia". Rispose che veniva dal greco antico, epidemeo, che vuol dire viaggiare. Cosa c'entra il viaggio con l'influenza, gli chiesi.

Sommario NON visibile

«Lei sembra mostrare un forte interesse per la probabilità e le sue applicazioni: alla vita, in generale, e alla medicina, in particolare. Da dove nasce questo interesse?»
«A rischio di sembrare estremista, io direi che la medicina moderna, in molte delle sue branche, è diventata schiava del mondo statistico. L'uomo comune, quando ha a che fare con la medicina moderna, riceve ripetutamente diagnosi o indicazioni di cure espresse in termini statistici: "se segui il piano X, hai il 90 per cento di probabilità di ricadere nella malattia nei prossimi cinque anni, e il 60 per cento nei prossimi dieci". Decodificare queste affermazioni, esplicitare le assunzioni sulle quali esse si basano (ad esempio, le assunzioni riguardanti l'infinito) va oltre la capacità di spiegazione della maggior parte dei dottori e la capacità di comprensione della maggior parte dei pazienti». 
Piergiorgio Odifreddi intervista John Coetzee, "Il Covid si sbarazza di quelli come me. Dialogo su natura, numeri e infinito", Domani, 06.10.2020.

«Lei sembra mostrare un forte interesse per la probabilità e le sue applicazioni: alla vita, in generale, e alla medicina, in particolare. Da dove nasce questo interesse?»
«A rischio di sembrare estremista, io direi che la medicina moderna, in molte delle sue branche, è diventata schiava del mondo statistico. L'uomo comune, quando ha a che fare con la medicina moderna, riceve ripetutamente diagnosi o indicazioni di cure espresse in termini statistici: "se segui il piano X, hai il 90 per cento di probabilità di ricadere nella malattia nei prossimi cinque anni, e il 60 per cento nei prossimi dieci". Decodificare queste affermazioni, esplicitare le assunzioni sulle quali esse si basano (ad esempio, le assunzioni riguardanti l'infinito) va oltre la capacità di spiegazione della maggior parte dei dottori e la capacità di comprensione della maggior parte dei pazienti». 
Piergiorgio Odifreddi intervista John Coetzee, "Il Covid si sbarazza di quelli come me. Dialogo su natura, numeri e infinito", Domani, 06.10.2020.

«Lei sembra mostrare un forte interesse per la probabilità e le sue applicazioni: alla vita, in generale, e alla medicina, in particolare. Da dove nasce questo interesse?»

Sommario NON visibile

«More than 200,000 Americans have died. Some deaths from Covid-19 were unavoidable. But, although it is impossible to project the precise number of additional American lives lost because of weak and inappropriate government policies, it is at least in the tens of thousands in a pandemic that has already killed more Americans than any conflict since World War II.
Anyone else who recklessly squandered lives and money in this way would be suffering legal consequences. Our leaders have largely claimed immunity for their actions. But this election gives us the power to render judgment. Reasonable people will certainly disagree about the many political positions taken by candidates. But truth is neither liberal nor conservative. When it comes to the response to the largest public health crisis of our time, our current political leaders have demonstrated that they are dangerously incompetent. We should not abet them and enable the deaths of thousands more Americans by allowing them to keep their jobs». 
The Editors, "Dying in a Leadership Vacuum", New England Journal of Medicine, 08.10.2020.

«More than 200,000 Americans have died. Some deaths from Covid-19 were unavoidable. But, although it is impossible to project the precise number of additional American lives lost because of weak and inappropriate government policies, it is at least in the tens of thousands in a pandemic that has already killed more Americans than any conflict since World War II.
Anyone else who recklessly squandered lives and money in this way would be suffering legal consequences. Our leaders have largely claimed immunity for their actions. But this election gives us the power to render judgment. Reasonable people will certainly disagree about the many political positions taken by candidates. But truth is neither liberal nor conservative. When it comes to the response to the largest public health crisis of our time, our current political leaders have demonstrated that they are dangerously incompetent. We should not abet them and enable the deaths of thousands more Americans by allowing them to keep their jobs». 
The Editors, "Dying in a Leadership Vacuum", New England Journal of Medicine, 08.10.2020.

«More than 200,000 Americans have died. Some deaths from Covid-19 were unavoidable.

Sommario NON visibile

«È proprio guardando in faccia alla nostra vulnerabilità che un’altra relazione con il mondo sarà possibile. Del resto, già Spinoza aveva parlato della libertà come di un continuo lavoro di emendazione delle idee inadeguate, per una migliore comprensione delle cose. Può mai esserci libertà fuori di questo lavoro incessante? E quando mai si tratta di un lavoro incompatibile con le raccomandazioni e i richiami alla prudenza e alla responsabilità cui siamo chiamati oggi?». 
Fabio Merlini, "Ma quale oltraggio alle libertà? Le limitazioni tutelano i più fragili", Corriere del Ticino, 31.10.2020.

«È proprio guardando in faccia alla nostra vulnerabilità che un’altra relazione con il mondo sarà possibile. Del resto, già Spinoza aveva parlato della libertà come di un continuo lavoro di emendazione delle idee inadeguate, per una migliore comprensione delle cose. Può mai esserci libertà fuori di questo lavoro incessante? E quando mai si tratta di un lavoro incompatibile con le raccomandazioni e i richiami alla prudenza e alla responsabilità cui siamo chiamati oggi?». 
Fabio Merlini, "Ma quale oltraggio alle libertà? Le limitazioni tutelano i più fragili", Corriere del Ticino, 31.10.2020.

«È proprio guardando in faccia alla nostra vulnerabilità che un’altra relazione con il mondo sarà possibile.

Sommario NON visibile

«Credo nel potere della bellezza. Perché anche quando è sovversiva punta sempre a una riconciliazione. L'arte difende la vulnerabilità dell'umanità». 
Jean Fabre, L'Espresso, 07.04.2019.

«Credo nel potere della bellezza. Perché anche quando è sovversiva punta sempre a una riconciliazione. L'arte difende la vulnerabilità dell'umanità». 
Jean Fabre, L'Espresso, 07.04.2019.

«Credo nel potere della bellezza. Perché anche quando è sovversiva punta sempre a una riconciliazione. L'arte difende la vulnerabilità dell'umanità». 
Jean Fabre, L'Espresso, 07.04.2019.

Sommario NON visibile

«Nous sommes entrés dans l’ère de la santé publique, mais la surprise qui nous frappe aujourd’hui, c’est que ce soit dans de telles tensions, bientôt peut-être avec une réelle violence. On devrait se réjouir que les Etats mettent enfin la santé de tous au premier plan, et dans tous les domaines de la vie. Mais non. On en a peur. Et ce ne sont pas seulement certains dictateurs réels qui agitent, cyniquement, le spectre d’une dictature de la santé! C’est le cas de certains intellectuels, et pas seulement des agitateurs de soupçon, mais des philosophes tel André Comte-Sponville. Or, même si ce n’est pas facile, nous savons concilier santé et liberté, nous avons l’expérience de la bioéthique, de ses cadres, de ses débats, aussi tendus soient-ils! Pourquoi la santé publique fait-elle peur? 
La raison en est profonde et ce n’est pas seulement le coup de force de la pandémie de Covid-19. Certes, entrer dans la santé publique sous le signe de ce virus si transmissible et sans traitement encore, du confinement, du masque, cela n’aide pas. Mais cela ne suffit pas à expliquer les peurs.
Non. Ce que la pandémie et le confinement mettent au jour, c’est que la santé publique comporte de vraies tensions intimes, des contradictions structurelles, qu’il faut affronter. Ce sont celles de la bioéthique. Mais avec quelque chose de plus et de différent. Car la santé publique, c’est la bioéthique, avec un tour d’écrou supplémentaire. Il faut dire ce que la bioéthique et la santé publique ont de commun, et de différent, si l’on veut répondre à ceux qui s’inquiètent vraiment. Car ils ont raison: la santé publique sera éthique, ou ne sera pas!
Quelle est d’abord l’analogie entre les deux? Il y a d’un côté la santé, la lutte contre la maladie et la mort. Mais de l’autre côté, la dignité, la liberté, l’égalité des humains. Les débats bioéthiques, par exemple sur la «fin de vie», que sont-ils sinon l’expression d’une telle tension? Faut-il condamner la médecine de vouloir traiter et soigner jusqu’au bout? Faut-il empêcher les humains, les citoyens, de vouloir que ce soit avec leur consentement ou leur refus éventuel? Tous les sujets de bioéthique reposent sur cette contradiction. Et les plus profonds des critiques du confinement le savent bien. Ainsi André Comte-Sponville critique l’ordre sanitaire dans la pandémie, mais il revendique aussi le libre choix en fin de vie». 
Frédéric Worms, "La santé publique sera éthique ou ne sera pas", Le Monde, 13.10.2020.

«Nous sommes entrés dans l’ère de la santé publique, mais la surprise qui nous frappe aujourd’hui, c’est que ce soit dans de telles tensions, bientôt peut-être avec une réelle violence. On devrait se réjouir que les Etats mettent enfin la santé de tous au premier plan, et dans tous les domaines de la vie. Mais non. On en a peur. Et ce ne sont pas seulement certains dictateurs réels qui agitent, cyniquement, le spectre d’une dictature de la santé! C’est le cas de certains intellectuels, et pas seulement des agitateurs de soupçon, mais des philosophes tel André Comte-Sponville. Or, même si ce n’est pas facile, nous savons concilier santé et liberté, nous avons l’expérience de la bioéthique, de ses cadres, de ses débats, aussi tendus soient-ils! Pourquoi la santé publique fait-elle peur? 
La raison en est profonde et ce n’est pas seulement le coup de force de la pandémie de Covid-19. Certes, entrer dans la santé publique sous le signe de ce virus si transmissible et sans traitement encore, du confinement, du masque, cela n’aide pas. Mais cela ne suffit pas à expliquer les peurs.
Non. Ce que la pandémie et le confinement mettent au jour, c’est que la santé publique comporte de vraies tensions intimes, des contradictions structurelles, qu’il faut affronter. Ce sont celles de la bioéthique. Mais avec quelque chose de plus et de différent. Car la santé publique, c’est la bioéthique, avec un tour d’écrou supplémentaire. Il faut dire ce que la bioéthique et la santé publique ont de commun, et de différent, si l’on veut répondre à ceux qui s’inquiètent vraiment. Car ils ont raison: la santé publique sera éthique, ou ne sera pas!
Quelle est d’abord l’analogie entre les deux? Il y a d’un côté la santé, la lutte contre la maladie et la mort. Mais de l’autre côté, la dignité, la liberté, l’égalité des humains. Les débats bioéthiques, par exemple sur la «fin de vie», que sont-ils sinon l’expression d’une telle tension? Faut-il condamner la médecine de vouloir traiter et soigner jusqu’au bout? Faut-il empêcher les humains, les citoyens, de vouloir que ce soit avec leur consentement ou leur refus éventuel? Tous les sujets de bioéthique reposent sur cette contradiction. Et les plus profonds des critiques du confinement le savent bien. Ainsi André Comte-Sponville critique l’ordre sanitaire dans la pandémie, mais il revendique aussi le libre choix en fin de vie». 
Frédéric Worms, "La santé publique sera éthique ou ne sera pas", Le Monde, 13.10.2020.

«Nous sommes entrés dans l’ère de la santé publique, mais la surprise qui nous frappe aujourd’hui, c’est que ce soit dans de telles tensions, bientôt peut-être avec une réelle violence.

Sommario NON visibile

«Public confindence in vaccination is fragile. Covid-19 vaccination programs will succeed only if there is widespread belief that available vaccines are safe and effective and that policies for prioritizing their distribution are equable and evidence-based. Trust in science and expertise are threatened, as the pandemic has shown with catastrophic results». 
Jason L. Schwartz, "Evaluating and Developing Covid-19 Vaccines", New England Journal of Medicine, 29.10.2020.

«Public confindence in vaccination is fragile. Covid-19 vaccination programs will succeed only if there is widespread belief that available vaccines are safe and effective and that policies for prioritizing their distribution are equable and evidence-based. Trust in science and expertise are threatened, as the pandemic has shown with catastrophic results». 
Jason L. Schwartz, "Evaluating and Developing Covid-19 Vaccines", New England Journal of Medicine, 29.10.2020.

«Public confindence in vaccination is fragile. Covid-19 vaccination programs will succeed only if there is widespread belief that available vaccines are safe and effective and that policies for prioritizing their distribution are equable and evidence-based.

Sommario NON visibile

«La seconda ondata mostra che il vero trauma non è al passato ma al futuro. Distruggendo l'illusione della ripresa della vita alla quale tutti abbiamo creduto essa ha dilatato l'orizzonte dell'incubo. Il secondo tempo del trauma è più traumatico del primo perché mostra che il male non si è esaurito ma è ancora vivo tra noi. Le speranze alimentate dall'estate si sono infrante. Questa delusione è il sentimento oggi prevalente.
È sempre più difficile rialzarsi dalla seconda caduta che dalla prima. È una lezione clinica: il ritorno del trauma - la sua recidiva - può essere più traumatico della sua prima volta. Il panico della seconda ondata porta con sé il sentimento di non poter più ritornare alla vita». 
Massimo Recalcati, "Il trauma della seconda ondata. Se cresce la paura del futuro", La Repubblica, 30.10.2020.

«La seconda ondata mostra che il vero trauma non è al passato ma al futuro. Distruggendo l'illusione della ripresa della vita alla quale tutti abbiamo creduto essa ha dilatato l'orizzonte dell'incubo. Il secondo tempo del trauma è più traumatico del primo perché mostra che il male non si è esaurito ma è ancora vivo tra noi. Le speranze alimentate dall'estate si sono infrante. Questa delusione è il sentimento oggi prevalente.
È sempre più difficile rialzarsi dalla seconda caduta che dalla prima. È una lezione clinica: il ritorno del trauma - la sua recidiva - può essere più traumatico della sua prima volta. Il panico della seconda ondata porta con sé il sentimento di non poter più ritornare alla vita». 
Massimo Recalcati, "Il trauma della seconda ondata. Se cresce la paura del futuro", La Repubblica, 30.10.2020.

«La seconda ondata mostra che il vero trauma non è al passato ma al futuro. Distruggendo l'illusione della ripresa della vita alla quale tutti abbiamo creduto essa ha dilatato l'orizzonte dell'incubo.

Sommario NON visibile

«Il concetto di Humanitas nasce prima di Cristo, nella Roma repubblicana, traducendo la Philantropia greca, il rispetto e l’attenzione dell’uomo nell’uomo, che si combinava con l’educazione, perché solo l’uomo colto era davvero consapevole dell’universalità della natura umana. Anche per Cristianesimo, Rinascimento e Illuminismo la coscienza dell’umano era il risultato di ogni vera acculturazione. Ma questa certezza si è infranta sul cancello di Auschwitz, quando scopriamo che si può leggere Goethe la sera, o suonare Bach, e il mattino dopo andare al lavoro nel campo di sterminio. Irrompe il disumano, programmato non contro, ma dentro la razionalità e la cultura dell’Europa, e riduce l’uomo a nulla per l’altro uomo.
L’eccezionalità di Auschwitz tuttavia non ci immunizza. Anzi, l’inumano è diventato oggi la trama imparata a memoria e continuamente riproposta della nostra attualità, con la morte in massa dei migranti in mare vista prima con pena, poi con assuefazione, quindi fastidio e infine con odio: in un’inversione morale che rovescia i crimini contro l’umanità nel nuovissimo crimine di umanità, trasformando per la prima volta l’Humanitas in fuorilegge». 
Ezio Mauro, "Come siamo diventati disumani", La Repubblica, 28.10.2020.

«Il concetto di Humanitas nasce prima di Cristo, nella Roma repubblicana, traducendo la Philantropia greca, il rispetto e l’attenzione dell’uomo nell’uomo, che si combinava con l’educazione, perché solo l’uomo colto era davvero consapevole dell’universalità della natura umana. Anche per Cristianesimo, Rinascimento e Illuminismo la coscienza dell’umano era il risultato di ogni vera acculturazione. Ma questa certezza si è infranta sul cancello di Auschwitz, quando scopriamo che si può leggere Goethe la sera, o suonare Bach, e il mattino dopo andare al lavoro nel campo di sterminio. Irrompe il disumano, programmato non contro, ma dentro la razionalità e la cultura dell’Europa, e riduce l’uomo a nulla per l’altro uomo.
L’eccezionalità di Auschwitz tuttavia non ci immunizza. Anzi, l’inumano è diventato oggi la trama imparata a memoria e continuamente riproposta della nostra attualità, con la morte in massa dei migranti in mare vista prima con pena, poi con assuefazione, quindi fastidio e infine con odio: in un’inversione morale che rovescia i crimini contro l’umanità nel nuovissimo crimine di umanità, trasformando per la prima volta l’Humanitas in fuorilegge». 
Ezio Mauro, "Come siamo diventati disumani", La Repubblica, 28.10.2020.

«Il concetto di Humanitas nasce prima di Cristo, nella Roma repubblicana, traducendo la Philantropia greca, il rispetto e l’attenzione dell’uomo nell’uomo, che si combinava con l’educazione, perché solo l’uomo colto era dav

Sommario NON visibile

«[Il] rapporto originario tra corpo e mondo, alla base della vita, si spezza in presenza di una malattia grave che rattrappisce il nostro tempo futuro e riduce il nostro spazio alla camera da letto. In questa situazione il mondo si allontana e non è più investito dal nostro interesse come accadeva nella pienezza della nostra esistenza, mentre il corpo, che più non coincide con la nostra soggettività, è guardato come semplice organismo, come sommatoria di organi da affidare alla scienza medica. In questa scissione tra soggettività e corpo io vedo l'essenza della malattia, dove il soggetto non è più al mondo, ma è concentrato nell'osservazione del suo corpo, vissuto non più come soggetto di vita, ma come semplice organismo, come si guarda un oggetto».
Umberto Galimberti, "Il nostro corpo non è l’organismo descritto dalla scienza", D, La Repubblica, 22.08.2020

«[Il] rapporto originario tra corpo e mondo, alla base della vita, si spezza in presenza di una malattia grave che rattrappisce il nostro tempo futuro e riduce il nostro spazio alla camera da letto. In questa situazione il mondo si allontana e non è più investito dal nostro interesse come accadeva nella pienezza della nostra esistenza, mentre il corpo, che più non coincide con la nostra soggettività, è guardato come semplice organismo, come sommatoria di organi da affidare alla scienza medica. In questa scissione tra soggettività e corpo io vedo l'essenza della malattia, dove il soggetto non è più al mondo, ma è concentrato nell'osservazione del suo corpo, vissuto non più come soggetto di vita, ma come semplice organismo, come si guarda un oggetto».
Umberto Galimberti, "Il nostro corpo non è l’organismo descritto dalla scienza", D, La Repubblica, 22.08.2020

«[Il] rapporto originario tra corpo e mondo, alla base della vita, si spezza in presenza di una malattia grave che rattrappisce il nostro tempo futuro e riduce il nostro spazio alla camera da letto.

Sommario NON visibile

«Faire de l'égalité des chances, ce n'est pas seulement égaliser les chances d'accès aux formations d'excellence. On travaille sur l'ambition de ceux qui ont des aspirations, en oubliant d'en donner à tous».
Jules Donzelot, Le Monde, 23.09.2020

«Faire de l'égalité des chances, ce n'est pas seulement égaliser les chances d'accès aux formations d'excellence. On travaille sur l'ambition de ceux qui ont des aspirations, en oubliant d'en donner à tous».
Jules Donzelot, Le Monde, 23.09.2020

«Faire de l'égalité des chances, ce n'est pas seulement égaliser les chances d'accès aux formations d'excellence. On travaille sur l'ambition de ceux qui ont des aspirations, en oubliant d'en donner à tous».

Sommario NON visibile

«SARS-CoV-2 is a deadly addition to the long list of microbial threats to the human species. It forces us to adapt, react, and reconsider the nature of our relationship to the natural world. Emerging and re-emerging infectious diseases are epiphenomena of human existence and our interactions with each other, and with nature. As human societies grow in size and complexity, we create an endless variety of opportunities for genetically unstable infectious agents to emerge into the unfilled ecologic niches we continue to create. There is nothing new about this situation, except that we now live in a human-dominated world in which our increasingly extreme alterations of the environment induce increasingly extreme backlashes from nature.».
David M. Morens; Anthony S. Fauci, "Emerging Pandemic Diseases: How We Got to COVID-19", Cell, vol. 182, issue 5, 03.09.2020

«SARS-CoV-2 is a deadly addition to the long list of microbial threats to the human species. It forces us to adapt, react, and reconsider the nature of our relationship to the natural world. Emerging and re-emerging infectious diseases are epiphenomena of human existence and our interactions with each other, and with nature. As human societies grow in size and complexity, we create an endless variety of opportunities for genetically unstable infectious agents to emerge into the unfilled ecologic niches we continue to create. There is nothing new about this situation, except that we now live in a human-dominated world in which our increasingly extreme alterations of the environment induce increasingly extreme backlashes from nature.».
David M. Morens; Anthony S. Fauci, "Emerging Pandemic Diseases: How We Got to COVID-19", Cell, vol. 182, issue 5, 03.09.2020

«SARS-CoV-2 is a deadly addition to the long list of microbial threats to the human species. It forces us to adapt, react, and reconsider the nature of our relationship to the natural world.

Sommario NON visibile

«L’unica vera paura che abbiamo o che dovremmo avere tutti, in fondo, è di rimanere soli. In compagnia si può affrontare qualsiasi cosa, mentre da soli no, gli ostacoli raddoppiano, i fantasmi prendono forma, diventano concreti. E’ soltanto negli altri che sta la spinta a sfidare ciò che ci depotenzia, perché gli altri sono la ragione per essere competitivi nonostante le nostre fragilità. La disabilità genera handicap soltanto se chi la porta non chiede aiuto, si chiude, rinuncia alle sfide. Basaglia intuì che per i malati psichiatrici a contare non era tanto l’ospedalizzazione quanto l’inserimento nella società: aprire tutto a tutti, tutti a tutti. Non funzionò non perché la sua intuizione fosse sbagliata, ma perché mancò una comunità accogliente. Lo so per esperienza: tutto quello che puoi fare con gli altri è migliore di quello che puoi fare da solo. Tutto, tranne scrivere».
Valeria Parrella, "La ragazza con la pistola", Il Foglio, 27.09.2020.

«L’unica vera paura che abbiamo o che dovremmo avere tutti, in fondo, è di rimanere soli. In compagnia si può affrontare qualsiasi cosa, mentre da soli no, gli ostacoli raddoppiano, i fantasmi prendono forma, diventano concreti. E’ soltanto negli altri che sta la spinta a sfidare ciò che ci depotenzia, perché gli altri sono la ragione per essere competitivi nonostante le nostre fragilità. La disabilità genera handicap soltanto se chi la porta non chiede aiuto, si chiude, rinuncia alle sfide. Basaglia intuì che per i malati psichiatrici a contare non era tanto l’ospedalizzazione quanto l’inserimento nella società: aprire tutto a tutti, tutti a tutti. Non funzionò non perché la sua intuizione fosse sbagliata, ma perché mancò una comunità accogliente. Lo so per esperienza: tutto quello che puoi fare con gli altri è migliore di quello che puoi fare da solo. Tutto, tranne scrivere».
Valeria Parrella, "La ragazza con la pistola", Il Foglio, 27.09.2020.

«L’unica vera paura che abbiamo o che dovremmo avere tutti, in fondo, è di rimanere soli. In compagnia si può affrontare qualsiasi cosa, mentre da soli no, gli ostacoli raddoppiano, i fantasmi prendono forma, diventano concreti.

Sommario NON visibile

«J'aime vieillir dans le silence des livres».
Pascal Quignard, "L'homme aux trois lettres", Grasset, 2020

«J'aime vieillir dans le silence des livres».
Pascal Quignard, "L'homme aux trois lettres", Grasset, 2020

«J'aime vieillir dans le silence des livres».
Pascal Quignard, "L'homme aux trois lettres", Grasset, 2020

Sommario NON visibile

«Ilness is the night-side of life, a more onerous citizenship. Everyone who is born holds dual citizenship, in the kingdom of the well and in the kingdom of the sick. Although we all prefer to use only the good passport, sooner or later each of us is obliged, at least for a spell, to identify ourselves as citizens of that other place». 
Susan Sontag, "Illness as a Metaphor", 1978

«Ilness is the night-side of life, a more onerous citizenship. Everyone who is born holds dual citizenship, in the kingdom of the well and in the kingdom of the sick. Although we all prefer to use only the good passport, sooner or later each of us is obliged, at least for a spell, to identify ourselves as citizens of that other place». 
Susan Sontag, "Illness as a Metaphor", 1978

«Ilness is the night-side of life, a more onerous citizenship. Everyone who is born holds dual citizenship, in the kingdom of the well and in the kingdom of the sick.

Sommario NON visibile

«Cocq è un militante per i diritti dei disabili, un simbolo dell'Association pour le droit de mourir dans la dignité e l'anno scorso ha pure partecipato su una barella alle manifestazioni dei dite gialli. Ebbene a quest'anima radicale, devastata da una malattia così rara che non ha neppure un nome, a questo corpo sfasciato da un sovrappiù di umanità, il «Pannella che non c'è», il nostro immaginario giovane Pannella offrirebbe se stesso e anche la diretta streaming, magari con i poveri mezzi di Radio Radicale. E spiegherebbe al mondo che la parola "suicidio" usata dalla direzione di Facebook per negargli in diritto alla diretta non c'entra nulla con la decisione di Cocq di staccare tutte le diavolerie con le quali la medicina, accanendosi sul suo dolore, gli impedisce di liberarsi di un corpo che da tempo ha smesso d'essere la sua custodia ed è diventato il suo sepolcro». 
Francesco Merlo, “Il caso Cocq e il giovane Marco Pannella che non c'è", La Repubblica, 08.09.2020.

«Cocq è un militante per i diritti dei disabili, un simbolo dell'Association pour le droit de mourir dans la dignité e l'anno scorso ha pure partecipato su una barella alle manifestazioni dei dite gialli. Ebbene a quest'anima radicale, devastata da una malattia così rara che non ha neppure un nome, a questo corpo sfasciato da un sovrappiù di umanità, il «Pannella che non c'è», il nostro immaginario giovane Pannella offrirebbe se stesso e anche la diretta streaming, magari con i poveri mezzi di Radio Radicale. E spiegherebbe al mondo che la parola "suicidio" usata dalla direzione di Facebook per negargli in diritto alla diretta non c'entra nulla con la decisione di Cocq di staccare tutte le diavolerie con le quali la medicina, accanendosi sul suo dolore, gli impedisce di liberarsi di un corpo che da tempo ha smesso d'essere la sua custodia ed è diventato il suo sepolcro». 
Francesco Merlo, “Il caso Cocq e il giovane Marco Pannella che non c'è", La Repubblica, 08.09.2020.

«Cocq è un militante per i diritti dei disabili, un simbolo dell'Association pour le droit de mourir dans la dignité e l'anno scorso ha pure partecipato su una barella alle manifestazioni dei dite gialli.

Sommario NON visibile

«Mi preme ribadire la mia convinta ostilità a un'agonia su Facebook, quale sia la ragione: anche la più nobile, la più coraggiosa, la più politica. È un'opinione personale, non pretendo sia condivisa (in troppi, in giro per il mondo e per i social, esigono che le loro opinioni siano condivise). Ma è un'opinione profondamente sentita. L'esposizione pubblica volontaria della propria vita, del proprio corpo, dei propri spazi interni (domestici e psichici) sta vivendo una crescita esponenziale. Considero benefico tutto quanto si sottrae a questo flusso inarrestabile, contagioso, assolutista, restituendo spazio alla privatezza, all'intimità, al silenzio, al pudore, alla libertà di esistere anche per proprio conto. Non credo che la vita riprodotta sia "di più" della vita non riprodotta. E perfino alla politica, che è cosa pubblica per eccellenza, non riconosco il diritto di mettere in piazza tutto ma proprio tutto. Dunque neppure ad Alain Cocq».
Michele Serra, "La morte in piazza", L'Amaca, La Repubblica, 07.09.2020

«Mi preme ribadire la mia convinta ostilità a un'agonia su Facebook, quale sia la ragione: anche la più nobile, la più coraggiosa, la più politica. È un'opinione personale, non pretendo sia condivisa (in troppi, in giro per il mondo e per i social, esigono che le loro opinioni siano condivise). Ma è un'opinione profondamente sentita. L'esposizione pubblica volontaria della propria vita, del proprio corpo, dei propri spazi interni (domestici e psichici) sta vivendo una crescita esponenziale. Considero benefico tutto quanto si sottrae a questo flusso inarrestabile, contagioso, assolutista, restituendo spazio alla privatezza, all'intimità, al silenzio, al pudore, alla libertà di esistere anche per proprio conto. Non credo che la vita riprodotta sia "di più" della vita non riprodotta. E perfino alla politica, che è cosa pubblica per eccellenza, non riconosco il diritto di mettere in piazza tutto ma proprio tutto. Dunque neppure ad Alain Cocq».
Michele Serra, "La morte in piazza", L'Amaca, La Repubblica, 07.09.2020

«Mi preme ribadire la mia convinta ostilità a un'agonia su Facebook, quale sia la ragione: anche la più nobile, la più coraggiosa, la più politica.

Sommario NON visibile

«Il y a une perte de curiosité pour ce qui est général, il n’y a plus de curiosité encyclopédique. C’est le triomphe des hyperspécialistes, des techniciens et des experts. Le problème est que cette montée en puissance de l’«expertocratie» suscite un malaise démocratique. Car les «expertocraties» sont elles-mêmes divisées, et les citoyens ressentent en outre que ce analyse sectorielles font partie d’un tout que plus personne ne sait expliquer. D’où des frustrations qui nourrissent la radicalité et la violence, au moins verbale».
Marcel Gauchet, direttore "Le Débat", L'OBS, 03.09.2020

«Il y a une perte de curiosité pour ce qui est général, il n’y a plus de curiosité encyclopédique. C’est le triomphe des hyperspécialistes, des techniciens et des experts. Le problème est que cette montée en puissance de l’«expertocratie» suscite un malaise démocratique. Car les «expertocraties» sont elles-mêmes divisées, et les citoyens ressentent en outre que ce analyse sectorielles font partie d’un tout que plus personne ne sait expliquer. D’où des frustrations qui nourrissent la radicalité et la violence, au moins verbale».
Marcel Gauchet, direttore "Le Débat", L'OBS, 03.09.2020

«Il y a une perte de curiosité pour ce qui est général, il n’y a plus de curiosité encyclopédique.

Sommario NON visibile

«Noi viviamo oggi, nel nostro tempo e dentro la nostra età; eppure esistono, sono esistiti ed esisteranno altri tempi, altre età della vita; qualcuno ci ha preceduti, e sulle orme del nostri predecessori scomparsi camminiamo, senza saperlo. Altri verranno. E poi, attorno o oltre il nostro tempo umano, storico, c'è un nastro temporale, che si snoda con un diverso ritmo, con una diversa scala di misura: il tempo della terra, il tempo dell'acqua, delle stelle, dei pianeti, del cosmo.
Il linguaggio poetico è talvolta capace di schiudere queste prospettive, di farci intuire la vastità del tutto; e uno degli scandagli che lo guidano è forse la memoria, che si deposita nelle parole e che dalle parole si può sprigionare, come profumo misterioso e sorprendente».
Fabio Pusterla, Terzaetà, Settembre 2020

«Noi viviamo oggi, nel nostro tempo e dentro la nostra età; eppure esistono, sono esistiti ed esisteranno altri tempi, altre età della vita; qualcuno ci ha preceduti, e sulle orme del nostri predecessori scomparsi camminiamo, senza saperlo. Altri verranno. E poi, attorno o oltre il nostro tempo umano, storico, c'è un nastro temporale, che si snoda con un diverso ritmo, con una diversa scala di misura: il tempo della terra, il tempo dell'acqua, delle stelle, dei pianeti, del cosmo.
Il linguaggio poetico è talvolta capace di schiudere queste prospettive, di farci intuire la vastità del tutto; e uno degli scandagli che lo guidano è forse la memoria, che si deposita nelle parole e che dalle parole si può sprigionare, come profumo misterioso e sorprendente».
Fabio Pusterla, Terzaetà, Settembre 2020

«Noi viviamo oggi, nel nostro tempo e dentro la nostra età; eppure esistono, sono esistiti ed esisteranno altri tempi, altre età della vita; qualcuno ci ha preceduti, e sulle orme del nostri predecessori scomparsi camminiamo, senza saperlo. Altri verranno.

Sommario NON visibile

«La fatigue devient du coup une présence lancinante et inédite, un «fatigo, ergo sum», pour reprendre un jeu de mots médiatique. La notion de «burn-out», théorisée en 1980 par Herbert Freudenberger, met en lumière cette contradiction : l’insurmontable distance entre les «idéaux sans fin» et leur impossible réalisation. Difficulté d’accepter toute domination, difficulté de vivre toute limitation. […] La pandémie de COVID-19 est venue révéler la centralité de la fatigue de trois manières. Son omniprésence : les individus sont toujours plus alertés sur ce qu’ils éprouvent, ce qu’ils vivent, ce qu’ils font. Sa complexification : je pense à la «charge mentale» qui particulièrement pesé sur les femmes pendant cette période. Enfin, la contradiction entre autonomie et contrainte : les médecins déplorent que leur parole n’ait été pas prise en compte, écrasée par celle des administratifs. La fatigue, désormais, est l’accompagnatrice sourde, obscure et toujours obligée de la vie».
Georges Vigarello, L'OBS, 27.08.2020

«La fatigue devient du coup une présence lancinante et inédite, un «fatigo, ergo sum», pour reprendre un jeu de mots médiatique. La notion de «burn-out», théorisée en 1980 par Herbert Freudenberger, met en lumière cette contradiction : l’insurmontable distance entre les «idéaux sans fin» et leur impossible réalisation. Difficulté d’accepter toute domination, difficulté de vivre toute limitation. […] La pandémie de COVID-19 est venue révéler la centralité de la fatigue de trois manières. Son omniprésence : les individus sont toujours plus alertés sur ce qu’ils éprouvent, ce qu’ils vivent, ce qu’ils font. Sa complexification : je pense à la «charge mentale» qui particulièrement pesé sur les femmes pendant cette période. Enfin, la contradiction entre autonomie et contrainte : les médecins déplorent que leur parole n’ait été pas prise en compte, écrasée par celle des administratifs. La fatigue, désormais, est l’accompagnatrice sourde, obscure et toujours obligée de la vie».
Georges Vigarello, L'OBS, 27.08.2020

«La fatigue devient du coup une présence lancinante et inédite, un «fatigo, ergo sum», pour reprendre un jeu de mots médiatique.

Sommario NON visibile

«Lorsqu’on regarde notre rapport au très grand âge, ce qui ressort avant tout, c’est qu’il convient de cacher les vieux. Parce que les voir nous fait peur. En les rendant invisibles, on rend inexistante notre propre vieillesse, qui arrivera bien assez tôt. […] Si nous voulons inventer pour demain un autre rapport à la vieillesse, il faut commencer par essayer de considérer les vieux non pas à travers ce qu’ils ont perdu, mais à travers de ce qui leur reste. De même, chacun d’entre nous peut regarder sa propre vieillesse de deux manières contradictoires, complémentaires – Edgar Morin dirait : « paradoxales ». Ma vieillesse, c’est cette période de ma vie qui me rapproche de ma mort, mais c’est aussi celle qui me sépare encore de ma mort. Si je la regarde selon la première perspective, le risque est de commencer à mourir tout de suite – puisque, de toute façon, je vais mourir demain. Si je la regarde selon la seconde perspective, alors, quel que soit mon état de santé, il y a sans doute moyen d’investir encore ce temps, qu’il m’est donné de vivre. Si, de plus, j’ai un entourage bienveillant et attentif, qui me stimule, qu’est-ce qui m’en empêcherait ? Vieillir, c’est en quelque sorte apprendre à courir lentement. Ce n’est parce que je ne peux pas faire tout ce que je faisais à 20 ans, ni de la même manière, que je ne peux pas le faire du tout. Et si d’autres veulent m’accompagner dans mon grand âge, et dans mon très grand âge, il faut qu’ils apprennent à m’accompagner dans l’accès à la course lente». 
Michel Billé in Catherine Vincent, "«Quand le Covid-19 sera derrière nous, je crains qu’on oublie de nouveau les vieux»", Le Monde, 03.08.2020

«Lorsqu’on regarde notre rapport au très grand âge, ce qui ressort avant tout, c’est qu’il convient de cacher les vieux. Parce que les voir nous fait peur. En les rendant invisibles, on rend inexistante notre propre vieillesse, qui arrivera bien assez tôt. […] Si nous voulons inventer pour demain un autre rapport à la vieillesse, il faut commencer par essayer de considérer les vieux non pas à travers ce qu’ils ont perdu, mais à travers de ce qui leur reste. De même, chacun d’entre nous peut regarder sa propre vieillesse de deux manières contradictoires, complémentaires – Edgar Morin dirait : « paradoxales ». Ma vieillesse, c’est cette période de ma vie qui me rapproche de ma mort, mais c’est aussi celle qui me sépare encore de ma mort. Si je la regarde selon la première perspective, le risque est de commencer à mourir tout de suite – puisque, de toute façon, je vais mourir demain. Si je la regarde selon la seconde perspective, alors, quel que soit mon état de santé, il y a sans doute moyen d’investir encore ce temps, qu’il m’est donné de vivre. Si, de plus, j’ai un entourage bienveillant et attentif, qui me stimule, qu’est-ce qui m’en empêcherait ? Vieillir, c’est en quelque sorte apprendre à courir lentement. Ce n’est parce que je ne peux pas faire tout ce que je faisais à 20 ans, ni de la même manière, que je ne peux pas le faire du tout. Et si d’autres veulent m’accompagner dans mon grand âge, et dans mon très grand âge, il faut qu’ils apprennent à m’accompagner dans l’accès à la course lente». 
Michel Billé in Catherine Vincent, "«Quand le Covid-19 sera derrière nous, je crains qu’on oublie de nouveau les vieux»", Le Monde, 03.08.2020

«Lorsqu’on regarde notre rapport au très grand âge, ce qui ressort avant tout, c’est qu’il convient de cacher les vieux. Parce que les voir nous fait peur. En les rendant invisibles, on rend inexistante notre propre vieillesse, qui arrivera bien assez tôt.

Sommario NON visibile

«Le SS mi hanno ucciso due meravigliose nipotine, ma io ho salvato i bambini di tutta l'Europa. Non la trovate una splendida vendetta?».
Albert Sabin, [sul vaccino contro la poliomielite, ndr.]

«Le SS mi hanno ucciso due meravigliose nipotine, ma io ho salvato i bambini di tutta l'Europa. Non la trovate una splendida vendetta?».
Albert Sabin, [sul vaccino contro la poliomielite, ndr.]

«Le SS mi hanno ucciso due meravigliose nipotine, ma io ho salvato i bambini di tutta l'Europa. Non la trovate una splendida vendetta?».
Albert Sabin, [sul vaccino contro la poliomielite, ndr.]

Sommario NON visibile

«It's one of the tragic facts of this crisis that several of the nations hit are those with authoritarian or populist leaders - the USA, Brazil, India, and the UK - and yet there is a real danger that the pandemic could harden support for them, and that some people's responses will increasingly disregard the medical facts for the sake of tribal allegiance». 
Debora McKenzie, "COVID-19. The Pandemic that Never Should Have Happened, and How to Stop the Next One", Bridge Street Press, 2020

«It's one of the tragic facts of this crisis that several of the nations hit are those with authoritarian or populist leaders - the USA, Brazil, India, and the UK - and yet there is a real danger that the pandemic could harden support for them, and that some people's responses will increasingly disregard the medical facts for the sake of tribal allegiance». 
Debora McKenzie, "COVID-19. The Pandemic that Never Should Have Happened, and How to Stop the Next One", Bridge Street Press, 2020

«It's one of the tragic facts of this crisis that several of the nations hit are those with authoritarian or populist leaders - the USA, Brazil, India, and the UK - and yet there is a real danger that the pandemic could harden support for them, and that some people's responses

Sommario NON visibile

«Non è vero che la preoccupazione è come lavora o come impara chi lo fa da casa. La preoccupazione autentica è come fa a comandare chi non può più controllare i corpi. C'è un lato oscuro della medaglia di cui [...] non conosciamo ancora i risvolti: la lotta per i diritti - dei lavoratori, ma anche delle donne e della comunità LGBTQ+ - è nata rompendo l'isolamento dei corpi e combattendo la negazione o la riduzione a "forza lavoro". Nei corpi vicini esiste un potenziale rivoluzionario nativo, che precede le elaborazioni e spesso le fa sorgere. La sfida del futuro è scoprire chi arriverà prima: se il potere antico troverà nuove forme per esercitare il vecchio controllo, oppure se saranno le libertà nascenti a definirsi - per dirla come T.S. Eliot - tenendo insieme "un mondo nuovo e il vecchio reso esplicito"». 
Michela Murgia, "Lo smart working spiegato da Rigoletto", La Repubblica, 06.08.2020.

«Non è vero che la preoccupazione è come lavora o come impara chi lo fa da casa. La preoccupazione autentica è come fa a comandare chi non può più controllare i corpi. C'è un lato oscuro della medaglia di cui [...] non conosciamo ancora i risvolti: la lotta per i diritti - dei lavoratori, ma anche delle donne e della comunità LGBTQ+ - è nata rompendo l'isolamento dei corpi e combattendo la negazione o la riduzione a "forza lavoro". Nei corpi vicini esiste un potenziale rivoluzionario nativo, che precede le elaborazioni e spesso le fa sorgere. La sfida del futuro è scoprire chi arriverà prima: se il potere antico troverà nuove forme per esercitare il vecchio controllo, oppure se saranno le libertà nascenti a definirsi - per dirla come T.S. Eliot - tenendo insieme "un mondo nuovo e il vecchio reso esplicito"». 
Michela Murgia, "Lo smart working spiegato da Rigoletto", La Repubblica, 06.08.2020.

«Non è vero che la preoccupazione è come lavora o come impara chi lo fa da casa. La preoccupazione autentica è come fa a comandare chi non può più controllare i corpi.

Sommario NON visibile

«As well as moral responsibilities at the individual level, there are collective responsibilities in medicine.The profession has, for example, a collective responsibility to ensure that next generation of doctors is educated and medical research occurs. The relationship between collective and individual responsibility is hard to pin down. There is no direct accountability comparable to clinical care as no identifiable patients are harmed if an individual doctor fails to teach or do research. But there are explicit expectations that clinicians should support education by practicing evidence-based medicine. The profession as a whole has a duty to provide clinicians, researchers, and educators and encourage those with aptitude and enthusiasm to take up those roles».
Wendy Rogers, "Moral responsibility in medicine: where are the boundaries?", The Lancet, Vo. 396, August 8th, 2020.

«As well as moral responsibilities at the individual level, there are collective responsibilities in medicine.The profession has, for example, a collective responsibility to ensure that next generation of doctors is educated and medical research occurs. The relationship between collective and individual responsibility is hard to pin down. There is no direct accountability comparable to clinical care as no identifiable patients are harmed if an individual doctor fails to teach or do research. But there are explicit expectations that clinicians should support education by practicing evidence-based medicine. The profession as a whole has a duty to provide clinicians, researchers, and educators and encourage those with aptitude and enthusiasm to take up those roles».
Wendy Rogers, "Moral responsibility in medicine: where are the boundaries?", The Lancet, Vo. 396, August 8th, 2020.

«As well as moral responsibilities at the individual level, there are collective responsibilities in medicine.The profession has, for example, a collective responsibility to ensure that next generation of doctors is educated and medical research occurs.

Sommario NON visibile

«Sono discorsi da vecchi? No, sono discorsi che inquadrano la capacità di fare bene le cose, di avere cura, di considerare importante il mondo e importanti gli altri. La forma tornerà presto a esercitare il suo potere e soprattutto il suo fascino. Perché la forma è affascinante. Dopo mezzo secolo che scrivo, ancora cerco e non la trovo. Forse è anche per questo che scrivo ancora, e ancora mi leggono».
Michele Serra, "Cari ragazzi avete sbagliato nemico", Il venerdì di Repubblica, 14.08.2020

«Sono discorsi da vecchi? No, sono discorsi che inquadrano la capacità di fare bene le cose, di avere cura, di considerare importante il mondo e importanti gli altri. La forma tornerà presto a esercitare il suo potere e soprattutto il suo fascino. Perché la forma è affascinante. Dopo mezzo secolo che scrivo, ancora cerco e non la trovo. Forse è anche per questo che scrivo ancora, e ancora mi leggono».
Michele Serra, "Cari ragazzi avete sbagliato nemico", Il venerdì di Repubblica, 14.08.2020

«Sono discorsi da vecchi? No, sono discorsi che inquadrano la capacità di fare bene le cose, di avere cura, di considerare importante il mondo e importanti gli altri. La forma tornerà presto a esercitare il suo potere e soprattutto il suo fascino. Perché la forma è affascinante.

Sommario NON visibile

«Tra le tante ispirazioni mitopoietiche, [la prima, alla base dell'insegnamento della medicina e di ogni pratica della cura] è quella del "guaritore ferito": ci insegna a non separare la forza dalla fragilità, a risuonare con l'altro. Nasce da qui la terapia, la fragilità accudita (di sé e dell'altro) che diventa risorsa e addirittura competenza. L'altra riguarda la figura della nèkyia, l'antico viaggio (Odisseo ed Enea i più famosi a completarlo) per incontrare i morti e interrogarli sul futuro. Sarebbe importante se, come gli antichi, anche noi dedicassimo un luogo alla nèkyia: un monumento che si fa paesaggio mentale (ce ne sono pochissimi, uno è il 9/11 Memorial di Manhattan con le sue reflecting pools ricavate dalle fondamenta delle torri gemelle). Il motivo della nèkyia, dice Jung, esprime il processo "dell'introversione della coscienza verso gli strati più profondi della psiche inconscia". Ne abbiamo bisogno». 

Vittorio Lingiardi, "Il ritorno al futuro", Robinson - La Repubblica, 25.07.2020

«Tra le tante ispirazioni mitopoietiche, [la prima, alla base dell'insegnamento della medicina e di ogni pratica della cura] è quella del "guaritore ferito": ci insegna a non separare la forza dalla fragilità, a risuonare con l'altro. Nasce da qui la terapia, la fragilità accudita (di sé e dell'altro) che diventa risorsa e addirittura competenza. L'altra riguarda la figura della nèkyia, l'antico viaggio (Odisseo ed Enea i più famosi a completarlo) per incontrare i morti e interrogarli sul futuro. Sarebbe importante se, come gli antichi, anche noi dedicassimo un luogo alla nèkyia: un monumento che si fa paesaggio mentale (ce ne sono pochissimi, uno è il 9/11 Memorial di Manhattan con le sue reflecting pools ricavate dalle fondamenta delle torri gemelle). Il motivo della nèkyia, dice Jung, esprime il processo "dell'introversione della coscienza verso gli strati più profondi della psiche inconscia". Ne abbiamo bisogno». 

Vittorio Lingiardi, "Il ritorno al futuro", Robinson - La Repubblica, 25.07.2020

«Tra le tante ispirazioni mitopoietiche, [la prima, alla base dell'insegnamento della medicina e di ogni pratica della cura] è quella del "guaritore ferito": ci insegna a non separare la forza dalla fragilità, a risuonare con l'altro.

Sommario NON visibile

«Che cos'è la felicità se non il sincero accordo tra un uomo e la vita che conduce?». 

Albert Camus, "La caduta", 1956

«Che cos'è la felicità se non il sincero accordo tra un uomo e la vita che conduce?». 

Albert Camus, "La caduta", 1956

«Che cos'è la felicità se non il sincero accordo tra un uomo e la vita che conduce?». 

Albert Camus, "La caduta", 1956

Sommario NON visibile

«Le grand lecteur d’Aristote avoue avoir négligé la biologie […] fondée par Aristote, et prend conscience qu’il n’y a pas d’éthique sans biologie. C’est dans le corps, sa vulnérabilité et sa dépendance, que l’éthique trouve sa source première et son sens ultime. D’où la nécessité d’une attention aux espèces animales douées de rationalité, et d’une méditation sur l’enfance et le grand âge, où la dépendance aux autres se donne à voir en pleine lumière». 

Alasdair MacIntyre in Roger-Pol Droit, "«L’Homme, cet animal rationnel dépendant»", Le Monde, 10.07.2020

«Le grand lecteur d’Aristote avoue avoir négligé la biologie […] fondée par Aristote, et prend conscience qu’il n’y a pas d’éthique sans biologie. C’est dans le corps, sa vulnérabilité et sa dépendance, que l’éthique trouve sa source première et son sens ultime. D’où la nécessité d’une attention aux espèces animales douées de rationalité, et d’une méditation sur l’enfance et le grand âge, où la dépendance aux autres se donne à voir en pleine lumière». 

Alasdair MacIntyre in Roger-Pol Droit, "«L’Homme, cet animal rationnel dépendant»", Le Monde, 10.07.2020

«Le grand lecteur d’Aristote avoue avoir négligé la biologie […] fondée par Aristote, et prend conscience qu’il n’y a pas d’éthique sans biologie.

Sommario NON visibile

«Many patients present to their primary care physician with a concern that is either nonmedical or strongly related to the patient's socioeconomic circumstances. Even when there is a clear diagnosis, the most effective interventions may not be medical ones. Nevertheless, physicians are drawn to medical interventions, including prescribing drugs recommended by the plethora pf disease-specific guidelines that have been developed over the pas 20 years. Doctors are increasingly being criticized, however, for "overmedicalizing" health problems - a tendency that has led to a growing number of hospital admissions related to adverse effects of medications. The opioid crisis is perhaps the most striking example of overmedicalization. [...] The concept of social prescribing entails educating physicians about social interventions, providing guidance on local resources, and permitting them to "prescribe" social interventions for patients. [...] Social-prescribing programs have generally focused on elderly people, people with mental health problems, and those living in socioeconomically deprived communities. Some of these interventions have a clear biomedical intent - for example, excercise and weight-reduction programs to reduce dependence on medication among people with diabetes. But social prescribing has a wider purpose. It's also about culture change - challenging the propensity to medicalize health and professionalize health care. And it's about changing the expectations of patients (and their physicians) that drug will solve their problems by empowering patients to invest in their own health. Patients from poor communities and those with low health literacy may particularly benefit from improved access to community resources». 

Martin Roland et al., "Social Prescribing - Transforming the Relationship between Physicians and Their Patients", The New England Journal of Medicine, July 9, 2020

«Many patients present to their primary care physician with a concern that is either nonmedical or strongly related to the patient's socioeconomic circumstances. Even when there is a clear diagnosis, the most effective interventions may not be medical ones. Nevertheless, physicians are drawn to medical interventions, including prescribing drugs recommended by the plethora pf disease-specific guidelines that have been developed over the pas 20 years. Doctors are increasingly being criticized, however, for "overmedicalizing" health problems - a tendency that has led to a growing number of hospital admissions related to adverse effects of medications. The opioid crisis is perhaps the most striking example of overmedicalization. [...] The concept of social prescribing entails educating physicians about social interventions, providing guidance on local resources, and permitting them to "prescribe" social interventions for patients. [...] Social-prescribing programs have generally focused on elderly people, people with mental health problems, and those living in socioeconomically deprived communities. Some of these interventions have a clear biomedical intent - for example, excercise and weight-reduction programs to reduce dependence on medication among people with diabetes. But social prescribing has a wider purpose. It's also about culture change - challenging the propensity to medicalize health and professionalize health care. And it's about changing the expectations of patients (and their physicians) that drug will solve their problems by empowering patients to invest in their own health. Patients from poor communities and those with low health literacy may particularly benefit from improved access to community resources». 

Martin Roland et al., "Social Prescribing - Transforming the Relationship between Physicians and Their Patients", The New England Journal of Medicine, July 9, 2020

«Many patients present to their primary care physician with a concern that is either nonmedical or strongly related to the patient's socioeconomic circumstances. Even when there is a clear diagnosis, the most effective interventions may not be medical ones.

Sommario NON visibile

«Con l'isolamento ci si allontana dal mondo, e ci si immerge negli orizzonti di esperienze divorate dall'indifferenza e dal rifiuto del dialogo e di ogni comunicazione; pietrificandoci nei confini di un io che diviene nomade senza porte e senza finestre. Non ci sono più speranze, e non ci sono più esperienze che si aprono al futuro quando si è imprigionati nelle sabbie mobili di un isolamento come quello causato dal deserto delle emozioni: così inquietante e così strisciante, così camaleontico e così dissimulante, così arido e così nascosto in ciascuno di noi».

Eugenio Borgna, "La solitudine dell'anima", 2013

«Con l'isolamento ci si allontana dal mondo, e ci si immerge negli orizzonti di esperienze divorate dall'indifferenza e dal rifiuto del dialogo e di ogni comunicazione; pietrificandoci nei confini di un io che diviene nomade senza porte e senza finestre. Non ci sono più speranze, e non ci sono più esperienze che si aprono al futuro quando si è imprigionati nelle sabbie mobili di un isolamento come quello causato dal deserto delle emozioni: così inquietante e così strisciante, così camaleontico e così dissimulante, così arido e così nascosto in ciascuno di noi».

Eugenio Borgna, "La solitudine dell'anima", 2013

«Con l'isolamento ci si allontana dal mondo, e ci si immerge negli orizzonti di esperienze divorate dall'indifferenza e dal rifiuto del dialogo e di ogni comunicazione; pietrificandoci nei confini di un io che diviene nomade senza porte e senza finestre.

Sommario NON visibile

«Une vie où l’on acceptait, avec enthousiasme ou résignation, le passage de l’État providence à l’État de surveillance ou, plus exactement, la santé rmplaçant la sécurité, une vie où l’on consentait à ce glissement : non plus l’ancien contrat social (tu perds un peu de ta volonté particulière, tu gagnes une volonté générale) mais un nouveau contrat vital (tu abdiques un peu, beaucoup, l’essentiel de ta liberté – je t’offre, en échange, une garantie antivirus)».

Bernard-Henri Lévy, "Ce virus qui rend fou", Grasset, 2020

«Une vie où l’on acceptait, avec enthousiasme ou résignation, le passage de l’État providence à l’État de surveillance ou, plus exactement, la santé rmplaçant la sécurité, une vie où l’on consentait à ce glissement : non plus l’ancien contrat social (tu perds un peu de ta volonté particulière, tu gagnes une volonté générale) mais un nouveau contrat vital (tu abdiques un peu, beaucoup, l’essentiel de ta liberté – je t’offre, en échange, une garantie antivirus)».

Bernard-Henri Lévy, "Ce virus qui rend fou", Grasset, 2020

«Une vie où l’on acceptait, avec enthousiasme ou résignation, le passage de l’État providence à l’État de surveillance ou, plus exactement, la santé rmplaçant la sécurité, une vie où l’on consentait à ce glissement : non plus l’ancien contrat soci

Sommario NON visibile

«L’expérience du confinement doit d’abord nous ouvrir sur l’existence de ceux qui en souffrent dans le dénuement et la pauvreté, qui n’ont pu accéder au superflu et au frivole et qui méritent de parvenir au stade où l’on dispose du superflu. [...] L'extrême puissance de la technoscience n’abolit pas l’infirmité humaine devant la douleur et devant la mort. Si nous pouvons atténuer la douleur et retarder la mort par vieillissement, nous ne pourrons jamais éliminer les accidents mortels où nos corps seront écrabouillés; nous ne pourrons jamais nous défaire des bactéries et des virus qui sans cesse s’automodifient pour résister aux remèdes, antibiotiques, antiviraux, vaccins. Nous sommes des joueurs/joués, des possédants/possédés, des puissants/débiles. [...] Cela nous incite à reconnaître que, même cachée et refoulée, l’incertitude accompagne la grande aventure de l’humanité, chaque histoire nationale, chaque vie «normale». Car toute vie est une aventure incertaine: nous ne savons pas à l’avance ce que seront notre vie personnelle, notre santé, notre activité professionnelle, nos amours, ni quand adviendra, bien qu’elle soit certaine, notre mort. Nous connaîtrons sans doute, avec le virus et les crises qui suivront, plus d’incertitudes qu’auparavant et nous devons nous aguerrir pour apprendre à vivre avec».

Edgar Morin, "Changeons de voie. Les leçons du coronavirus.", Denoël, 2020

«L’expérience du confinement doit d’abord nous ouvrir sur l’existence de ceux qui en souffrent dans le dénuement et la pauvreté, qui n’ont pu accéder au superflu et au frivole et qui méritent de parvenir au stade où l’on dispose du superflu. [...] L'extrême puissance de la technoscience n’abolit pas l’infirmité humaine devant la douleur et devant la mort. Si nous pouvons atténuer la douleur et retarder la mort par vieillissement, nous ne pourrons jamais éliminer les accidents mortels où nos corps seront écrabouillés; nous ne pourrons jamais nous défaire des bactéries et des virus qui sans cesse s’automodifient pour résister aux remèdes, antibiotiques, antiviraux, vaccins. Nous sommes des joueurs/joués, des possédants/possédés, des puissants/débiles. [...] Cela nous incite à reconnaître que, même cachée et refoulée, l’incertitude accompagne la grande aventure de l’humanité, chaque histoire nationale, chaque vie «normale». Car toute vie est une aventure incertaine: nous ne savons pas à l’avance ce que seront notre vie personnelle, notre santé, notre activité professionnelle, nos amours, ni quand adviendra, bien qu’elle soit certaine, notre mort. Nous connaîtrons sans doute, avec le virus et les crises qui suivront, plus d’incertitudes qu’auparavant et nous devons nous aguerrir pour apprendre à vivre avec».

Edgar Morin, "Changeons de voie. Les leçons du coronavirus.", Denoël, 2020

«L’expérience du confinement doit d’abord nous ouvrir sur l’existence de ceux qui en souffrent dans le dénuement et la pauvreté, qui n’ont pu accéder au superflu et au frivole et qui méritent de parvenir au stade où l’on dispose du superflu.

Sommario NON visibile

«Lo stress prolungato o l'esposizione a livelli eccessivi di glucocorticoidi danneggiano la memoria abbassando l'eccitabilità dell'ippocampo, ritraendo le connessioni neurali e inibendo la nascita di nuovi neuroni. Nell'amigdala, un'altra area celebrale cruciale per la paura e l'ansia, stress e glucocorticoidi aumentano queste due reazioni. Invece di frenare i processi come nell'ippocampo, aumentano l'eccitabilità ed espandono le connessioni neuronali in questa regione dove si genera la paura. Nell'insieme queste scoperte ci aiutano a spiegare perchè il disturbo dello stress post-traumatico atrofizzi l'ippocampo ed espanda l'amigdala. Un'altra regione colpita è il sistema dopaminergico mesolimbico, cruciale per i circuiti della ricompensa, dell'aspettativa e della motivazione. Lo stress cronico manda in tilt questo sistema, e come risultato si ha una predisposizione all'anedonia, collegata alla depressione, e una vulnerabilità alle dipendenze». 

Robert M. Sapolsky,"Sullo stress", Le scienze, febbraio 2019

«Lo stress prolungato o l'esposizione a livelli eccessivi di glucocorticoidi danneggiano la memoria abbassando l'eccitabilità dell'ippocampo, ritraendo le connessioni neurali e inibendo la nascita di nuovi neuroni. Nell'amigdala, un'altra area celebrale cruciale per la paura e l'ansia, stress e glucocorticoidi aumentano queste due reazioni. Invece di frenare i processi come nell'ippocampo, aumentano l'eccitabilità ed espandono le connessioni neuronali in questa regione dove si genera la paura. Nell'insieme queste scoperte ci aiutano a spiegare perchè il disturbo dello stress post-traumatico atrofizzi l'ippocampo ed espanda l'amigdala. Un'altra regione colpita è il sistema dopaminergico mesolimbico, cruciale per i circuiti della ricompensa, dell'aspettativa e della motivazione. Lo stress cronico manda in tilt questo sistema, e come risultato si ha una predisposizione all'anedonia, collegata alla depressione, e una vulnerabilità alle dipendenze». 

Robert M. Sapolsky,"Sullo stress", Le scienze, febbraio 2019

«Lo stress prolungato o l'esposizione a livelli eccessivi di glucocorticoidi danneggiano la memoria abbassando l'eccitabilità dell'ippocampo, ritraendo le connessioni neurali e inibendo la nascita di nuovi neuroni.

Sommario NON visibile

«Una delle difficoltà maggiori che gli infermieri hanno dovuto affrontare [durante la pandemia, ndr], comune a tutte le sedi dell'EOC, è stata la solitudine del paziente nella malattia. Senza visite, il curante rimane l’unico contatto con il quale il paziente può condividere le proprie angosce e dal quale i suoi familiari ricevono notizie sul suo stato di salute. È un carico emozionale non indifferente. Abbiamo sempre insistito sull’importanza del contatto con il paziente, sulla vicinanza e il coinvolgimento dei familiari nel processo di cura. Paradigmi che sono stati stravolti da questa malattia, che per essere gestita richiede invece una distanza fisica che non fa parte del nostro essere infermieri».

"COVID-19: l’unione fa la forza per la rete EOC", a cura di Rosanna Amoruso, INFO SBK ASI, giugno 2020

«Una delle difficoltà maggiori che gli infermieri hanno dovuto affrontare [durante la pandemia, ndr], comune a tutte le sedi dell'EOC, è stata la solitudine del paziente nella malattia. Senza visite, il curante rimane l’unico contatto con il quale il paziente può condividere le proprie angosce e dal quale i suoi familiari ricevono notizie sul suo stato di salute. È un carico emozionale non indifferente. Abbiamo sempre insistito sull’importanza del contatto con il paziente, sulla vicinanza e il coinvolgimento dei familiari nel processo di cura. Paradigmi che sono stati stravolti da questa malattia, che per essere gestita richiede invece una distanza fisica che non fa parte del nostro essere infermieri».

"COVID-19: l’unione fa la forza per la rete EOC", a cura di Rosanna Amoruso, INFO SBK ASI, giugno 2020

«Una delle difficoltà maggiori che gli infermieri hanno dovuto affrontare [durante la pandemia, ndr], comune a tutte le sedi dell'EOC, è stata la solitudine del paziente nella malattia.

Sommario NON visibile

«Penso che la sanità debba essere pubblica, penso che la salute non sia in vendita. La differenza fondamentale fra la sanità pubblica e quella privata è che la prima lavora per ridurre il fatturato, la seconda per aumentarlo. Al malato interessa molto se chi lo cura lo fa per per prevenire la malattia (e la pandemia è un'evidenza stratosferica a favore della sanità pubblica), oppure se chi lo cura ha il problema di aumentare il suo fatturato: è una cosa completamente diversa».

Giuseppe Remuzzi in "Petrolio-Antivirus", RAI 2, 30.05.2020

«Penso che la sanità debba essere pubblica, penso che la salute non sia in vendita. La differenza fondamentale fra la sanità pubblica e quella privata è che la prima lavora per ridurre il fatturato, la seconda per aumentarlo. Al malato interessa molto se chi lo cura lo fa per per prevenire la malattia (e la pandemia è un'evidenza stratosferica a favore della sanità pubblica), oppure se chi lo cura ha il problema di aumentare il suo fatturato: è una cosa completamente diversa».

Giuseppe Remuzzi in "Petrolio-Antivirus", RAI 2, 30.05.2020

«Penso che la sanità debba essere pubblica, penso che la salute non sia in vendita. La differenza fondamentale fra la sanità pubblica e quella privata è che la prima lavora per ridurre il fatturato, la seconda per aumentarlo.

Sommario NON visibile

«La nostra storia recente ci insegna che l'offesa arrecata alla dignità della morte mina l'intera comunità, impedisce il lavoro del lutto, inibisce la memoria. L'impossibilità di elaborare il passato sospende il presente, sbarra il futuro. i singoli gesti del commiato, i riti collettivi della perdita, sono perciò indispensabili».

Donatella di Cesare, "Commemorare le vittime del coronavirus", L'Espresso, 19.04.2020

«La nostra storia recente ci insegna che l'offesa arrecata alla dignità della morte mina l'intera comunità, impedisce il lavoro del lutto, inibisce la memoria. L'impossibilità di elaborare il passato sospende il presente, sbarra il futuro. i singoli gesti del commiato, i riti collettivi della perdita, sono perciò indispensabili».

Donatella di Cesare, "Commemorare le vittime del coronavirus", L'Espresso, 19.04.2020

«La nostra storia recente ci insegna che l'offesa arrecata alla dignità della morte mina l'intera comunità, impedisce il lavoro del lutto, inibisce la memoria. L'impossibilità di elaborare il passato sospende il presente, sbarra il futuro.

Sommario NON visibile

«Quello che è certo è che quello che diventeremo non è già stato, non potrà essere quello che siamo già stati. Non più dopo questo trauma. È questa la nostra paura più grande. Ma come diceva bene Jung: "Là dove è più grande la paura, questo è il nostro compito"».

Massimo Recalcati, "La curva dell'angoscia", La Repubblica, 11.04.2020

«Quello che è certo è che quello che diventeremo non è già stato, non potrà essere quello che siamo già stati. Non più dopo questo trauma. È questa la nostra paura più grande. Ma come diceva bene Jung: "Là dove è più grande la paura, questo è il nostro compito"».

Massimo Recalcati, "La curva dell'angoscia", La Repubblica, 11.04.2020

«Quello che è certo è che quello che diventeremo non è già stato, non potrà essere quello che siamo già stati. Non più dopo questo trauma. È questa la nostra paura più grande. Ma come diceva bene Jung: "Là dove è più grande la paura, questo è il nostro compito"».

Sommario NON visibile

«La sventura ci priva di noi stessi, ci priva di quell’Io che è il nostro naturale sostegno. È come se nella sventura il tempo si frantumasse in mille schegge che si conficcano in un presente improvvisamente senza più storia né avvenire. Si, la sventura ci fa perdere il tempo e ci fa perdere il mondo. E ci fa sanguinare l’anima. […]  Tra i risvolti di questa crisi [dovuta alla pandemia, ndr] c’è la riscoperta della lentezza, del tempo lento, molto più vicino a quello interiore. Sono giorni questi in cui la solitudine imposta dall’emergenza potrebbe indurre giovani e non più giovani a riflettere sul senso della vita e a riscoprire proprio quel tempo lento o interiore che consente di ridare senso al passato sottraendoci alla famelica egemonia del presente».

Eugenio Borgna in Antonio Gnoli, Follia e poesia sono sorelle, Robinson - La Repubblica, 11.04.2020

«La sventura ci priva di noi stessi, ci priva di quell’Io che è il nostro naturale sostegno. È come se nella sventura il tempo si frantumasse in mille schegge che si conficcano in un presente improvvisamente senza più storia né avvenire. Si, la sventura ci fa perdere il tempo e ci fa perdere il mondo. E ci fa sanguinare l’anima. […]  Tra i risvolti di questa crisi [dovuta alla pandemia, ndr] c’è la riscoperta della lentezza, del tempo lento, molto più vicino a quello interiore. Sono giorni questi in cui la solitudine imposta dall’emergenza potrebbe indurre giovani e non più giovani a riflettere sul senso della vita e a riscoprire proprio quel tempo lento o interiore che consente di ridare senso al passato sottraendoci alla famelica egemonia del presente».

Eugenio Borgna in Antonio Gnoli, Follia e poesia sono sorelle, Robinson - La Repubblica, 11.04.2020

«La sventura ci priva di noi stessi, ci priva di quell’Io che è il nostro naturale sostegno. È come se nella sventura il tempo si frantumasse in mille schegge che si conficcano in un presente improvvisamente senza più storia né avvenire.

Sommario NON visibile

«Può anche darsi che la paura sia roba da femmine. Non per caso i Paesi nei quali il Covid ha fatto meno vittime, notizia giustamente stra-citata da settimane, sono tutti governati da donne. Di conseguenza, si capisce che gli animosi maschi di destra preferiscano perire nella pugna (Trump armi in pugno, Bolsonaro a cavallo, Sgarbi gridando «capra!» al virus) piuttosto che chinare il capo all’evidenza. Non fosse che levarsi la mascherina, come ormai sanno anche i bambini delle scuole elementari nonostante la chiusura delle stesse, non espone all’inclemenza della malattia solo il proprio bel volto intemerato; espone gli altri al tuo fiato. Circolare senza mascherina è dunque il più classico dei “me ne frego”, da pronunciare petto in fuori. Questo ci rimanda, inesorabilmente, alla domanda iniziale: la mascherina non è di destra né di sinistra, ma non mettersela è una forma di arditismo a costo zero. Il prezzo lo pagano gli altri.». 

Michele Serra, L'amaca - "Veri maschi contro il virus", La Repubblica, 13.06.2020

«Può anche darsi che la paura sia roba da femmine. Non per caso i Paesi nei quali il Covid ha fatto meno vittime, notizia giustamente stra-citata da settimane, sono tutti governati da donne. Di conseguenza, si capisce che gli animosi maschi di destra preferiscano perire nella pugna (Trump armi in pugno, Bolsonaro a cavallo, Sgarbi gridando «capra!» al virus) piuttosto che chinare il capo all’evidenza. Non fosse che levarsi la mascherina, come ormai sanno anche i bambini delle scuole elementari nonostante la chiusura delle stesse, non espone all’inclemenza della malattia solo il proprio bel volto intemerato; espone gli altri al tuo fiato. Circolare senza mascherina è dunque il più classico dei “me ne frego”, da pronunciare petto in fuori. Questo ci rimanda, inesorabilmente, alla domanda iniziale: la mascherina non è di destra né di sinistra, ma non mettersela è una forma di arditismo a costo zero. Il prezzo lo pagano gli altri.». 

Michele Serra, L'amaca - "Veri maschi contro il virus", La Repubblica, 13.06.2020

«Può anche darsi che la paura sia roba da femmine. Non per caso i Paesi nei quali il Covid ha fatto meno vittime, notizia giustamente stra-citata da settimane, sono tutti governati da donne.

Sommario NON visibile

«Je pense qui c’est bien si le public comprend que la science ne produit pas des vérités. Ce qu’elle fait, c’est diriger vers la vérité, qu’elle n’atteint jamais complètement. Cela signifie qu’il y a toujours de la place pour l’erreur, l’incertitude et le doute. C’est toujours mauvais quand les politiciens disent avoir pris des décisions en accord avec la science. Cela ne veut absolument rien dire. De quelle science parlez-vous? Quelles preuves, quelle incertitude, à quel point êtes-vous sûr des résultats? La «science» dans ce sens-là est une invention des politiciens pour se protéger des critiques. Dons nous devons expliquer qu’une telle chose, «la vérité» ou «la science», cela n’existe pas. Il y a seulement des probabilités, et des possibilités». 

Richard Horton, "Le COVID-19 montre une faillite catastrophique des gouvernements occidentaux", Le Monde, 20.06.2020

«Je pense qui c’est bien si le public comprend que la science ne produit pas des vérités. Ce qu’elle fait, c’est diriger vers la vérité, qu’elle n’atteint jamais complètement. Cela signifie qu’il y a toujours de la place pour l’erreur, l’incertitude et le doute. C’est toujours mauvais quand les politiciens disent avoir pris des décisions en accord avec la science. Cela ne veut absolument rien dire. De quelle science parlez-vous? Quelles preuves, quelle incertitude, à quel point êtes-vous sûr des résultats? La «science» dans ce sens-là est une invention des politiciens pour se protéger des critiques. Dons nous devons expliquer qu’une telle chose, «la vérité» ou «la science», cela n’existe pas. Il y a seulement des probabilités, et des possibilités». 

Richard Horton, "Le COVID-19 montre une faillite catastrophique des gouvernements occidentaux", Le Monde, 20.06.2020

«Je pense qui c’est bien si le public comprend que la science ne produit pas des vérités. Ce qu’elle fait, c’est diriger vers la vérité, qu’elle n’atteint jamais complètement.

Sommario NON visibile

«I can’t breathe. Non riesco a respirare. Le ultime parole dell’afroamericano George Floyd – soffocato dal ginocchio di un poliziotto di Minneapolis dopo dieci minuti di agonia – sono le stesse di Eric Garner, ucciso a Staten Island nel 2014. Parole diventate uno slogan di chi combatte per i diritti civili. Le stesse che avranno pensato i ‘frutti strani’ di Billie Holiday, quelli appesi ai pioppi dopo i linciaggi, “sangue sulle foglie e sangue sulle radici”, ormai incapaci di aprire la bocca al vento. “Un corpo nero dondola nella brezza del Sud”».

Lorenzo Erroi, "Perdere il corpo (in morte di George Floyd)", LaRegione, 30.05.2020

«I can’t breathe. Non riesco a respirare. Le ultime parole dell’afroamericano George Floyd – soffocato dal ginocchio di un poliziotto di Minneapolis dopo dieci minuti di agonia – sono le stesse di Eric Garner, ucciso a Staten Island nel 2014. Parole diventate uno slogan di chi combatte per i diritti civili. Le stesse che avranno pensato i ‘frutti strani’ di Billie Holiday, quelli appesi ai pioppi dopo i linciaggi, “sangue sulle foglie e sangue sulle radici”, ormai incapaci di aprire la bocca al vento. “Un corpo nero dondola nella brezza del Sud”».

Lorenzo Erroi, "Perdere il corpo (in morte di George Floyd)", LaRegione, 30.05.2020

«I can’t breathe. Non riesco a respirare. Le ultime parole dell’afroamericano George Floyd – soffocato dal ginocchio di un poliziotto di Minneapolis dopo dieci minuti di agonia – sono le stesse di Eric Garner, ucciso a Staten Island nel 2014.

Sommario NON visibile

«Oggi tutti parlano e nessuno sta a sentire. Bisogna fare silenzio per poter ascoltare. Un silenzio attivo, che ti aiuta a percepire non solo il suono ma anche te stesso, la tua anima».

Ezio Bosso, Intervista a cura di Giuseppina Manin, Sette - Corriere della Sera, 02.08.2019

«Oggi tutti parlano e nessuno sta a sentire. Bisogna fare silenzio per poter ascoltare. Un silenzio attivo, che ti aiuta a percepire non solo il suono ma anche te stesso, la tua anima».

Ezio Bosso, Intervista a cura di Giuseppina Manin, Sette - Corriere della Sera, 02.08.2019

«Oggi tutti parlano e nessuno sta a sentire. Bisogna fare silenzio per poter ascoltare. Un silenzio attivo, che ti aiuta a percepire non solo il suono ma anche te stesso, la tua anima».

Sommario NON visibile

«La psyché nationale sort durablement ebranlée de cette [pandémie]. Réparer les vivants sera plus ardu que de lâcher des millards pour redresser le tourisme. "Reconnaître que les endeuillés ont été maltraités par les mesures sanitaires, qu'il y a eu des morts injustes, ferait beaucuoucp de bien", dit Marie-Frédérique Bacqué. Une cérémonie nationale? "Ne pas en faire serait une erreur", poursuit-elle; "une catastrophe", renchérit Emmanuel Hirsch, car "il faut qu'on intègre ces morts dans notre histoire, qu'ils ne soient pas dans l'errance"».

Véronique Groussard e Marie Guicoux, "Réparer les vivants", L'OBS, 24.05.2020

«La psyché nationale sort durablement ebranlée de cette [pandémie]. Réparer les vivants sera plus ardu que de lâcher des millards pour redresser le tourisme. "Reconnaître que les endeuillés ont été maltraités par les mesures sanitaires, qu'il y a eu des morts injustes, ferait beaucuoucp de bien", dit Marie-Frédérique Bacqué. Une cérémonie nationale? "Ne pas en faire serait une erreur", poursuit-elle; "une catastrophe", renchérit Emmanuel Hirsch, car "il faut qu'on intègre ces morts dans notre histoire, qu'ils ne soient pas dans l'errance"».

Véronique Groussard e Marie Guicoux, "Réparer les vivants", L'OBS, 24.05.2020

«La psyché nationale sort durablement ebranlée de cette [pandémie]. Réparer les vivants sera plus ardu que de lâcher des millards pour redresser le tourisme.

Sommario NON visibile

«Dobbiamo liberarci dalla corsa folle che ci ha intrappolati e dal credere che il tempo sia solamente denaro; dalla bramosia del superfluo; dalla tirannia delle cose, che ci allontana dall'Uomo; [...] dal credere che la felicità sia solo un diritto, quando il sorriso è un nostro dovere verso il mondo.».

Paolo Rumiz, "Liberiamoci dal male", Robinson - La Repubblica, 25.04.2020

«Dobbiamo liberarci dalla corsa folle che ci ha intrappolati e dal credere che il tempo sia solamente denaro; dalla bramosia del superfluo; dalla tirannia delle cose, che ci allontana dall'Uomo; [...] dal credere che la felicità sia solo un diritto, quando il sorriso è un nostro dovere verso il mondo.».

Paolo Rumiz, "Liberiamoci dal male", Robinson - La Repubblica, 25.04.2020

«Dobbiamo liberarci dalla corsa folle che ci ha intrappolati e dal credere che il tempo sia solamente denaro; dalla bramosia del superfluo; dalla tirannia delle cose, che ci allontana dall'Uomo; [...] dal credere che la felicità sia solo un diritto, quando il sorriso è un nostro do

Sommario NON visibile

Piccolo manifesto per una normalità nuova

Tornare alla normalità, ma a quale normalità? Come costruire insieme una normalità nuova, che sia anche buona, giusta e gentile?

Quali allora gli ingredienti di questa esperienza nuova di vita e di società, che sappia coniugare e rendere possibile la Bellezza, che è anche Bontà, come dice la parola greca Kalòs, nel momento che incontra la Giustizia, la Dignità di ogni uomo, per poi trovare un posto alla Felicità.

“Ingredienti” che stanno in 21 parole + altre, racchiuse nello scrigno della lettera S, che qui raccolgo come un “giardiniere”, che cura i fiori e le erbe del suo “giardino”. Parole, che disegnano l'orizzonte di quelle che noi chiamiamo social-existential humanities. Il “giardino“ di una normalità nuova ha però bisogno di...


1. Saggezza, che non è erudizione, non solo sapienza e non solo competenza;

2. Silenzio, per una società della musica e non del rumore;

3. Solidarietà, come segno di fratellanza;

4. Solitudine, che non vuol dire “essere soli”;

5. Sollecitudine, una condizione per la Cura di Sé , dell'Altro e del Mondo; Cura e preoccupazione;

6. Simpateticità, come gesto ed emozione di amicizia per essere in sintonia con Sé stesso, con gli Altri e con il Mondo;

7. Sogno, che crede nell'utopia che è il “sale della vita”;

8. Sessualità, come le “953 finestre aperte Taj Mahal”, aperte per riprendersi il corpo, per dare “casa” alla passione;

9. Spiritualità, per non smettere di guardare il cielo e gli orizzonti dietro la collina, come nell'”infinito” leopardiano;

10. Salute, non come assenza di malattia, ma come capacità di dialogare e adattarsi alla malattia;

11. Salubrità, come Cura dell'aria, delle acque, dei venti, della terra;

12. Simbolicità, per dire che le cose hanno anche un valore altro, che sfugge alla loro materialità;

13. Sacralità, per rianimare il valore dei gesti, che ci aprono all'invisibile;

14. Socievolezza, ma non superficialità;

15. Sicurezza, ma non sorveglianza;

16. Serendipità, come “fortuna di fare felici scoperte per puro caso o trovare una cosa non cercata e imprevista mentre ne stavi cercando un'altra“ (Horace Walpole, 1754 - da Wikipedia);

17. Solarità, perché è bello dare sorrisi e ricevere sorrisi;

18. Sordità “selettiva” nel non ascoltare la grande “Giostra mass-mediatica”;

19. Speranza, che deve essere curata come un fiore colorato del giardino della vita;

20. Serenità, che non è frenesia, eccitazione, forse nemmeno lapilli di felicità , ma solo un dolce mare in cui navigare, lasciandosi cullare dalle onde in attesa di una nuova alba.

21. Sensibilità, non come “poulailler des émotions”, ma come forma del pensiero, come stile della Ragione, non mero “problem solving”, ma diverso spiracolo di conoscenza;

22. ... e altro ancora, come Sincronicità, Sequenzialità, che tiene aperte le “ali del tempo” contro una simultaneità, che le vuole racchiudere nell'istantaneo del presente e poi Stupore verso le cose del mondo, capace di sconfiggere il banale e permettere l'infinita Scoperta.

Non so dire quale sia tra questi “ingredienti”, come fossero “buone semenze”, prezioso e il più immediatamente utile, ognuno coltiverà i fiori che preferisce. Quello che veramente conta è il mescolamento dialogico di questi ingredienti, fiori e erbe aromatiche, che ora sembrano tutti preziosissimi semi per la cura del “Giardino della vita”, in cui far nascere una normalità nuova, che ci invita, accanto alle cose abituali della quotidianità, come già suggeriva nel 1917 nel suo “Testamento spirituale” Pavel Florenskij, ad osservare “più spesso le stelle”...

e... “Quando avrete un peso sull'animo, guardate le stelle o l'azzurro del cielo. Quando vi sentirete tristi, quando vi offenderanno, quando qualcosa non vi riuscirà, quando la tempesta si scatenerà nel vostro animo, uscite all'aria aperta e intrattenetevi da soli col cielo. Allora la vostra anima troverà la quiete".

Graziano Martignoni, Comano, 14.05.2020
Tratto dall'undicesima lettera al Parco San Rocco

Piccolo manifesto per una normalità nuova

Tornare alla normalità, ma a quale normalità? Come costruire insieme una normalità nuova, che sia anche buona, giusta e gentile?

Quali allora gli ingredienti di questa esperienza nuova di vita e di società, che sappia coniugare e rendere possibile la Bellezza, che è anche Bontà, come dice la parola greca Kalòs, nel momento che incontra la Giustizia, la Dignità di ogni uomo, per poi trovare un posto alla Felicità.

“Ingredienti” che stanno in 21 parole + altre, racchiuse nello scrigno della lettera S, che qui raccolgo come un “giardiniere”, che cura i fiori e le erbe del suo “giardino”. Parole, che disegnano l'orizzonte di quelle che noi chiamiamo social-existential humanities. Il “giardino“ di una normalità nuova ha però bisogno di...


1. Saggezza, che non è erudizione, non solo sapienza e non solo competenza;

2. Silenzio, per una società della musica e non del rumore;

3. Solidarietà, come segno di fratellanza;

4. Solitudine, che non vuol dire “essere soli”;

5. Sollecitudine, una condizione per la Cura di Sé , dell'Altro e del Mondo; Cura e preoccupazione;

6. Simpateticità, come gesto ed emozione di amicizia per essere in sintonia con Sé stesso, con gli Altri e con il Mondo;

7. Sogno, che crede nell'utopia che è il “sale della vita”;

8. Sessualità, come le “953 finestre aperte Taj Mahal”, aperte per riprendersi il corpo, per dare “casa” alla passione;

9. Spiritualità, per non smettere di guardare il cielo e gli orizzonti dietro la collina, come nell'”infinito” leopardiano;

10. Salute, non come assenza di malattia, ma come capacità di dialogare e adattarsi alla malattia;

11. Salubrità, come Cura dell'aria, delle acque, dei venti, della terra;

12. Simbolicità, per dire che le cose hanno anche un valore altro, che sfugge alla loro materialità;

13. Sacralità, per rianimare il valore dei gesti, che ci aprono all'invisibile;

14. Socievolezza, ma non superficialità;

15. Sicurezza, ma non sorveglianza;

16. Serendipità, come “fortuna di fare felici scoperte per puro caso o trovare una cosa non cercata e imprevista mentre ne stavi cercando un'altra“ (Horace Walpole, 1754 - da Wikipedia);

17. Solarità, perché è bello dare sorrisi e ricevere sorrisi;

18. Sordità “selettiva” nel non ascoltare la grande “Giostra mass-mediatica”;

19. Speranza, che deve essere curata come un fiore colorato del giardino della vita;

20. Serenità, che non è frenesia, eccitazione, forse nemmeno lapilli di felicità , ma solo un dolce mare in cui navigare, lasciandosi cullare dalle onde in attesa di una nuova alba.

21. Sensibilità, non come “poulailler des émotions”, ma come forma del pensiero, come stile della Ragione, non mero “problem solving”, ma diverso spiracolo di conoscenza;

22. ... e altro ancora, come Sincronicità, Sequenzialità, che tiene aperte le “ali del tempo” contro una simultaneità, che le vuole racchiudere nell'istantaneo del presente e poi Stupore verso le cose del mondo, capace di sconfiggere il banale e permettere l'infinita Scoperta.

Non so dire quale sia tra questi “ingredienti”, come fossero “buone semenze”, prezioso e il più immediatamente utile, ognuno coltiverà i fiori che preferisce. Quello che veramente conta è il mescolamento dialogico di questi ingredienti, fiori e erbe aromatiche, che ora sembrano tutti preziosissimi semi per la cura del “Giardino della vita”, in cui far nascere una normalità nuova, che ci invita, accanto alle cose abituali della quotidianità, come già suggeriva nel 1917 nel suo “Testamento spirituale” Pavel Florenskij, ad osservare “più spesso le stelle”...

e... “Quando avrete un peso sull'animo, guardate le stelle o l'azzurro del cielo. Quando vi sentirete tristi, quando vi offenderanno, quando qualcosa non vi riuscirà, quando la tempesta si scatenerà nel vostro animo, uscite all'aria aperta e intrattenetevi da soli col cielo. Allora la vostra anima troverà la quiete".

Graziano Martignoni, Comano, 14.05.2020
Tratto dall'undicesima lettera al Parco San Rocco

Piccolo manifesto per una normalità nuova

Tornare alla normalità, ma a quale normalità? Come costruire insieme una normalità nuova, che sia anche buona, giusta e gentile?
Quali allora gli ingredienti di questa esperienza nuova di vita e di società, che sappia coniugare e rendere possibile la Bellezza, che è anche Bontà, come dice la parola greca Kalòs, nel momento che incontra la Giustizia, la Dignità di ogni uomo, per poi trovare un posto alla Felicità.
Sommario visibile

«[Con la scrittura] la mia idea è quella di andare a guardare dentro un'esperienza vissuta che cosa c'è da illustrare e portare alla luce per gli altri. Non è quello che accadrebbe se facessi, ad esempio, psicanalisi; quello sarebbe un percorso personale, troverei sollievo per me. Ciò che io riesco a fare con la scrittura, e solo con essa, è rendere universale un'esperienza altrimenti soltanto intima e individuale». 

Annie Ernaux, Fahrenheit - Speciale Salone del Libro di Torino, RAI Radio 3, 15.05.2020

«[Con la scrittura] la mia idea è quella di andare a guardare dentro un'esperienza vissuta che cosa c'è da illustrare e portare alla luce per gli altri. Non è quello che accadrebbe se facessi, ad esempio, psicanalisi; quello sarebbe un percorso personale, troverei sollievo per me. Ciò che io riesco a fare con la scrittura, e solo con essa, è rendere universale un'esperienza altrimenti soltanto intima e individuale». 

Annie Ernaux, Fahrenheit - Speciale Salone del Libro di Torino, RAI Radio 3, 15.05.2020

«[Con la scrittura] la mia idea è quella di andare a guardare dentro un'esperienza vissuta che cosa c'è da illustrare e portare alla luce per gli altri.

Sommario NON visibile

«Situation d'enseignement: en classe, l'image est toujours partielle et nous ne sommes soumis à nul autre regard. Ici l'écran de la classe virtuelle offre une sorte de panorama presque complet. Cette accumulation de fenêtres, de vues, de regards, de reflets me fait penser aux Ménines de Vélasquez. Dans Les mots et les choses, Michel Foucault analyse ce chef-d'oeuvre. Il y évoque "un réseau complexe d'incertitudes, d'échanges et d'esquives", un tableau dans lequel "le spectateur et le modèle inversent leur rôle à l'infini"».

Mara Goyet, "Voilà ce qui se passe dans ma web-salle de classe", L'OBS, 23.05.2020

«Situation d'enseignement: en classe, l'image est toujours partielle et nous ne sommes soumis à nul autre regard. Ici l'écran de la classe virtuelle offre une sorte de panorama presque complet. Cette accumulation de fenêtres, de vues, de regards, de reflets me fait penser aux Ménines de Vélasquez. Dans Les mots et les choses, Michel Foucault analyse ce chef-d'oeuvre. Il y évoque "un réseau complexe d'incertitudes, d'échanges et d'esquives", un tableau dans lequel "le spectateur et le modèle inversent leur rôle à l'infini"».

Mara Goyet, "Voilà ce qui se passe dans ma web-salle de classe", L'OBS, 23.05.2020

«Situation d'enseignement: en classe, l'image est toujours partielle et nous ne sommes soumis à nul autre regard. Ici l'écran de la classe virtuelle offre une sorte de panorama presque complet.

Sommario NON visibile

«Dopo il Covid-19 saremo fra coloro che hanno vissuto la condizione dei reduci. Cosa ci unirà ai nostri predecessori? Prima di tutto, la sensazione che sia accaduto qualcosa che andasse la nostra immaginazione. E per questo non siamo oggi in grado di immaginare l’avvenire né di avere un lucido ricordo del passato di appena qualche settimana fa. La catastrofe ha spezzato il tempo e ha sospeso il presente. Soprattutto sappiamo oggi che nell’esperienza del reduce di una fine del mondo, c’è un lutto, difficile da elaborare perché legato al senso di inadeguatezza che porta a provare una sensazione di colpa. La catastrofe porta con sé l’arbitrarietà della morte. Molti di noi si chiederanno: perché sono sopravvissuto e per quale motivo se ne sia andato un prossimo?». 

Wlodek Goldkorn, "Saremo chiamati reduci", L’Espresso, 29.3.2020

«Dopo il Covid-19 saremo fra coloro che hanno vissuto la condizione dei reduci. Cosa ci unirà ai nostri predecessori? Prima di tutto, la sensazione che sia accaduto qualcosa che andasse la nostra immaginazione. E per questo non siamo oggi in grado di immaginare l’avvenire né di avere un lucido ricordo del passato di appena qualche settimana fa. La catastrofe ha spezzato il tempo e ha sospeso il presente. Soprattutto sappiamo oggi che nell’esperienza del reduce di una fine del mondo, c’è un lutto, difficile da elaborare perché legato al senso di inadeguatezza che porta a provare una sensazione di colpa. La catastrofe porta con sé l’arbitrarietà della morte. Molti di noi si chiederanno: perché sono sopravvissuto e per quale motivo se ne sia andato un prossimo?». 

Wlodek Goldkorn, "Saremo chiamati reduci", L’Espresso, 29.3.2020

«Dopo il Covid-19 saremo fra coloro che hanno vissuto la condizione dei reduci. Cosa ci unirà ai nostri predecessori? Prima di tutto, la sensazione che sia accaduto qualcosa che andasse la nostra immaginazione. E per questo non siamo oggi in grado di immaginare l’avvenire né di avere un lucido ricordo del passato di appena qualche settimana fa. La catastrofe ha spezzato il tempo e ha sospeso il presente. Soprattutto sappiamo oggi che nell’esperienza del reduce di una fine del mondo, c’è un lutto, difficile da elaborare perché legato al senso di inadeguatezza che porta a provare una sensazione di colpa. La catastrofe porta con sé l’arbitrarietà della morte. Molti di noi si chiederanno: perché sono sopravvissuto e per quale motivo se ne sia andato un prossimo?».

Wlodek Goldkorn, "Saremo chiamati reduci", L’Espresso, 29.3.2020
Sommario NON visibile

«On nous enfon­cera dans le crâne, comme on intube les malades du coronavirus, des statistiques, des projections et des déficits. Ces chiffres investiront notre cerveau comme le virus les poumons du contaminé. Car les pires microbes sur terre ne sont pas ceux des épidémies, mais les chiffres. La vérole, ce sont les chiffres ; la peste, ce sont les statistiques ; le cancer, ce sont les courbes. Tout peut être traduit en chiffres, nous avait expliqué, triomphant, notre professeur de mathématiques au lycée, car lui les maîtrisait, alors que ses élèves, pas du tout. Dominer les autres par les chiffres, ce vice existe donc. La durée de votre vie, la longueur de votre bite, la masse de vos nichons, la tension de votre prostate, toute votre existence peut se résumer en chiffres. Sauf la pensée. On n’a pas encore réussi à convertir en chiffres nos émotions, nos rêves, nos désirs. Par conséquent, ils n’existent pas. Ce qui ne peut être transformé en chiffres n’a pas d’existence politique. On ne sait donc pas quantifier la valeur de notre existence, alors qu’on peut déterminer la valeur d’un bâtonnet pour réaliser le prélèvement dans notre narine qui détectera le coronavirus. Un Coton-Tige a plus de prix que notre vie, car on ne sait comment la chiffrer, alors qu’un Coton-Tige, si».

Riss, "Ignobles chiffres", Charlie Hebdo, 08.04.2020

«On nous enfon­cera dans le crâne, comme on intube les malades du coronavirus, des statistiques, des projections et des déficits. Ces chiffres investiront notre cerveau comme le virus les poumons du contaminé. Car les pires microbes sur terre ne sont pas ceux des épidémies, mais les chiffres. La vérole, ce sont les chiffres ; la peste, ce sont les statistiques ; le cancer, ce sont les courbes. Tout peut être traduit en chiffres, nous avait expliqué, triomphant, notre professeur de mathématiques au lycée, car lui les maîtrisait, alors que ses élèves, pas du tout. Dominer les autres par les chiffres, ce vice existe donc. La durée de votre vie, la longueur de votre bite, la masse de vos nichons, la tension de votre prostate, toute votre existence peut se résumer en chiffres. Sauf la pensée. On n’a pas encore réussi à convertir en chiffres nos émotions, nos rêves, nos désirs. Par conséquent, ils n’existent pas. Ce qui ne peut être transformé en chiffres n’a pas d’existence politique. On ne sait donc pas quantifier la valeur de notre existence, alors qu’on peut déterminer la valeur d’un bâtonnet pour réaliser le prélèvement dans notre narine qui détectera le coronavirus. Un Coton-Tige a plus de prix que notre vie, car on ne sait comment la chiffrer, alors qu’un Coton-Tige, si».

Riss, "Ignobles chiffres", Charlie Hebdo, 08.04.2020

«On nous enfon­cera dans le crâne, comme on intube les malades du coronavirus, des statistiques, des projections et des déficits. Ces chiffres investiront notre cerveau comme le virus les poumons du contaminé. Car les pires microbes sur terre ne sont pas ceux des épidémies, mais les chiffres. La vérole, ce sont les chiffres ; la peste, ce sont les statistiques ; le cancer, ce sont les courbes. Tout peut être traduit en chiffres, nous avait expliqué, triomphant, notre professeur de mathématiques au lycée, car lui les maîtrisait, alors que ses élèves, pas du tout. Dominer les autres par les chiffres, ce vice existe donc. La durée de votre vie, la longueur de votre bite, la masse de vos nichons, la tension de votre prostate, toute votre existence peut se résumer en chiffres. Sauf la pensée. On n’a pas encore réussi à convertir en chiffres nos émotions, nos rêves, nos désirs. Par conséquent, ils n’existent pas. Ce qui ne peut être transformé en chiffres n’a pas d’existence politique. On ne sait donc pas quantifier la valeur de notre existence, alors qu’on peut déterminer la valeur d’un bâtonnet pour réaliser le prélèvement dans notre narine qui détectera le coronavirus. Un Coton-Tige a plus de prix que notre vie, car on ne sait comment la chiffrer, alors qu’un Coton-Tige, si».

Riss, "Ignobles chiffres", Charlie Hebdo, 08.04.2020
Sommario NON visibile

«Stiamo vivendo una tripla crisi: quella biologica di una pandemia che minaccia indistintamente le nostre vite, quella economica nata dalle misure restrittive e quella di civiltà, con il brusco passaggio da una civiltà della mobilità all’obbligo dell’immobilità. Una policrisi che dovrebbe provocare una crisi del pensiero politico e del pensiero in sé. Forse una crisi esistenziale salutare. Abbiamo bisogno di un umanesimo rigenerato, che attinga alle sorgenti dell’etica: la solidarietà e la responsabilità, presenti in ogni società umana. Essenzialmente un umanesimo planetario».

Edgar Morin, “Per l’uomo è tempo di ritrovare sé stesso”, Avvenire, 15.04.2020

«Stiamo vivendo una tripla crisi: quella biologica di una pandemia che minaccia indistintamente le nostre vite, quella economica nata dalle misure restrittive e quella di civiltà, con il brusco passaggio da una civiltà della mobilità all’obbligo dell’immobilità. Una policrisi che dovrebbe provocare una crisi del pensiero politico e del pensiero in sé. Forse una crisi esistenziale salutare. Abbiamo bisogno di un umanesimo rigenerato, che attinga alle sorgenti dell’etica: la solidarietà e la responsabilità, presenti in ogni società umana. Essenzialmente un umanesimo planetario».

Edgar Morin, “Per l’uomo è tempo di ritrovare sé stesso”, Avvenire, 15.04.2020

«Stiamo vivendo una tripla crisi: quella biologica di una pandemia che minaccia indistintamente le nostre vite, quella economica nata dalle misure restrittive e quella di civiltà, con il brusco passaggio da una civiltà della mobilità all’obbligo dell’immobilità. Una policrisi che dovrebbe provocare una crisi del pensiero politico e del pensiero in sé. Forse una crisi esistenziale salutare. Abbiamo bisogno di un umanesimo rigenerato, che attinga alle sorgenti dell’etica: la solidarietà e la responsabilità, presenti in ogni società umana. Essenzialmente un umanesimo planetario».

Edgar Morin, “Per l’uomo è tempo di ritrovare sé stesso”, Avvenire, 15.04.2020
Sommario NON visibile

«Avec la crise sanitaire liée au Covid-19, les soignants s’efforcent de faire face à l’urgence, de traiter la maladie, mais ils ne peuvent plus prendre le temps des soins. […] La disparition du temps des soins donne un sentiment de déshumanisation des actes, de par l’exigence d’efficacité dans ce contexte de surcharge de l’activité et d’angoisse de contamination. Le temps d’échange avec les familles est réduit drastiquement puisqu’elles ne peuvent plus venir voir leur proche hospitalisé. Le temps de communication, de contacts et de soins corporels aux patients, se dérobe du fait de la charge de travail et de la gravité des cas. En outre, le caractère homogène de la pathologie Covid-19, rendant les patients semblables et la prise en charge technique répétitive, empêche l’individualisation des soins en fonction du terrain».

"Coronavirus : «Les réanimateurs souffrent de la disparition du temps de soin»", Le Monde, 29.04.2020

«Avec la crise sanitaire liée au Covid-19, les soignants s’efforcent de faire face à l’urgence, de traiter la maladie, mais ils ne peuvent plus prendre le temps des soins. […] La disparition du temps des soins donne un sentiment de déshumanisation des actes, de par l’exigence d’efficacité dans ce contexte de surcharge de l’activité et d’angoisse de contamination. Le temps d’échange avec les familles est réduit drastiquement puisqu’elles ne peuvent plus venir voir leur proche hospitalisé. Le temps de communication, de contacts et de soins corporels aux patients, se dérobe du fait de la charge de travail et de la gravité des cas. En outre, le caractère homogène de la pathologie Covid-19, rendant les patients semblables et la prise en charge technique répétitive, empêche l’individualisation des soins en fonction du terrain».

"Coronavirus : «Les réanimateurs souffrent de la disparition du temps de soin»", Le Monde, 29.04.2020

«Avec la crise sanitaire liée au Covid-19, les soignants s’efforcent de faire face à l’urgence, de traiter la maladie, mais ils ne peuvent plus prendre le temps des soins. […] La disparition du temps des soins donne un sentiment de déshumanisation des actes, de par l’exigence d’efficacité dans ce contexte de surcharge de l’activité et d’angoisse de contamination. Le temps d’échange avec les familles est réduit drastiquement puisqu’elles ne peuvent plus venir voir leur proche hospitalisé. Le temps de communication, de contacts et de soins corporels aux patients, se dérobe du fait de la charge de travail et de la gravité des cas. En outre, le caractère homogène de la pathologie Covid-19, rendant les patients semblables et la prise en charge technique répétitive, empêche l’individualisation des soins en fonction du terrain».

"Coronavirus : «Les réanimateurs souffrent de la disparition du temps de soin»", Le Monde, 29.04.2020
Sommario NON visibile

«Non si tratta di eliminare l’incertezza, perché occorre sempre privilegiare il dubbio rispetto alla creazione artificiale del vero. Purtroppo non esistono garanzie per affrontare l’avvenire: in presenza di una pandemia valgono soltanto le conoscenze, i ragionamenti, i valori discussi e le decisioni conseguenti. E, come unica bussola, una coscienza inquieta e non fatalista della nostra comune fragilità». 

Bertrand Kiefer, "Coronavirus, responsabilité et fragilité", Revue Médicale Suisse, 2020, n. 685

«Non si tratta di eliminare l’incertezza, perché occorre sempre privilegiare il dubbio rispetto alla creazione artificiale del vero. Purtroppo non esistono garanzie per affrontare l’avvenire: in presenza di una pandemia valgono soltanto le conoscenze, i ragionamenti, i valori discussi e le decisioni conseguenti. E, come unica bussola, una coscienza inquieta e non fatalista della nostra comune fragilità». 

Bertrand Kiefer, "Coronavirus, responsabilité et fragilité", Revue Médicale Suisse, 2020, n. 685

«Non si tratta di eliminare l’incertezza, perché occorre sempre privilegiare il dubbio rispetto alla creazione artificiale del vero. Purtroppo non esistono garanzie per affrontare l’avvenire: in presenza di una pandemia valgono soltanto le conoscenze, i ragionamenti, i valori discussi e le decisioni conseguenti. E, come unica bussola, una coscienza inquieta e non fatalista della nostra comune fragilità».

Bertrand Kiefer, "Coronavirus, responsabilité et fragilité", Revue Médicale Suisse, 2020, n. 685
Sommario NON visibile

«L’etica deriva dalla capacità di immaginare il dolore degli altri».

Dacia Maraini in T. Numerico, "Approvami. E rendimi un corpo pensante", Il Manifesto, 28.03.2020

«L’etica deriva dalla capacità di immaginare il dolore degli altri».

Dacia Maraini in T. Numerico, "Approvami. E rendimi un corpo pensante", Il Manifesto, 28.03.2020

«L’etica deriva dalla capacità di immaginare il dolore degli altri»

Dacia Maraini in T. Numerico, "Approvami. E rendimi un corpo pensante", Il Manifesto, 28.03.2020
Sommario NON visibile

Il concetto e la pratica del “triage”

Il triage è nato con la medicina di catastrofe e in tempo di guerra con lo scopo di trovare una soluzione quando le risorse sono molto inferiori ai bisogni. Ovvero quando il numero di “feriti” è superiore alle possibilità di curarli tutti. Le direttive etiche durante una catastrofe, naturale o bellica, prevedono che venga curato prima chi rischia la vita ma può salvarsi. Chi non è in pericolo di morte non viene curato con la stessa qualità di quanto si farebbe in tempi di pace. E chi non ha possibilità di sopravvivenza non viene curato in modo attivo, ma lo si libera almeno dal dolore. In tempi “normali” la possibilità del paziente di uscire dall’ospedale è uno dei parametri che si usano per decidere se metterlo a beneficio di terapie intensive e sovente dolorose. Si tratta di decisioni difficili e complesse che vanno prese tramite criteri biografici, clinici e di laboratorio (l’età ma non solo: anche le malattie pregresse o attuali, la frequenza cardiaca, la quantità d’ossigeno nel sangue, lo stato di coscienza, eccetera) per capire quali sono le possibilità di sopravvivenza del paziente. Inoltre e soprattutto si seguono i quattro principi della bioetica. In un contesto “normale” il primo principio è quello dell’autonomia: si comincia col capire se il paziente desidera o no una terapia intensiva. E qui entrano in gioco le direttive anticipate. Ci sono anziani che decidono, dopo aver sentito il parere e le spiegazioni del loro medico, che in cure intensive le sofferenze per loro sarebbero maggiori dell’eventuale beneficio ottenuto a corto termine. Il secondo principio è quello della benevolenza. Le cure cioè devono fare il bene del paziente. Il terzo è quello del non nuocere. Ovvero non fare del male accanendosi inutilmente o proseguendo con terapie superflue quando la prognosi è ormai irreversibile. In tempi di pandemia o di catastrofe subentra il quarto principio: quello della giustizia distributiva: la valutazione dei rischi rispetto ai benefici deve tener conto non soltanto del soggetto, ma anche della collettività. Durante questo ultimo mese di pandemia, per non arrivare a scelte troppo tragicamente complesse ecco che si sono moltiplicati i letti di cure intense totalmente attrezzati, aumentati e allungati i turni dei curanti: il tutto ha finora permesso di poter offrire un letto in ospedale rispettivamente in cure intense a tutti i pazienti che ne necessitavano ed esaudivano i criteri di ammissione.

Roberto Malacrida

Il concetto e la pratica del “triage”

Il triage è nato con la medicina di catastrofe e in tempo di guerra con lo scopo di trovare una soluzione quando le risorse sono molto inferiori ai bisogni. Ovvero quando il numero di “feriti” è superiore alle possibilità di curarli tutti. Le direttive etiche durante una catastrofe, naturale o bellica, prevedono che venga curato prima chi rischia la vita ma può salvarsi. Chi non è in pericolo di morte non viene curato con la stessa qualità di quanto si farebbe in tempi di pace. E chi non ha possibilità di sopravvivenza non viene curato in modo attivo, ma lo si libera almeno dal dolore. In tempi “normali” la possibilità del paziente di uscire dall’ospedale è uno dei parametri che si usano per decidere se metterlo a beneficio di terapie intensive e sovente dolorose. Si tratta di decisioni difficili e complesse che vanno prese tramite criteri biografici, clinici e di laboratorio (l’età ma non solo: anche le malattie pregresse o attuali, la frequenza cardiaca, la quantità d’ossigeno nel sangue, lo stato di coscienza, eccetera) per capire quali sono le possibilità di sopravvivenza del paziente. Inoltre e soprattutto si seguono i quattro principi della bioetica. In un contesto “normale” il primo principio è quello dell’autonomia: si comincia col capire se il paziente desidera o no una terapia intensiva. E qui entrano in gioco le direttive anticipate. Ci sono anziani che decidono, dopo aver sentito il parere e le spiegazioni del loro medico, che in cure intensive le sofferenze per loro sarebbero maggiori dell’eventuale beneficio ottenuto a corto termine. Il secondo principio è quello della benevolenza. Le cure cioè devono fare il bene del paziente. Il terzo è quello del non nuocere. Ovvero non fare del male accanendosi inutilmente o proseguendo con terapie superflue quando la prognosi è ormai irreversibile. In tempi di pandemia o di catastrofe subentra il quarto principio: quello della giustizia distributiva: la valutazione dei rischi rispetto ai benefici deve tener conto non soltanto del soggetto, ma anche della collettività. Durante questo ultimo mese di pandemia, per non arrivare a scelte troppo tragicamente complesse ecco che si sono moltiplicati i letti di cure intense totalmente attrezzati, aumentati e allungati i turni dei curanti: il tutto ha finora permesso di poter offrire un letto in ospedale rispettivamente in cure intense a tutti i pazienti che ne necessitavano ed esaudivano i criteri di ammissione.

Roberto Malacrida

Il concetto e la pratica del "triage"

Il triage è nato con la medicina di catastrofe e in tempo di guerra con lo scopo di trovare una soluzione quando le risorse sono molto inferiori ai bisogni. Ovvero quando il numero di “feriti” è superiore alle possibilità di curarli tutti. Le direttive etiche durante una catastrofe, naturale o bellica, prevedono che venga curato prima chi rischia la vita ma può salvarsi. Chi non è in pericolo di morte non viene curato con la stessa qualità di quanto si farebbe in tempi di pace. E chi non ha possibilità di sopravvivenza non viene curato in modo attivo, ma lo si libera almeno dal dolore. In tempi “normali” la possibilità del paziente di uscire dall’ospedale è uno dei parametri che si usano per decidere se metterlo a beneficio di terapie intensive e sovente dolorose.
Sommario visibile

«Come spieghi ad una persona con ritardo mentale e uno spettro autistico che la passeggiata che fa sempre alla mattina non la farà? E come spieghi alla ragazza in carrozzella e che non parla che oggi la doccia le verrà fatta con la mascherina, perché nell’altra stanza un altro utente ha la febbre? [...] È un popolo silente e nascosto, oggi più che mai. E il personale educativo è un esercito di persone che di punto in bianco si trovano ad affrontare una cosa più grande di loro, certo come tutti, ma a dispetto dei loro colleghi infermieri negli ospedali, senza nessuna preparazione alla gestione di un’emergenza sanitaria. [...] Curanti dell’ombra, di quella parte di società a cui, malgrado anni di lotta per l’inclusione sociale, il mondo “normodotato” fatica ad approcciarsi perché toccato nel profondo, nei sentimenti della colpa e della compassione. Curanti dell’ombra, non alla luce del sole, dei riflettori o dei neon di corsia e dei supermercati. Ma senza ombra non ci sarà più nessuna luce».

Gherardo Caccia, "I curanti dell'ombra", GAS, 24.03.2020

«Come spieghi ad una persona con ritardo mentale e uno spettro autistico che la passeggiata che fa sempre alla mattina non la farà? E come spieghi alla ragazza in carrozzella e che non parla che oggi la doccia le verrà fatta con la mascherina, perché nell’altra stanza un altro utente ha la febbre? [...] È un popolo silente e nascosto, oggi più che mai. E il personale educativo è un esercito di persone che di punto in bianco si trovano ad affrontare una cosa più grande di loro, certo come tutti, ma a dispetto dei loro colleghi infermieri negli ospedali, senza nessuna preparazione alla gestione di un’emergenza sanitaria. [...] Curanti dell’ombra, di quella parte di società a cui, malgrado anni di lotta per l’inclusione sociale, il mondo “normodotato” fatica ad approcciarsi perché toccato nel profondo, nei sentimenti della colpa e della compassione. Curanti dell’ombra, non alla luce del sole, dei riflettori o dei neon di corsia e dei supermercati. Ma senza ombra non ci sarà più nessuna luce».

Gherardo Caccia, "I curanti dell'ombra", GAS, 24.03.2020

«Come spieghi ad una persona con ritardo mentale e uno spettro autistico che la passeggiata che fa sempre alla mattina non la farà? E come spieghi alla ragazza in carrozzella e che non parla che oggi la doccia le verrà fatta con la mascherina, perché nell’altra stanza un altro utente ha la febbre? [...] È un popolo silente e nascosto, oggi più che mai. E il personale educativo è un esercito di persone che di punto in bianco si trovano ad affrontare una cosa più grande di loro, certo come tutti, ma a dispetto dei loro colleghi infermieri negli ospedali, senza nessuna preparazione alla gestione di un’emergenza sanitaria. [...] Curanti dell’ombra, di quella parte di società a cui, malgrado anni di lotta per l’inclusione sociale, il mondo “normodotato” fatica ad approcciarsi perché toccato nel profondo, nei sentimenti della colpa e della compassione. Curanti dell’ombra, non alla luce del sole, dei riflettori o dei neon di corsia e dei supermercati. Ma senza ombra non ci sarà più nessuna luce».

Gherardo Caccia, "I curanti dell'ombra", GAS, 24.03.2020
Sommario NON visibile

«[...] A quella stretta
di un palmo col palmo di qualcuno
a quel semplice atto che ci è interdetto ora -
noi torneremo con una comprensione dilatata.
Saremo qui, più attenti credo. Più delicata
la nostra mano starà dentro il fare della vita.
Adesso lo sappiamo quanto è triste
stare lontani un metro».

Mariangela Gualtieri, "Nove Marzo Duemilaventi", Doppiozero, 09.03.2020

«[...] A quella stretta
di un palmo col palmo di qualcuno
a quel semplice atto che ci è interdetto ora -
noi torneremo con una comprensione dilatata.
Saremo qui, più attenti credo. Più delicata
la nostra mano starà dentro il fare della vita.
Adesso lo sappiamo quanto è triste
stare lontani un metro».

Mariangela Gualtieri, "Nove Marzo Duemilaventi", Doppiozero, 09.03.2020

«[...] A quella stretta
di un palmo col palmo di qualcuno
a quel semplice atto che ci è interdetto ora -
noi torneremo con una comprensione dilatata.
Saremo qui, più attenti credo. Più delicata
la nostra mano starà dentro il fare della vita.
Adesso lo sappiamo quanto è triste
stare lontani un metro».


Mariangela Gualtieri, "Nove Marzo Duemilaventi", Doppiozero, 09.03.2020
Sommario NON visibile

Etica e pandemia

Occorre sottolineare la priorità del valore della protezione della salute in generale, ma soprattutto della collettività, la più fragile a confronto delle preoccupazioni economiche nazionali, anche se le difficoltà economiche della post-pandemia avranno un impatto sulla salute delle classi più fragili della nostra società. La sfida etica è quella di saper ben bilanciare la difesa della salute individuale e collettiva con gli interessi dell’economia».

Roberto Malacrida

Etica e pandemia

Occorre sottolineare la priorità del valore della protezione della salute in generale, ma soprattutto della collettività, la più fragile a confronto delle preoccupazioni economiche nazionali, anche se le difficoltà economiche della post-pandemia avranno un impatto sulla salute delle classi più fragili della nostra società. La sfida etica è quella di saper ben bilanciare la difesa della salute individuale e collettiva con gli interessi dell’economia».

Roberto Malacrida

Etica e pandemia

«Occorre sottolineare la priorità del valore della protezione della salute in generale, ma soprattutto della collettività, la più fragile a confronto delle preoccupazioni economiche nazionali, anche se le difficoltà economiche della post-pandemia avranno un impatto sulla salute delle classi più fragili della nostra società.
Sommario visibile

Lo stato di paura, che in questi anni si è evidentemente diffuso nelle coscienze degli individui, si traduce in un vero e proprio bisogno di stati di panico collettivo, al quale l’epidemia offre ancora una volta il pretesto ideale.

Giorgio Agamben, Il Manifesto, 26.02.2020

Lo stato di paura, che in questi anni si è evidentemente diffuso nelle coscienze degli individui, si traduce in un vero e proprio bisogno di stati di panico collettivo, al quale l’epidemia offre ancora una volta il pretesto ideale.

Giorgio Agamben, Il Manifesto, 26.02.2020

Lo stato di paura, che in questi anni si è evidentemente diffuso nelle coscienze degli individui, si traduce in un vero e proprio bisogno di stati di panico collettivo, al quale l’epidemia offre ancora una volta il pretesto ideale.

Giorgio Agamben, Il Manifesto, 26.02.2020
Sommario NON visibile

Il linguaggio è la filosofia degli umanisti: perché il linguaggio porta alla filologia, cioè all’interpretazione: «nessuna cosa – scrive Cacciari –, mai, potrà essere conosciuta dall’uomo se non attraverso la potenza del linguaggio, dono divino. Qui sta davvero l’acquisizione filosofica fondamentale dell’umanesimo…». E con il linguaggio sta la libertà dell’uomo.

Nicola Gardini, Il Sole 24 Ore, 24.03.2019

Il linguaggio è la filosofia degli umanisti: perché il linguaggio porta alla filologia, cioè all’interpretazione: «nessuna cosa – scrive Cacciari –, mai, potrà essere conosciuta dall’uomo se non attraverso la potenza del linguaggio, dono divino. Qui sta davvero l’acquisizione filosofica fondamentale dell’umanesimo…». E con il linguaggio sta la libertà dell’uomo.

Nicola Gardini, Il Sole 24 Ore, 24.03.2019

Il linguaggio è la filosofia degli umanisti: perché il linguaggio porta alla filologia, cioè all’interpretazione: «nessuna cosa – scrive Cacciari –, mai, potrà essere conosciuta dall’uomo se non attraverso la potenza del linguaggio, dono divino.

Nicola Gardini, Il Sole 24 Ore, 24.03.2019
Sommario NON visibile

«È nata una primula»: alcune parole attorno al libro di Ornella Manzocchi

       

“Venite da me  a curarmi a casa dove io sto, dove non stanno le nostre parole pubbliche"
Carlo Sini 

E` attraverso questo strano monito di Carlo Sini che bisogna, a mio modo di vedere, affronatre l`avvincente percorso, che il lavoro, fattosi scrittura, di Ornella Manzocchi ci offre. Superate le “alture” dei Saperi si assapora, vicino ai suoi pazienti, la brezza di una affettuosa “domiciliarietà”,  che si è fatta “casa”  per l` anima, una “casa” di ombre, ma anche di calda luce. Come  lasciar nascere una  “primula” - da “primus”  per la precocità fragile della sua fioritura-, appena le pesantezze dell`inverno teorico, racchiuso nell` ingombro delle nostre competenze , dei “saperi già saputi” , che  assediano le nostre menti, ci hanno lasciati liberi  di pensare e di sentire diversamente ? Essere operatori della cura ( dell`anima, del corpo ma anche del mondo), viaggiatori della “valle del fare anima”, come la chiama il poeta Keats, vuole dire infatti divenire capaci di navigare nell`ignoto , accettandone l`incertezza e l`incompiutezza, aperti a quell` Ereignis, che cambia nell`esistenza l`ordine delle cose  e del tempo rivelandone la forza del suo kairos. Alla “ macchina della Ragione “ si oppone qui un  sapere dell`ombra, che pulsa per divenire storia. E`in questa battaglia, non nuova  nelle terre dell`anima, che abita in tensione anche il lavoro di Ornella Manzocchi , aperto al pensiero del Sensibile …

Vi sono così tre buone ragioni per essere lieti della pubblicazione da parte della Fondazione Corbaro del lavoro di Ornella Manzocchi. La qualità del libro in primo luogo, ma anche la sua utilità nella formazione delle nuove generazioni di operatori della cura. A  questo si aggiunge la felice scelta della collana Corbaro, che abita lo stesso orizzonte del libro, quello delle  humanitas, e non da ultimo lieti per la rinascita del  sogno editoraile, che fui quello di Alice . La prima ragione è  bella e dice del valore di un libro, che naviga tra riflessione teorica e racconto di esperienze di cura vissute in prima persona, e che diviene exemplum per le nuove generazioni di operatori della cura e dell`aiuto di una pratica teorica e di una riflessione clinica costantemente bagnata nel “fiume dell`esperienza”.  Un “fiume”  in cui fare esperienza dell`esperienza stessa, liberi dai vicoli delle ideologie psicologiche e dalle mode interpretative, che sono sovente vere e proprie “gabbie” conoscitive e  operative  dell` esistenza dell`Altro e del suo mondo-della-vita. Un libro, questo di Ornella Manzocchi, centrato sull`esperienza, che è , come scrive Giacomo Marramao nel suo “Kairos. Apologia del tempo debito”,  Er-fahrung , viaggio , navigazione . 

«Il termine esperienza, scrive Giacomo Marramao” , va qui assunto nel suo significato di Er-fahrung, esperienza-viaggio, non in quello di Er-leben o Er-lebnis, esperienza-vita. L'esperienza è un er-fahren: equivale a intraprendere un viaggio. Per la stessa ragione è necessario riallacciarsi anche al termine greco em-peiría, di cui il termine latino ex-perientia è un fedelissimo calco: esso indica il movimento di un passare attraverso le strettoie del saggio, della prova. E - fatto assai poco considerato - discende dalla stessa radice di per-iculum». 

Un libro per essere capace di parlare all`anima e dell`anima deve essere infatti rischioso, disposto al viaggio con sulle spalle la sua “casa”. Un libro, direi persino avventuroso, per scuotere  le “catene“ di una psicologia e di una encefaloiatria, che come ricorda Michel Foucault , “mai potrà domare la follia”, che resta ospite inquieta e  indomabile della cultura  e come della nostra interiorità. “Catene” ideologiche da cui il libro “E` nata una primula”, cresciuto in un alveo  psicologico con aperture alla lezione fenomenologica,  prova a liberarci. Un libro che ha un titolo generativo nel tentativo di prendere paradossalmente  le distanze persino dal suo più blasonato sottotitolo.  Un libro, che ha il coraggio di sconfiggere nel gesto di cura il già saputo , ciò che sovente nutre velenosamente le competenze specifiche, per condividere con il proprio paziente  la dimensione della presenza , del so-stare nella cura, in quell` être-déja-là, être-là,  être-encore-là- dell` incontro. La seconda ragione sta nel vedere con questo libro rinnovarsi il progetto editoriale che fu,  a partire dal 1984, quello  dell`Assocazione Alice.  L `Associazione Alice, che si occupava tra gli  anni Sessanta e Ottanta attraverso le sue Antenne dei problemi di tossicodipendenza, diede infatto inizio ad un progetto editoriale, -le Edizioni Alice-, che accompagnarono i suoi 21 Seminari annuali di Vacallo- , nella consapevolezza che la relazione di aiuto e di cura non potesse evitare di porre alla società stessa e alle sue professioni delal  cura anche un problema di cultura. Tra le numerose iniziative  di quel progetto vi fu anche quello che ha visto nascere una collana bianca  - era il 1991- più orientatta al tema inter e trans-disciplinare della Cura. Una collana chiamata Corbaro, che segnò l`inizio di una collaborazione con la Fondazione Corbaro per le  medical humanities di Bellinzona. Dopo anni di silenzio nel settembre 2019, le edizioni Casagrande di Bellinzona accolgono con la stessa impostazione grafica di Bruno Monguzzi , la collana Corbaro nel proprio catalogo, garantendone la continuità organizzativa e culturale . Infatti  questo passaggio di testimone renderà possibile, proteggendone lo spazio editoriale, la continuazione di una riflessione critica sui dilemmi e gli intrighi delle humanitas nel campo della medicina, del lavoro sociale e psico-sociale, perché mai dobbiamo scordare le parole del Carmide di Platone ,

l'anima, o caro , si cura con certi incantesimi e questi incantesimi sono i discorsi belli"  (157a).

Il libro di Ornella Manzocchi appartiene infatti ai discorsi belli.

 

Graziano Martignoni

 

 

«È nata una primula»: alcune parole attorno al libro di Ornella Manzocchi

       

“Venite da me  a curarmi a casa dove io sto, dove non stanno le nostre parole pubbliche"
Carlo Sini 

E` attraverso questo strano monito di Carlo Sini che bisogna, a mio modo di vedere, affronatre l`avvincente percorso, che il lavoro, fattosi scrittura, di Ornella Manzocchi ci offre. Superate le “alture” dei Saperi si assapora, vicino ai suoi pazienti, la brezza di una affettuosa “domiciliarietà”,  che si è fatta “casa”  per l` anima, una “casa” di ombre, ma anche di calda luce. Come  lasciar nascere una  “primula” - da “primus”  per la precocità fragile della sua fioritura-, appena le pesantezze dell`inverno teorico, racchiuso nell` ingombro delle nostre competenze , dei “saperi già saputi” , che  assediano le nostre menti, ci hanno lasciati liberi  di pensare e di sentire diversamente ? Essere operatori della cura ( dell`anima, del corpo ma anche del mondo), viaggiatori della “valle del fare anima”, come la chiama il poeta Keats, vuole dire infatti divenire capaci di navigare nell`ignoto , accettandone l`incertezza e l`incompiutezza, aperti a quell` Ereignis, che cambia nell`esistenza l`ordine delle cose  e del tempo rivelandone la forza del suo kairos. Alla “ macchina della Ragione “ si oppone qui un  sapere dell`ombra, che pulsa per divenire storia. E`in questa battaglia, non nuova  nelle terre dell`anima, che abita in tensione anche il lavoro di Ornella Manzocchi , aperto al pensiero del Sensibile …

Vi sono così tre buone ragioni per essere lieti della pubblicazione da parte della Fondazione Corbaro del lavoro di Ornella Manzocchi. La qualità del libro in primo luogo, ma anche la sua utilità nella formazione delle nuove generazioni di operatori della cura. A  questo si aggiunge la felice scelta della collana Corbaro, che abita lo stesso orizzonte del libro, quello delle  humanitas, e non da ultimo lieti per la rinascita del  sogno editoraile, che fui quello di Alice . La prima ragione è  bella e dice del valore di un libro, che naviga tra riflessione teorica e racconto di esperienze di cura vissute in prima persona, e che diviene exemplum per le nuove generazioni di operatori della cura e dell`aiuto di una pratica teorica e di una riflessione clinica costantemente bagnata nel “fiume dell`esperienza”.  Un “fiume”  in cui fare esperienza dell`esperienza stessa, liberi dai vicoli delle ideologie psicologiche e dalle mode interpretative, che sono sovente vere e proprie “gabbie” conoscitive e  operative  dell` esistenza dell`Altro e del suo mondo-della-vita. Un libro, questo di Ornella Manzocchi, centrato sull`esperienza, che è , come scrive Giacomo Marramao nel suo “Kairos. Apologia del tempo debito”,  Er-fahrung , viaggio , navigazione . 

«Il termine esperienza, scrive Giacomo Marramao” , va qui assunto nel suo significato di Er-fahrung, esperienza-viaggio, non in quello di Er-leben o Er-lebnis, esperienza-vita. L'esperienza è un er-fahren: equivale a intraprendere un viaggio. Per la stessa ragione è necessario riallacciarsi anche al termine greco em-peiría, di cui il termine latino ex-perientia è un fedelissimo calco: esso indica il movimento di un passare attraverso le strettoie del saggio, della prova. E - fatto assai poco considerato - discende dalla stessa radice di per-iculum». 

Un libro per essere capace di parlare all`anima e dell`anima deve essere infatti rischioso, disposto al viaggio con sulle spalle la sua “casa”. Un libro, direi persino avventuroso, per scuotere  le “catene“ di una psicologia e di una encefaloiatria, che come ricorda Michel Foucault , “mai potrà domare la follia”, che resta ospite inquieta e  indomabile della cultura  e come della nostra interiorità. “Catene” ideologiche da cui il libro “E` nata una primula”, cresciuto in un alveo  psicologico con aperture alla lezione fenomenologica,  prova a liberarci. Un libro che ha un titolo generativo nel tentativo di prendere paradossalmente  le distanze persino dal suo più blasonato sottotitolo.  Un libro, che ha il coraggio di sconfiggere nel gesto di cura il già saputo , ciò che sovente nutre velenosamente le competenze specifiche, per condividere con il proprio paziente  la dimensione della presenza , del so-stare nella cura, in quell` être-déja-là, être-là,  être-encore-là- dell` incontro. La seconda ragione sta nel vedere con questo libro rinnovarsi il progetto editoriale che fu,  a partire dal 1984, quello  dell`Assocazione Alice.  L `Associazione Alice, che si occupava tra gli  anni Sessanta e Ottanta attraverso le sue Antenne dei problemi di tossicodipendenza, diede infatto inizio ad un progetto editoriale, -le Edizioni Alice-, che accompagnarono i suoi 21 Seminari annuali di Vacallo- , nella consapevolezza che la relazione di aiuto e di cura non potesse evitare di porre alla società stessa e alle sue professioni delal  cura anche un problema di cultura. Tra le numerose iniziative  di quel progetto vi fu anche quello che ha visto nascere una collana bianca  - era il 1991- più orientatta al tema inter e trans-disciplinare della Cura. Una collana chiamata Corbaro, che segnò l`inizio di una collaborazione con la Fondazione Corbaro per le  medical humanities di Bellinzona. Dopo anni di silenzio nel settembre 2019, le edizioni Casagrande di Bellinzona accolgono con la stessa impostazione grafica di Bruno Monguzzi , la collana Corbaro nel proprio catalogo, garantendone la continuità organizzativa e culturale . Infatti  questo passaggio di testimone renderà possibile, proteggendone lo spazio editoriale, la continuazione di una riflessione critica sui dilemmi e gli intrighi delle humanitas nel campo della medicina, del lavoro sociale e psico-sociale, perché mai dobbiamo scordare le parole del Carmide di Platone ,

l'anima, o caro , si cura con certi incantesimi e questi incantesimi sono i discorsi belli"  (157a).

Il libro di Ornella Manzocchi appartiene infatti ai discorsi belli.

 

Graziano Martignoni

 

 

«È nata una primula»: alcune parole attorno al libro di Ornella Manzocchi

“Venite da me a curarmi a casa dove io sto, dove non stanno le nostre parole pubbliche", Carlo Sini
E` attraverso questo strano monito di Carlo Sini che bisogna, a mio modo di vedere, affronatre l`avvincente percorso, che il lavoro, fattosi scrittura, di Ornella Manzocchi ci offre. Superate le “alture” dei Saperi si assapora, vicino ai suoi pazienti, la brezza di una affettuosa “domiciliarietà”, che si è fatta “casa” per l` anima, una “casa” di ombre, ma anche di calda luce.
Sommario visibile

La scienza sa vincere superstizioni, reticenze e avversità: che cos’è il progresso se non riparare e prendersi cura delle vite altrui?

(parafrasando Antonio Gnoli)

La scienza sa vincere superstizioni, reticenze e avversità: che cos’è il progresso se non riparare e prendersi cura delle vite altrui?

(parafrasando Antonio Gnoli)

La scienza sa vincere superstizioni, reticenze e avversità: che cos’è il progresso se non riparare e prendersi cura delle vite altrui?

(parafrasando Antonio Gnoli)
Sommario NON visibile

La Cultura e le Medical Humanities

Le Medical Humanities, proprio perché “centrate” sull’uomo in quanto umano, senza il condizionamento della natura e del divino, possono aiutare a definire le soglie che delimitano il “senso” e il “non senso” delle cure, correlato al rispetto dei desideri e delle volontà dei pazienti: centrale è la futilità terapeutica, soprattutto nei riguardi dei pazienti particolarmente precari da un punto di vista prognostico.
La presa a carico di queste situazioni complesse comporta una “presa di decisione etica” che accompagnerà i pazienti fino alla loro morte, protetti dai loro curanti senza interventi inutilmente aggressivi, se non il doveroso supporto contro dolore, sofferenze e paure oppure, se del caso, interverranno, con il loro consenso, a sospendere le terapie che hanno perso ogni possibilità di migliorare il decorso biologico.
Trent’anni or sono, a Bellinzona, praticammo nel quotidiano quel che noi pensavamo dovesse essere uno “stile Medical Humanities”: lo realizzammo attraverso un reparto di “cure intense aperte”, cioè aperto alle visite dei famigliari e delle persone care al paziente giorno e notte, sempre. Fu una delle prime esperienze europee e fu di grandissimo insegnamento per tutti i curanti, infermiere e medici: imparammo a comunicare le “cose difficili” riguardanti soprattutto diagnosi complesse e prognosi cattive, dovendo tener conto della estrema vulnerabilità del paziente e di chi gli stava attorno al letto, cercando di rispettarlo sempre nella sua dignità, modulando speranza e verità, compassione e professionalità, ma soprattutto fiducia reciproca. Ci sembrava importante cercare di capire e far capire l’”esilio” che la malattia produce nell’uomo, la sua ripercussione psichica, il dolore e la sofferenza che in ogni tipo di cura occorre eliminare, se l’ammalato lo desidera, senza necessariamente passare attraverso la metafisica.
Con gli anni, abbiamo individuato nelle Medical Humanities soprattutto un umanesimo clinico al letto del malato cha fa da sentinella del dolore, della sofferenza, della speranza e del senso dell’esistenza: ci siamo lasciati condurre dal principio della reciprocità e dall’”etica della resistenza” per poi trasformarsi in un’etica pubblica, direi di un’etica politica, che sappia accogliere il diverso e chi viene da lontano.
Questo sguardo Medical Humanities si fonda certo sulla bioetica, ma pure sulla narrazione della storia biografica oltre che biologica del paziente, mediante un percorso interprofessionale e transdisciplinare: il tentativo didattico è quello di intrecciare dinamicamente le teorie bioetiche con la grande letteratura sulla malattia o con i capolavori cinematografici, non da ultimo per approfondire il confronto fra la clinica e i progressi dell’intelligenza artificiale rispettivamente della robotica nella medicina, già da domani.
Anche la cultura si deve relazionare con le Medical Humanities, perché entrambi fanno capo a un sistema di valori che condiziona la salute e il benessere sia dell’individuo sia della comunità attraverso competenze culturali dinamiche. In realtà, appartengono alla Medicina non soltanto coloro cui attribuiamo una malattia, ma tutti i fragili che non sanno difendere la loro autonomia. Oggi la cultura delle humanities non è più un dato acquisito da trasmettere, ma un dato da ricercare: occorre un linguaggio di condivisione dove il quotidiano è narrato dalle persone stesse e non soltanto dai curanti, ma anche dagli epidemiologici, dagli antropologi, magari attraverso la fotografia e il documentario.

 

Roberto Malacrida

La Cultura e le Medical Humanities

Le Medical Humanities, proprio perché “centrate” sull’uomo in quanto umano, senza il condizionamento della natura e del divino, possono aiutare a definire le soglie che delimitano il “senso” e il “non senso” delle cure, correlato al rispetto dei desideri e delle volontà dei pazienti: centrale è la futilità terapeutica, soprattutto nei riguardi dei pazienti particolarmente precari da un punto di vista prognostico.
La presa a carico di queste situazioni complesse comporta una “presa di decisione etica” che accompagnerà i pazienti fino alla loro morte, protetti dai loro curanti senza interventi inutilmente aggressivi, se non il doveroso supporto contro dolore, sofferenze e paure oppure, se del caso, interverranno, con il loro consenso, a sospendere le terapie che hanno perso ogni possibilità di migliorare il decorso biologico.
Trent’anni or sono, a Bellinzona, praticammo nel quotidiano quel che noi pensavamo dovesse essere uno “stile Medical Humanities”: lo realizzammo attraverso un reparto di “cure intense aperte”, cioè aperto alle visite dei famigliari e delle persone care al paziente giorno e notte, sempre. Fu una delle prime esperienze europee e fu di grandissimo insegnamento per tutti i curanti, infermiere e medici: imparammo a comunicare le “cose difficili” riguardanti soprattutto diagnosi complesse e prognosi cattive, dovendo tener conto della estrema vulnerabilità del paziente e di chi gli stava attorno al letto, cercando di rispettarlo sempre nella sua dignità, modulando speranza e verità, compassione e professionalità, ma soprattutto fiducia reciproca. Ci sembrava importante cercare di capire e far capire l’”esilio” che la malattia produce nell’uomo, la sua ripercussione psichica, il dolore e la sofferenza che in ogni tipo di cura occorre eliminare, se l’ammalato lo desidera, senza necessariamente passare attraverso la metafisica.
Con gli anni, abbiamo individuato nelle Medical Humanities soprattutto un umanesimo clinico al letto del malato cha fa da sentinella del dolore, della sofferenza, della speranza e del senso dell’esistenza: ci siamo lasciati condurre dal principio della reciprocità e dall’”etica della resistenza” per poi trasformarsi in un’etica pubblica, direi di un’etica politica, che sappia accogliere il diverso e chi viene da lontano.
Questo sguardo Medical Humanities si fonda certo sulla bioetica, ma pure sulla narrazione della storia biografica oltre che biologica del paziente, mediante un percorso interprofessionale e transdisciplinare: il tentativo didattico è quello di intrecciare dinamicamente le teorie bioetiche con la grande letteratura sulla malattia o con i capolavori cinematografici, non da ultimo per approfondire il confronto fra la clinica e i progressi dell’intelligenza artificiale rispettivamente della robotica nella medicina, già da domani.
Anche la cultura si deve relazionare con le Medical Humanities, perché entrambi fanno capo a un sistema di valori che condiziona la salute e il benessere sia dell’individuo sia della comunità attraverso competenze culturali dinamiche. In realtà, appartengono alla Medicina non soltanto coloro cui attribuiamo una malattia, ma tutti i fragili che non sanno difendere la loro autonomia. Oggi la cultura delle humanities non è più un dato acquisito da trasmettere, ma un dato da ricercare: occorre un linguaggio di condivisione dove il quotidiano è narrato dalle persone stesse e non soltanto dai curanti, ma anche dagli epidemiologici, dagli antropologi, magari attraverso la fotografia e il documentario.

 

Roberto Malacrida

La Cultura e le Medical Humanities

Le Medical Humanities, proprio perché “centrate” sull’uomo in quanto umano, senza il condizionamento della natura e del divino, possono aiutare a definire le soglie che delimitano il “senso” e il “non senso” delle cure, correlato al rispetto dei desideri e delle volontà dei pazienti: centrale è la futilità terapeutica, soprattutto nei riguardi dei pazienti particolarmente precari da un punto di vista prognostico.
Sommario visibile

switcher